http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/03/28/pourquoi-la-baisse-des-prix-en-espagne-n-est-pas-une-bonne-nouvelle_4391274_4355770.html
Le masochisme eurolandais est en train de faire effet : un nouveau cas de contagieuse déflation.
La BCE agite ses grands bras, mais tout comme la BoJ, elle va rapidement réaliser sa totale impuissance et surtout son inefficacité par rapport à la dépense publique, décriée de toutes parts, pour ramener l'inflation dans les normes.
La situation grecque va s'exporter vers l'Espagne, puis ensuite vers les autres pays. Préparez-vous, notre génération va être sacrifiée sur l'autel de la stupidité économique...
PS : Post avant Baudrillart sur "l'économie de la déflation et autres non-sens" de Guido Hülsmann ![]()
Pour moi c'est la fin d'un modele économique rien de plus.
La dictature de la finance va bientôt prendre fin.
Investissez vos derniers deniers en or pauvres malheureux, la fin d'une ère approche.
Partagé entre la peur et l'euphorie, j'espère seulement que nous saurons nous montrer plus intelligents que nos vieux et nos ancêtres, et que nos enfants, d'ailleurs, encore plus. ![]()
"notre génération va être sacrifiée sur l'autel de la stupidité économique..."
Et moi qui pensais que c'était déjà le cas...
Pour rappel, il me semble qu'il y ai déjà eu auparavant une "génération perdue".
On sera donc pas les premiers, mais les plus nombreux, oui.
"Moins de demande, moins d'offre"
Encore un keynésien qui n'a absolument pas compris que la consommation et l'emploi repartent une fois les perspectives de croissance validées ( par une grande reconstitution de l'épargne des ménages qui se solvabilisent). Et non l'inverse.
La baisse des prix est au contraire une très bonne nouvelle,ne serait-ce déjà pour les plus démunis.
"La baisse des prix est au contraire une très bonne nouvelle,ne serait-ce déjà pour les plus démunis."
Oui mais il y a un risque pour que les entreprises les plus fragiles disparaissent également.
"Encore un keynésien qui n'a absolument pas compris que la consommation et l'emploi repartent une fois les perspectives de croissance validées ( par une grande reconstitution de l'épargne des ménages qui se solvabilisent). Et non l'inverse. "
Tu sais que la déflation est synonyme de stagnation/ baisse des salaires, vu que c'est le seul coût que l'on peut rogner? Comment veux-tu que les ménages reconstituent leur épargne avec des salaires stagnants ou en baisse?
Ou alors, on a des entreprises qui rognent leurs marges, pas un bon signe non plus. Mois d'investissement vu que les entreprises vont rechigner à recourir au crédit avec des taux d'intérêts réels trop élevés. Il rechigneront de toute façon puisque la demande est en baisse. Moins d'investissement, moins de revenu pour tout le monde, moins de consommation, baisse des prix, perte de marge/baisse des salaires, c'est un cycle infernal...
Oui mais il y a un risque pour que les entreprises les plus fragiles disparaissent également.
--> Seulement celles qui sont mal gérés. Ce qui serait logique et préférable. Comment diable peut-on sacrifier des entreprises bien gérés et qui sont de véritables relais de croissance pour des canard boiteux ???
Comment s'étonner dès lors que la reprise soit si morne si l'on détruit plus d'emploi par la relance que part l'assainissement de l'économie...
On ne détruit pas d'emplois pendant une relance : on en créé, à tout le moins on empêche que trop d'emplois sont détruits. Il faut vraiment être dingue pour penser le contraire!
La crise social était déjà très élevé en Espagne pourtant...
http://www.okeanews.fr/20131018-espagne-pauvrete-madrid#axzz2xHLIHIFi
Tu sais que la déflation est synonyme de stagnation/ baisse des salaires, vu que c'est le seul coût que l'on peut rogner? Comment veux-tu que les ménages reconstituent leur épargne avec des salaires stagnants ou en baisse?
--> Sauf qu'en déflation les salaires baissent moins vite que les prix.
Secondement il ne faut pas oublier que les ménages et les entreprise qui auront bien géré leur fonds ; et qui, au contraire des autres, n'auront donc pas été spéculateurs a court terme leurrés par les taux artificiellement bas; verront leur pouvoir d'achat grandement augmenté.
C'est d'ailleurs ce qui explique qu'en Irlande où l'on a choisit la dévaluation interne les gens arrivent mieux à joindre les deux bouts qu'en Islande ou il faut maintenant parfois deux job pour subvenir à ses besoins.
Bref ces politiques dites contra-cycliques ne font qu'accroître la dépendance au crédit et finalement récompensent les profiteur à court terme pendant que l'investisseur long terme se voit littéralement dépossédé des fruits de son travail...
"--> Sauf qu'en déflation les salaires baissent moins vite que les prix. "
Donc les marges sont rognées, on est d'accords?
"Secondement il ne faut pas oublier que les ménages et les entreprise qui auront bien géré leur fonds ; et qui, au contraire des autres, n'auront donc pas été spéculateurs a court terme leurrés par les taux artificiellement bas; verront leur pouvoir d'achat grandement augmenté. "
Ah bon? Parce que si il y a inflation des actifs à côté ou une inflation sur les biens d'importation, ce qui est le cas en Europe, je vois pas où le pouvoir d'achat des entreprises et des ménages augmente...
"Bref ces politiques dites contra-cycliques ne font qu'accroître la dépendance au crédit"
Au contraire, elles les réduisent. Équation des soldes sectoriels, tu connais la chanson maintenant...
Un très bon article sur le sujet :
http://www.les-investissements.fr/marches/bourse/Merveilleuse-deflation-article-1420.php
Je me suis arrêté à l' "apparition spontanée de la monnaie" ![]()
Ensuite : le multiplicateur bancaire n'existe pas.
L'économie, croissant dans nos sociétés quasi exclusivement à crédit, son obligées de se nourrir à l'inflation pour croître etc...
Ensuite, la valeur d'une monnaie fiat est garantie par la taxation, et pas par un consensus magique basé sur la confiance...
Dernièrement, le crédit est passif : la création de crédit bancaire est strictement inféodée à la demande solvable en crédits.
Ensuite : Baisse des prix = moins de marges / baisses de salaires = baisse de demande = La spirale quoi
http://frappermonnaie.files.wordpress.com/2013/07/multiplicateur-monecc81taire.png?w=500
La preuve ultime de la passivité du crédit en images
http://frappermonnaie.files.wordpress.com/2012/09/aq-japonais.png?w=500&h=154
Une autre.
http://neweconomicperspectives.org/wp-content/uploads/2012/03/wray12.png?w=300
Pour le ratio crédit privé et dette publique, pour savoir qui a plus intérêt à une économie inflationniste...
quasi exclusivement à crédit, son obligées de se nourrir à l'inflation pour croître etc...
--> L'inflation ne crée pas de croissance...
Ensuite, la valeur d'une monnaie fiat est garantie par la taxation, et pas par un consensus magique basé sur la confiance...
--> Non. C'est d'ailleurs la base de l'apparition de la monnaie, c'est un bien d'échange qui répond à des besoins. C'est bien caractéristique d'une apparition spontanée.
Dernièrement, le crédit est passif : la création de crédit bancaire est strictement inféodée à la demande solvable en crédits.
--> Non ce n'est pas la création qui est inféodée à la demande mais l'écoulement dudit crédit.
Ensuite : Baisse des prix = moins de marges / baisses de salaires = baisse de demande = La spirale quoi
--> A part dans un monde imaginaire ou tout le monde attendrait sa mort ou qu'un bien ne se vende plus pour l'acheter : NON
"--> L'inflation ne crée pas de croissance... "
Mais elle permet aux agents qui souscrivent à un crédit de dégager plus de profits de son investissement. Dans une économie qui croît, comme démontré supra, par crédit, c'est une caractéristique non négligeable de la croissance.
"--> Non. C'est d'ailleurs la base de l'apparition de la monnaie, c'est un bien d'échange qui répond à des besoins. C'est bien caractéristique d'une apparition spontanée. "
La monnaie a toujours été une créature de l'État. Depuis Babylone, la première civilisation. On a aucune trace de l'apparition spontanée d'une monnaie, ce sont des conjectures, et je m'en tiens au faits.
"--> Non ce n'est pas la création qui est inféodée à la demande mais l'écoulement dudit crédit. "
L'écoulement et la création du crédit c'est exactement la même chose. Une banque ne va pas créer 1000€ de crédits si personne ne les demande. Loans make deposits.
"--> A part dans un monde imaginaire ou tout le monde attendrait sa mort ou qu'un bien ne se vende plus pour l'acheter : NON"
Donc pour toi une moindre capacité d'investissement auto-financé par baisse des marges et une hausse des taux réels n'est pas un coup à la demande? Doublé bien sûr aujourd'hui d'une hausse des prix à l'importation? Ridicule. La déflation ne fonctionne en théorie que si TOUS les pays sont en déflation en même temps, sinon les coûts à l'importation viennent ruiner ton cycle soit-disant vertueux sur le papier...