La classification idéologique entre les progressistes et les réactionnaires n'a aucun sens dés lors qu'on s'attache au sens des mots sans les étriquer. Cette classification n'est rien d'autre qu'une manipulation sémantique du même type que l'entourloupe stalinienne des anti-fasciste. D'un côté, nous aurons le camp des progressistes, c'est a dire, le camps du progrès, et de l'autre, les réactionnaire, ou plus concrètement, le camps des régressistes. La programmation neurolinguistique devellope des concepts tel que la suggestion ( suspicieusement hérité du projet MK de la C.I.A ), cette dernière peut être définie comme un raisonnante qui s'attache inconsciemment a un mot sans être clairement nommé. La suggestion attaché au progressiste serait donc le progrès, le progrès étant par définition la progression ou l'évolution d'un point A a un point B, ce qui implique indubitablement un " mieux " : tel un sportif qui augmente ses compétences pour devenir champion, par l'entrainement, l'effort et la progression. Cette entourloupe suggère dés lors que le progrès serait le bien, et que face a lui, ce trouverais des réactionnaires qui empêcherait cette progression bénéfique.
Mais le progrès des uns n'est pas le progrès des autres. En réalité, tout le monde est pour le progrès, hors, le progrès ne va pas dans le même sens pour tous le monde. Il n'y a pas de progressiste et de réactionnaire, il n'y a que deux idéologies différente qui s'oppose. Dans ma conception, les pro-mariage pour tous sont des réactionnaires face a ce que je considère être un progrès, la filiation hétérosexuelle du mariage. Je ne vois pas au nom de quoi j'accepterais d'être taxé de réactionnaire, car cela impliquerait que le m'opposerais au progrès, ce qui n'est absolument pas le cas. Pour un auditoire apolitisé qui écouterait un débat entre un " progressiste " et un " réactionnaire ", une suggestion sémantique inconsciente aura tendance a les dirigés dans le camps du progrés. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut revenir au sens des mots et refusé d'être rangé dans ce genre de case, qui fait le jeux de l'idéologie dominante.
Peut être qu'une classification plus nuancée te conviendrait mieux?
Personnellement j'aime bien celle-là:
-Réactionnaires: souhaitent le retour à un ordre passé, réel ou idéalisé car l'ordre actuel leur déplaît profondément.
-Conservateurs: ont confiance en les vieilles méthodes éprouvées et dans le statu quo, se méfient de la nouveauté.
-Progressistes: pensent que la société est en mouvement et veulent des réformes plus ou moins rapide et plus ou moins prononcées. .
-Révolutionnaires: pensent que l'ordre actuel est profondément injuste et ne peut être réformé, il faut faire table rase du passé.
Ça a l'avantage de ne pas dire qu'un des états d'esprit est meilleur que les autres.
Toi, t'avais pas compris qu'être progressiste n'était pas forcément une qualité.
N'importe quoi, être réactionnaire n'est pas être régressiste.
Sinon on peut dire qu'être progressiste c'est être décadent.
Je préfère de loin les définitions plus objectives de Jedi.
Enfin être réactionnaire comprend une notion de retour. "Le retour des vraies valeurs" est souvent taxé de "régression" par les plus progressistes.
H3I_Bug Voir le profil de H3I_Bug
Posté le 26 février 2014 à 17:30:20 Avertir un administrateur
N'importe quoi, être réactionnaire n'est pas être régressiste.
Sinon on peut dire qu'être progressiste c'est être décadent.
Je préfère de loin les définitions plus objectives de Jedi.
Dans réactionnaire y a réaction, ce qui implique une notion d'annulation, de contraire. Donc un réactionnaire est forcément régressiste. Je tiens à préciser que je n'utilise pas le terme régressiste de façon péjorative, ici. Par contre, le terme décadent, lui, a forcément une connotation péjorative. ![]()
Oui, je suis d'accord, être réactionnaire c'est vouloir un retour à l'ordre établi, à des valeurs anciennes, mais ce n'est pas être regressiste dans le sens sous-entendu par l'auteur.
Après par exemple, l'écologie bien que de "gauche", prône aussi une forme de retour. Il s'agit d'une position réactionnaire, mais comme souvent, le réactionnaire idéalise une société obsolète, ou fictive.
H3I_Bug Voir le profil de H3I_Bug
Posté le 26 février 2014 à 17:43:49 Avertir un administrateur
Oui, je suis d'accord, être réactionnaire c'est vouloir un retour à l'ordre établi, à des valeurs anciennes, mais ce n'est pas être regressiste dans le sens sous-entendu par l'auteur.
Donc tu es d'accord que sans arrière-pensée, être réactionnaire c'est être régressiste. ( Pourquoi mon correcteur ortho me dit que régressiste n'existe pas ? )
Apachoid
Non, l'écologie prône la décroissance et non pas la réaction.
Awora
Je suis d'accord sur le fait qu'être réactionnaire c'est souhaiter un retour à d'anciennes valeurs, et donc une opposition à certaines idées nouvelles.
Mais je conteste le terme "regressiste" qui est trop ambigue.
Un réactionnaire, c'est plutôt un conservateur radical, tout comme un révolutionnaire est un progressiste radical.
Non.
Dans ce cas je veux bien que tu m'explique pourquoi.
Après, on peut aussi se poser la question du champ d'application du terme réactionnaire et de tout ce qui s'y rapporte. Est-ce que ça s'applique aux sujets de société, ou à tout, comme par exemple à l'économique ou à l'environnemental ? Dans ce cas, on pourrait dire que l'extrême-gauche est réactionnaire (plutôt conservatrice) sur le plan économique, vu qu'on se dirige vers une réforme de la couverture sociale. Ou que EELV est réactionnaire sur le plan de la consommation.
L'écologie ne prône pas la décroissance. Les décroissants prônent la décroissance.
Personnellement je limiterais l'emploi du terme réactionnaire au domaine sociétal et politique. Mais on peut très bien l'employer à présent pour désigner un retour en arrière, peu importe le domaine.
De mon point de vue l'écologie souhaite la décroissance ( pour moi EELV =/= écologistes ).
" Peut être qu'une classification plus nuancée te conviendrait mieux?Personnellement j'aime bien celle-là: -Réactionnaires: souhaitent le retour à un ordre passé, réel ou idéalisé car l'ordre actuel leur déplaît profondément.
-Conservateurs: ont confiance en les vieilles méthodes éprouvées et dans le statu quo, se méfient de la nouveauté.
-Progressistes: pensent que la société est en mouvement et veulent des réformes plus ou moins rapide et plus ou moins prononcées. .
-Révolutionnaires: pensent que l'ordre actuel est profondément injuste et ne peut être réformé, il faut faire table rase du passé. "
Je valide entièrement tes définitions, mais ce que je remet en cause n'est pas la définition, seulement l'emploie des mots choisie qui suggère autre chose que leurs définitions initiale, en laissant croire, par la sémantique, que le progrès c'est le bien, et que les réactionnaires sont le mal, puisqu'il s'oppose au progrès. Hors, comme je l'ais dis, l'un comme l'autre ne sont que des idéologies, mais les mot choisie pour les désigner sont trompeurs car il laisse entendre un mieux pour l'un, et une régression pour l’autre. C'est un peu comme si je laissais un opposant idéologique a ma propre idéologie, me désignais comme appartenant au mouvement du mal, alors que sont mouvement et celui du bien. Personne ne l'accepterais, par conséquent, je ne vois pas au nom de quoi je me laisserais taxer de réactionnaire, alors que je considère que l'idéologie que je defend est un progrès face a une réaction contre le modèle sociétale traditionnel. C'est juste un piège sémantique que je refuse, voire Zemmour admettre qu'il est réactionnaire m’énerve, par exemple, car il devrait refuser cette classification qui ne tend qu'a diaboliser sont courant idéologique auprès des population les moins politisé.
" Oui, je suis d'accord, être réactionnaire c'est vouloir un retour à l'ordre établi, à des valeurs anciennes, mais ce n'est pas être regressiste dans le sens sous-entendu par l'auteur. "
Tu ne ma pas bien lue, il ne s'agit pas ici de remettre en cause les définitions, mais les mot choisie pour les définir qui prête prête volontairement a la confusion. Deuxièmement, je ne dis pas que le réactionnaire et régressif, puisque j'appartient typiquement a ce courant. Ce que je dis est ceci : le mot progressisme implique la notion de progrès ( ce qu'il n'est pas du tout, mais le mot le laisse a penser ), le réactionnaire, qui ne s'entend que par opposition au progressiste, si on se cantonne au choix du mot, serait donc une barrière a la marche du progrès, donc régressif. Comprenais bien que je dénonce la suggestion qu'implique le choix de la sémantique seulement ( qui rappelle typiquement des technique de programmation neurolinguistique ), pas leurs définition. Et je refuse et incite a refuser d'accepter d'être taxer de réactionnaire, puisque du point de vue du " réactionnaire " le " progressiste " est lui même réactionnaire a la vision du progrès du soit disant " réactionnaire ". Depuis quand doit ton accepter d'être taxer, par le sous-entendu, de " mauvais " face " au bon ". C'est juste n'importe quoi...
Et si on n'adhère pas à l'idéologie bourgeoise du "progrès" et qu'on n'est pas non-plus réactionnaire ?
" Toi, t'avais pas compris qu'être progressiste n'était pas forcément une qualité. "
Et toi, tu ne sait pas lire, je dis exactement que le progressisme est mauvais...
Ah ok. J'avais mal compris la vision de l'auteur.
Oui, effectivement, le terme réactionnaire lorsque l'on l'entend pour la première fois est moins attirant que le terme progressiste. Mais je ne pense pas que les gens s'arrêtent à l'esthetique d'un mot pour choisir une idéologie.
" Et si on n'adhère pas à l'idéologie bourgeoise du "progrès" et qu'on n'est pas non-plus réactionnaire ? "
En suivant ma logique qui n'est rien d'autre que du bon sens, tu pourrais t'appeler en toute légitimité un " progressiste ", mais avec ta propre vision de ce qu'est le progrès. Puisque tous les tenants d'un courant de pensée quelconque considère que leurs mouvements et leurs vision un progrès. Je ne vois pas au nom de quoi on accepterais qu'une idéologie s’appelle le progrès, ça revient a donner a ses adversaires le rôle du camps du " Bien ".