Le 27 novembre 2013, le gouvernement a rédigé un projet de loi visant à lui donner le pouvoir de réformer le Code Civil et le Code du Commerce par Ordonnances. Cette procédure vise à contourner le processus législatif traditionnel pour une période fixe dans le cadre de la Constitution et du projet de loi.
Ce projet de loi a été adopté par le Parlement mais refusé par le Sénat hier -sauf erreur de ma part-, cependant le Parlement ayant le dernier mot, il y a fort à parier que ce projet finisse par passer quand même.
Dans une République où les institutions garantissent la stricte séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, les ordonnances doivent rester exceptionnelles. Toutefois il fut constater que depuis l'entrée dans le vingt et unième siècle leur nombre a grosso modo doublé par rapport aux quarante années effectives de la Ve République au vingtième siècle. Mieux encore, les délais fixés de dessaisissement du parlement dans les domaines de compétences attribuées aux ordonnances se sont progressivement rallongés.
L'ordonnance est un processus propre à un pouvoir exécutif fort, la France a connu cela sous des régimes tel que la Monarchie ou l'Empire. Serions-nous en train de faire un retour en arrière ? Tel Rome, la République française muterait-elle vers un Empire qui ne dit pas son nom ? Bien sûr, je caricature un peu, mais cela n'enlève pas ma stupéfaction de voir que les gouvernements successifs désormais se permettent de plus en plus de se passer de l'avis du peuple et des parlementaires.
Pour revenir au présent sujet, le Code Civil et le Code du Commerce aurait apparemment besoin d'être réformé en profondeur. Est-il vraiment nécessaire d'en passer par des ordonnances pour ça ? Devons-nous réellement faire confiance à un gouvernement qui, rappelons-le, est fortement critiqué dans les opinions de sondage ? J'ai comme un fort doute. Cela ressemble étrangement à un passage en force qui pourrait être préjudiciable pour nous, français.
J'ai utilisé plusieurs sources pour me renseigner, mais je n'en joint qu'une qui me semble particulièrement intéressante dans la mesure où elle fut écrite par une avocate sous anonymat.
http://www.upr.fr/actualite/france/closer-plutot-que-lesprit-des-lois