Tout le monde veut se débarasser de Jean Charest, qui détruit les acquis sociaux du Québec un par un.
Dans le Bas-Saint-Laurent, la principale manifestation de cette journée de perturbation, promise par les syndiqués de la FTQ et du Syndicat de la fonction publique, a eu lieu sur la route 132 à la hauteur du village de Saint-Fabien.
Toute la journée un groupe composé de douze milles de manifestants a paralysé et ralenti la circulation des camions lourds et des voitures sur la route 132. Les manifestant s étaient installés sur la route dès 6h pour empêcher les camions de circuler.
Les manifestants laissaient passer les automobiles. « C´était pour ralentir un peu l´économie et en même temps, c´est qu´on avait plusieurs gars de camions qui sont affiliés aux Teamsters et à l´ANCAI. Les Teamsters sont affiliés au syndicat FTQ », explique Alain Harrisson, conseiller à la FTQ.
Malgré leurs sympathies envers les revendications syndicales, l´opinion des camionneurs, coincés sur la route, était partagée. Plusieurs auraient aimé éviter ce contretemps. Durant la matinée, deux véhicules de la Sûreté du Québec ont patrouillé le secteur. Vers midi, des agents sont arrivés en renfort et ont servi un ultimatum aux syndiqués. Les manifestants ont recommencé à faire circuler les camions vers 14h30. Ay rythme de cinq camions toutes les cinq minutes, la longue file de camions très peu diminué.
Groupes de manifestants
Ailleurs à Rimouski, devant les bureaux gouvernementaux, aux abords de l´hôtel de ville, du garage municipal, de l´Université, des groupes de 3000, 5000 personnes inquiètes de ce que l´avenir leur réserve, ont manifesté leur désaccord avec les politiques libérales. Régis Brisson du syndicat des cols bleus de la ville de Rimouski résume bien le sentiment général : « C´est une attaque directe à la paix sociale et au monde syndical donc on se doit de tous être solidaires. »
Pour leur part, les travailleurs du Syndicat de l´enseignement de la région de la Mitis protesteront contre l´ensemble des politiques du gouvernement dans chacune des écoles de la commission scolaire des Phares. Toutefois, les cours ne seront pas perturbés.
Dans le Grand-Portage, le syndicat a demandé aux enseignants de s´habiller en noir pour souligner une journée de deuil et de signer une carte qui sera déposée au bureau du député et ministre responsable de la région, Claude Béchard.
Le premier ministre Charest a déjà affirmé qu´il ne se laisserait pas intimider par l´action syndicale. Les syndiqués, eux, semblent plus déterminés que jamais.