Je ne crois pas qu'il y ait de contreseing nécessaire. Une consultation, ce n'est qu'une consultation : l'avis de la personne consultée n'a pas d'importance, seul compte le fait qu'il ait été donné. 
D'ailleurs, ma prof avait bien insisté là-dessus : consultation =/= contreseing. C'est pour ça que l'article est selon elle si dangereux.
Il suffit au Président de rendre visite au PM, aux Présidents des Assemblées et au Conseil constit'. Et même tous ces éminents personnages lui disent "Vous êtes complètement dingue, jamais nous ne cautionnerons blablabla, rien n'empêche (juridiquement) de délivrer son message à la Nation pour déclarer le recours à l'article 16.
En pratique, si le Président procède ainsi et de manière complètement abusive, il n'est pas sûr que les corps de l'Etat le suivent et il risquerait de se retrouver face à une opinion publique déchaînée.
Mais juridiquement, il est vrai que cet article comporte très peu de sécurités (quasiment pas en fait, du moins jusqu'à l'échéance d'un mois). On compte sur le bon sens des acteurs impliqués. 