Pour répondre sur la dissolution de 1997 :
Une législature dure maximum cinq ans, et les dernières élections législatives avaient eut lieu en 1993 (où la droite avait obtenu d'ailleurs plus de 80% des sièges). Logiquement, sans dissolution, les prochaines élections législatives auraient dut avoir lieu en 1998, et Chirac n'a fait que les avancer d'un an, comme ça se fait beaucoup au Royaume-Uni par exemple.
Et comme il savait que dans un an il serait encore moins populaire, il a préféré tenté sa chance en 1997. D'autant plus qu'en la dissolvant la durée de la nouvelle législature correspondrait (à un mois près) à la durée avant la prochaine élection présidentielle. Et c'est mieux pour le président d'avoir la majorité la plus stable le plus longtemps possible, sachant que si en 2002 un candidat socialiste avait gagné la présidentielle il aurait été obligé de dissoudre.
Et dernière raison, c'est que la législature issue des élections de 1993 n'avait pas commencé sous Chirac et pendant deux ans ça avait été Balladur le premier ministre, et donc la majorité était moins fidèle à Chirac (d'autant plus que l'UDF pesait beaucoup trop dans la majorité). L'objectif étant d'avoir une majorité réellement présidentielle contrairement à la dernière qui servait juste pour la cohabitation.