et pour plus de précisions:
Alliot-Marie dénonce la présence des mercenaires biélorusses dans les FANCI ( L´Inter -- Samedi le 23 Avril, 2005)
-- JMK AHOUSSOU --
Décidément, les événements du samedi 06 novembre 2004, le “ samedi noir ” où la compagnie héliportée de la force française “ Licorne ” a bombardé les aéronefs des FANCI à Yamoussoukro après qu’un Sukhoi 25 ait bombardé un camp français à Bouaké, ne finiront pas d’empoisonner les relations franco-ivoiriennes. Mieux, ces événements ne finiront pas de hanter les différents responsables politiques et militaires de deux pays. Interrogée tout récemment par un député proche de son parti, l’UMP, sur le présence de mercenaires dans les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire ( FANCI), Mme Michèle Alliot-Marie “ MAM ”, la ministre française de la Défense, n’a rien fait d’autre que de dénoncer le principe de mercenariat adopté par les autorités politiques et militaires ivoiriennes, chargeant proprement au passage le camp présidentiel, non sans plaider implicitement pour le maintien de la force “ Licorne ” en Côte d’Ivoire. C’est le bimensuel panafricain “ La Lettre du Continent ”, dans sa dernière livraison n°469 du 21 avril 2005 qui livre cette information croustillante. “ Des ressortissants de certains pays de l’Europe de l’Est, comme la Biélorussie, ont assuré depuis 2002, diverses activités de soutien technique auprès des forces armées ivoiriennes. Ces prestations s’effectuaient dans le cadre de contrats d’achats de matériels de guerre ”, a-t-elle notamment dit pour enfoncer encore le clou dans cette affaire de la présence de mercenaires étrangers au sein des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire. Faisant un clin d’œil très politique à ses troupes déployées dans l’ancienne colonie française dans le cadre de la force d’interposition “ Licorne ”, Mme Alliot-Marie a dit : “ L’embargo sur les armes, imposé par les résolutions 1572 et 1584 du Conseil de Sécurité de l’ONU, a mis fin à ces pratiques. Dans le cadre de leur mandat, les forces françaises déployées en Côte d’Ivoire participent à la mise en œuvre de ces décisions et dissuadent le retour des Conseillers ”. Est-ce là un coup de pub pour permettre une prolongation, version onusienne, du mandat de la force “ Licorne ” au moment où des associations et mouvements de la mouvance présidentielle demandent ouvertement son départ ? Ou la ministre française fait une simple mise en garde pour dire que si la force “ Licorne ” s’en va de la Côte d’Ivoire, c’est le “ chaos éternel ”, selon l’expression bien tragique du Président sénégalais Abdoulaye Wade ?