Le mot non-interventionnisme employé sans plus de précision désigne le domaine militaire.
Dans une perspective libérale, comme avantages il y a notamment le fait qu'on évite des guerres ruineuses qui dispersent nos troupes aux quatre coins du globe sans objectifs bien définis. Cela réduit nos dépenses militaires et permet de diminuer les impôts, ce qui en plus de rendre notre pays plus attractif fiscalement favorise le pouvoir d’achat des consommateurs. De surcroît, nous focaliser sur des ennemis clairement identifiés empêche de sombrer dans la paranoïa, il n'y a plus la nécessité d'une surveillance généralisée à l'instar de celle instaurée aux États-Unis par le Patriot Act.
Dans une perspective anarcho-capitaliste : aucun avantage sur le long terme. Paradoxalement le non-interventionnisme est un interventionnisme, puisque quand bien même il préconise à l’État le principe de non-intervention, il ne traite pas du problème fondamental qui est l'existence de l’État. Or, "État" et "interventionnisme" sont indissociables. Qu'un État décide d'intervenir ou de ne pas intervenir, en soi cette seule décision est déjà une intervention pouvant nuire aux libertés individuelles. Par exemple, si vous vivez dans un pays appliquant un strict non-interventionnisme, en tant que citoyen vous ne pourrez pas partir défendre >>par la force<< des victimes en situation de légitime défense qui habitent un pays non-allié. Cette liberté vous sera légalement refusée, si malgré tout vous agissez vous devrez le faire clandestinement.