PRIMO-Europe souhaite rappeler qu’une procédure judiciaire est engagée à l’encontre de Yasser Arafat, Président de l’Autorité palestinienne, sur demande des familles des victimes françaises d’attentats commandités par le Fatah, organisation se réclamant de Yasser Arafat.
Dans le même temps, l’Elysée a choisi d’accueillir à Paris celui qui, vraisemblablement, est à l’origine du financement et de la demande d’exécution d’actes criminels contre des populations civiles, parmi lesquelles figuraient des Français.
Nous interpellons le Garde de Sceaux, le Ministre de l’Intérieur et le Premier ministre: la France va-t-elle une fois de plus se fourvoyer en se comportant comme elle l’a fait voici douze ans?
Elle avait alors accueilli Georges Habache, chef du FPLP, sous protection policière et de la neutralité de la Croix-Rouge, pour le laisser repartir libre trois jours plus tard, non sans l’avoir soustrait à la garde à vue du juge Bruguière !
Va-t-elle également renouveler l’épisode peu glorieux de l’exfiltration d’Abou Daoud, cerveau de l’assassinat de onze athlètes, lors des jeux olympiques de Münich de 1972 ?
La France va-t-elle encore pouvoir longtemps prétendre à cette attitude bicéphale qui consiste à se présenter comme le pays des Droits de l’Homme, mais qui les foule aux pieds en accueillant des criminels pour leur réserver un traitement de faveur ?
M. Arafat a choisi de venir se faire soigner en France: soit ! Qu’on applique la loi. La procédure en cours doit suffire à sa mise en examen.
Nous demandons solennellement que le gouvernement français prenne ses reponsabilités et les mesures indispensables, afin que la justice ne soit pas entravée par des dispositions d´exception indignes d´une nation démocratique et fidèle aux valeurs républicaines.