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François Mitterrand a approuvé plus de trente exécutions capitales de militants du FLN entre 1956 et 1957 pendant la guerre d’Algérie alors qu’il était garde des Sceaux dans le gouvernement de Guy Mollet, selon une enquête du ’’Point’’ .04-09-01 .
’’Sur les 45 dossiers d’exécutés lors de son passage Place Vendôme, François Mitterrand, ne donne que sept avis favorables à la grâce (six autres avis étant manquants)’’, souligne l’hebdomadaire dont les révélations sont fondées, selon lui sur la consultation, après dérogations, du ’’registre des grâces’’ -dans lequel sont écrits, à partir de 1950, les noms de l’ensemble des condamnés à mort- et de 141 dossiers de condamnés exécutés.
Lors de la consultation de ces documents inédits de la chancellerie obtenus auprès de la Direction des Archives de France, les journalistes du ’’Point’’ précisent avoir établi un décompte du nombre de combattants exécutés pendant la guerre d’Algérie pour arriver au chiffre de 222 militants du FLN exécutés entre 1956 et 1962.
’’Quelques feuillets, deux ou trois bristols griffonnés de mains illustres ont donc suffi à mener, le plus souvent au terme une parodie de justice, 222 hommes à la mort en cinq ans’’, écrit ’’Le Point’’.
Les premières exécutions correspondraient au passage de François Mitterrand, alors âgé de 39 ans, au ministère de la Justice entre le 2 février 1956 et le 21 mai 1957. Ainsi, avant de faire abolir la peine de mort en France en 1981, l’ancien président de la République aujourd’hui décédé se serait opposé aux recours en grâce de 32 militants du FLN condamnés à mort, selon ’’Le Point’’.
’’’Avis défavorable au recours’ ou encore ’Recours à rejeter’ : ces deux formules tracées à l’encre bleue ont la préférence de François Mitterrand quand, garde des Sceaux, il décide de donner un avis défavorable au recours en grâce des condamnés à mort du FLN dont les dossiers lui sont soumis’’, peut-on lire dans l’hebdomadaire.
Pour prouver ses dires, l’hebdomadaire publie un fac-similé d’une demande d’avis du garde des Sceaux sur le recours en grâce de Babouche Said ben Mohamed, un document où sont apposés les mots ’’avis défavorable au recours’’ avec la signature de François Mitterrand et la date du 8 juin 1956.
Onze jours plus tard, selon ’’Le Point’’, ’’les deux premières exécutions capitales de militants du FLN ont eu lieu à la prison de Barberousse, à Alger’’.
(Source : AP)