Ibios
Posté le 21 janvier 2012 à 12:54:42
"Mais qu'est ce qui nous dit que l'on va habiter sur d'autres planètes ? "
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Voilà, cette réponse illustre exactement ce que j'essayais de vous expliquer plus haut: L'islam semble tuer tout espoir, toute projection dans l'avenir, toute ambition et dépassement des horizon, et dispose donc d'un caractère assez résigné, assez fataliste...
J'ai essayé plus d'expliquer en quoi l'idée même qu'un jour, si l'homme quitte la Terre et va vivre sur d'autre monde, la pratique de l'islam va devenir de plus en plus compliquée et ambiguë. La réponse ne s'est pas faite attendre: Mais pourquoi voudriez vous qu'on aille vivre ailleurs que sur Terre?
On efface ainsi toute éventualité gênante, toute projection vers l'avenir et le progrès qui viendrait contredire les doctrines établies.
C'est malheureux pour le monde musulman, car c'est ce réflexe là qui est la cause première de son retour viscéral vers un passé révolu et encore trop idéalisé. Le perpétuel retour vers le VIIeme siecle. C'est ce genre de réflexe qui a fait justement que le monde musulman a pendant trop longtemps tourné le dos au progrès et a la modernité, parce qu'il se rendait compte que ces facteurs risquaient de bouleverser les sociétés en place et donc de les éloigner des conditions d'établissement des lois indépassables du VIIeme siecle (Puisque le VIIeme siecle est le siecle du dernier prophète, qui y aurait il a espérer attendre de l'avenir?)...
Mais ce réflexe est également celui qui a tué la créativité, l'imagination, la curiosité... Qui a figé l'Islam dans le passé. Aujourd'hui, on le voit, beaucoup de pays musulmans se tournent soit vers l'exportation de leurs matières premières, soit dans l'investissement et la finance mondiale, soit dans l'immobilier.
Mais ou sont les pôles de recherche? Ou sont les pôles de créations? D'innovation?
Les chinois, les indiens, les brésiliens et même les sud africains sont en plein lancement dans ces domaines...
Il est certain que si le gout de dépasser les frontières connues, de dépasser l'étendue des connaissance, le gout de remettre en question les certitudes et les acquis, de se projeter vers un avenir radicalement différents ne font pas parti des idéaux, alors oui, nous avons en effet affaire a un monde qui va peu, ou pas assez évoluer par rapport aux autres...