J'ai connu personnellement un gars qui faisait de la manutention la nuit pour 500€ par mois la nuit, en parallèle de ses études.
Ainsi qu'une bourse et des APL.
Tout ce qui ne partait pas dans le loyer partait dans la beuverie et la clope. Il taxait chez tout le monde, un à 2 repas par jour.
Donc la pauvreté existe, mais elle est sélective et évitable.
Un "on" qui m'a inclut à une époque
Mais il est clair que le budget sortie etc. est assez élevé et que ce n'est pas 5 centimes d'augmentation qui va amener les étudiants à la faillite.
Je fume un paquet de clope par jour, 5 euros, je serais mal placé pour me plaindre.
On devrait donner des aides aux fêtards et aux fumeurs alors. ![]()
Bah c'est déjà le cas (no redface)
Ouais, d'accord. Perso', j'ai connu une fille l'année dernière qui était abandonnée par ses parents ou je ne sais plus trop quoi, qui vivait en foyer avant la fac et venait de rentrer en L1 (en art...). Elle était dans ma résidence et apparemment (je suis jamais allé vérifier ses comptes non plus hein) elle en chiait vraiment et mangeait rarement, à tel point qu'on la surnommait "le vautour" (
) tellement elle louchait sur ton assiette. Bref, tout ça pour dire que je pense qu'il y a une certaine pauvreté qui existe vraiment dans le milieu étudiant. Après, par contre, je suis d'accord qu'il y a des aides et que quand t'es trop juste, faut faire ses comptes et bosser à coté si c'est vraiment nécessaire, car il ne faut pas oublier que ce sont les étudiants qui ne travaillent pas à coté de leurs études qui réussissent le mieux.
Après le RU, je ne suis pas sur que ce soit le top, car si tu prends le temps de t'acheter ta bouffe, tu dois y gagner. Par contre, y'a un coté pratique et social, je suis bien d'accord. Mais j'suis loin d'être fan. ![]()
Dans la mac la précarité je la vois chaque année. Et la réduire à de l'alcool ou des clopes, c'est se voiler la face
En même temps je veux pas être méchant, mais aller être pauvre et aller en "art", c'est comme bouffer une raclette alors qu'on a trop de choléstérol ![]()
En choisissant bien ce qu'on achète en magasin, on peut manger pour pas trop cher. Mais il faut aimer bouffer souvent la même chose.
boarf allond sdon si vous vouliez pas êtgre pauvre fallais juse pas être pauvre
"En choisissant bien ce qu'on achète en magasin, on peut manger pour pas trop cher. Mais il faut aimer bouffer souvent la même chose. "
Faut aussi avoir le temps de se faire la popote, ce qui n'est pas le cas de tout le monde non plus.
Ouais enfin ça va. Se préparer des salades composés l'été ou se faire cuire des pâtes et de la viande pour l'hiver le soir c'est pas non plus super long. Je l'ai fait et beaucoup le font.
D'autant plus que le temps qu'on perd le soir à se préparer à manger, on le gagne le lendemain en mangeant directement à la fac (étant donné que pour certaines facs, comme la mienne de cette année, le RU est à plusieurs minutes à pied).
Je sais très bien que les chez ne sont pas toujours doués pour tout, mais s'engager dans des études d'art, de lettres, de sciences sociales ou de musique quand on a peu d'argent, c'est une sorte de validation ad eternam de sa condition de départ. Je dis pas que "t'es pauvre = go HEC", mais qu'il faut pas se plaindre qu'avec une licence en art tu puisses pas faire des stages/internships de barjos, bien payés et joli sur le CV, ni faire un petit boulot stable et relativement lucratif à côté.
1ère ligne, "chez" = "gens"
<
Mais c'est normal, le prix des matières premières augmentent donc ça suit... Et encore, ils font des pertes.
Ah oui c'est normal. Y'a des types qui spéculent sur les matières premières et c'est à nous, étudiants fauchés, d'en subir les conséquences. Vive l'économie de marché et l'utopie libérale \o/
Quelle connerie...
"Ah oui c'est normal. Y'a des types qui spéculent sur les matières premières et c'est à nous"
La spéculation se fait aussi à la baisse ><
J'ajoute que c'est bizarre : les marchés montent, c'est la vilaine spéculation à la hausse. Goldman sachs spécule à la baisse (pas de procès plz, je veux dire a pris des assurances), c'est une horreur comment osez-vous. Faudrait savoir.
Galactico Voir le profil de Galactico
Posté le 1er juillet 2011 à 22:17:54 Avertir un administrateur
Ouais enfin ça va. Se préparer des salades composés l'été ou se faire cuire des pâtes et de la viande pour l'hiver le soir c'est pas non plus super long. Je l'ai fait et beaucoup le font.
D'autant plus que le temps qu'on perd le soir à se préparer à manger, on le gagne le lendemain en mangeant directement à la fac (étant donné que pour certaines facs, comme la mienne de cette année, le RU est à plusieurs minutes à pied).
Bah chez nous, c'est la salle commune qui est à cinq-dix minutes à pied puisque le RU refuse désormais les gens qui viennent faire chauffer leurs plats quand il ne s'agit pas de nourriture achetée sur place... Après, je présume que ca dépend de l'organisation des facs, mais ma remarque avait pour cadre les étudiants qui bossaient le soir et n'ont pas forcément le temps de se préparer à bouffer à ce moment là. J'aurais dû être plus précis.
Force-stunner Voir le profil de Force-stunner
Posté le 1er juillet 2011 à 22:20:56 Avertir un administrateur
Je sais très bien que les chez ne sont pas toujours doués pour tout, mais s'engager dans des études d'art, de lettres, de sciences sociales ou de musique quand on a peu d'argent, c'est une sorte de validation ad eternam de sa condition de départ. Je dis pas que "t'es pauvre = go HEC", mais qu'il faut pas se plaindre qu'avec une licence en art tu puisses pas faire des stages/internships de barjos, bien payés et joli sur le CV, ni faire un petit boulot stable et relativement lucratif à côté.
Dans toutes les filières que tu cites, tu as du boulot à la sortie si tu te bouges le derche. Quelque soit la filière, tu sors avec une licence mention passable, tu vas en chier. Après, c'est une question de boulot. Et d'orientation parce qu'il faut que ca corresponde à ce que tu cherches. Et de talent aussi, parce que forcément, si tu plafonnes niveau licence, bah tu sortiras jamais avec un doctorat, c'est sûr. Mais sérieusement, en étant bien renseigné et bien orienté, y a moyen de t'en sortir bien avec ces filières. Après, faut bosser et en vouloir, certes.
" Dans toutes les filières que tu cites, tu as du boulot à la sortie si tu te bouges le derche. Quelque soit la filière, tu sors avec une licence mention passable, tu vas en chier. Après, c'est une question de boulot. Et d'orientation parce qu'il faut que ca corresponde à ce que tu cherches. Et de talent aussi, parce que forcément, si tu plafonnes niveau licence, bah tu sortiras jamais avec un doctorat, c'est sûr. Mais sérieusement, en étant bien renseigné et bien orienté, y a moyen de t'en sortir bien avec ces filières. Après, faut bosser et en vouloir, certes."
J'me suis sans doute mal exprimé : je parlais pendant les études. J'veux dire (TODD YOU HEAR ME§), y'a pas photo entre un lettreux qui donne des cours et un étudiant en finance/éco/compta qui peut bosser dans une banque et faire des summer internships qui paient généralement pas mal (et qui font joli sur le CV). Après les études, évidemment y'a des débouchés.
Bah tout dépend de la cohérence. Les summer internships m'ont l'air plus répandus dans les métiers de la finance que dans les lettres, les sciences sociales et la musique (si je me trompe, je me trompe^^). Forcément, les entreprises chercheront des étudiants plutôt dans les filières concernées, donc proches de la finance. Après, si tu veux faire des piges annuelles en enseignement, les prépas concours enseignements sont appréciés par l'EdNat (et bien payés d'ailleurs. Pas une fortune, mais plus que le salaire médian français).
Pour étendre les sciences sociales aux sciences humaines vu qu'on nous mélange de plus en plus souvent et que je suis thésard en Histoire, franchement, y a des postes ultra spécifiques qui sont très recherchés, un peu partout en Europe, avec 3 ou 4 offres par semaine pour des céramologistes antiques par exemple, en temps partiel pour thésard, post doc ou même masterisant (et salaire sur les grilles CNRS puisque ce sont des postes de recherches) et ce en France, Belgique, Suisse, Italie, Espagne (les destinations habituelles) ou parfois plus insolites genre la Pologne y a un mois ou deux. Ou l'université de Genève qui recrute ses assistants de cours (donc des thésards...) à 50 000 francs suisses par an (41.000 euros/an grosso modo, le salaire moyen d'un étudiant sorti de l'EM Lyon quoi, sauf que là, c'est un temps partiel et tu n'es pas encore diplômé
)pour sa faculté de théologie (et en tant qu'historien, j'aurais aimé postuler, mais cette année, fallait maîtriser le grec antique).