A vrai dire, chaque système a du bon et du mauvais.
Le système majoritaire favorise clairement le bipartisme. Mais d'un côté, cela permet une prise de décision et une mise en oeuvre des politiques publiques plus efficaces vu qu'il n'y a pas d'alliances politiques avec d'autres formations politiques (Quoique dans le système semi-présidentiel français, c'est pas toujours gagné en cas de cohabitation). Sinon, d'un autre côté, ce système empêche le développement des autres partis qui sont clairement marginalisés et qui ont du mal à placer des élus à cause des circonscriptions uninominales.
De l'autre côté le système proportionnel, qui peut paraitre comme plus équitable. Là se pose clairement la mise en place des circonscriptions: plusieurs circonscriptions ou une circonscription nationale ? Sachant que la mise en place de celles-ci n'est jamais neutre et dépend des intérêts du parti qui les met en place.
Il est clair que les partis vont devoir s'allier entre eux pour obtenir la majorité, ce qui est parfois source d'un joyeux bordel comme en Italie ou en Belgique. On pourrait également se poser la question de l'anonymat du vote parlementaire (Je ne sais pas ce qu'il en est en France): Un vote non-anonyme force clairement les partis à tenir leurs engagements de coalition.
Bon après, reste à voir si un tel système ne remettrait pas en question le système semi-présidentiel. A quoi bon avoir encore un président et un premier ministre aux pouvoirs forts dans un tel système ?
(Bon excusez-moi si ça vous parait con, j'ai pas l'habitude de venir par ici
)