Amical : OM 1-4 Montpellier
Pour sa première sortie de l´ère Perrin, l´OM n´a séduit que jusqu´à la pause. Après le repos, la greffe de 6 jeunes n´a pas pris et l´équipe a alors encaissé rapidement trois buts. Lourdement défaits, les Olympiens doivent montrer autre chose samedi contre Lyon, champion en titre.
Si les Montpelliérains ont été en retard pour le coup d´envoi, ils furent par contre bien présents en début de seconde mi-temps, marquants 3 fois et laissant l´OM sur le carreau. Même s´il a pu tirer quelques enseignements, Alain Perrin aura du mal à trouver beaucoup de motifs de satisfaction (les mouvements offensifs en première période principalement).
Sur le plan défensif d´abord, puis dans tous les secteurs ensuite, l´OM s´est révélé encore brouillon et ne peut que rougir après cette lourde défaite pour sa première sortie officielle.
Sans ses internationaux, ni Runje (préservé), Maurice (béquille), et Fernandao (pubis), l´OM se présentait au coup d´envoi dans la configuration qui devrait être celle de la saison : un 3-5-2 laissant beaucoup de liberté aux arrières latéraux Dos Santos et Perez.
Rapidement en évidence, Bakayoko s´activait sur le front de l´attaque, avec comme résultat un but logiquement refusé pour faute de main.
La défense marseillaise était la première à craquer. A la 16e minute, Rui Pataca surprenait l´alignement de Tuzzio, Ecker et Meïté, voyait son lob repoussé par Grégorini, mais se satisfaisait du penalty consécutif à la faute de Meïté sur Rouvière. D´un tir ajusté dans le petit filet, Silvestre transformait la sentence en ouverture du score.
Pas encore très coordonnée, l´arrière-garde se faisait à nouveau surprendre par Rui Pataca, sans que l´attaquant héraultais ne parvienne à concrétiser (19e, 20e et 23e).
6 jeunes dans le grand bain
La première balle d´égalisation arrivait dans les pieds de Sakho qui butait sur Riou. La deuxième était la bonne. A l´approche de la surface, Chapuis sentait bien le coup et décalait Bakayoko. Dans un angle fermé, l´Ivoirien frappait avec conviction à ras de terre et égalisait (27e).
Pour secouer la défense montpelliéraine, l´OM s´employait à jouer dans de petits périmètres aux abords des buts, en procédant par déviation. A l´inverse, les débordements ne foisonnaient pas.
Avec l´échange de poste entre Belmadi et Chapuis, ce dernier avait davantage l´occasion de se montrer, ce qu´il faisait plutôt bien jusqu´à la pause.
A la mi-temps, Alain Perrin changeait tout, ou presque. Seuls trois joueurs de l´équipe de départ étaient conservés. L´incorporation de six jeunes éléments ne s´est pas faite sans douleur. C´est le moins que l´on puisse dire, même si les circonstances sont évidemment atténuantes.
L´OM bis subissait et se retrouvait rapidement distancé. Doumeng (sans doute hors-jeu) donnait d´abord l´avantage à Montpellier (47e). Mezzague d´une frappe croisée en remettait une couche (59e), avant que Bamogo ne se serve du tibia d´Ecker pour alourdir le score (62e).
La dernière réalisation ne clôturait pas seulement la marque, elle mettait tout simplement un terme définitif à la partie, les deux équipes connaissant alors une logique baisse de régime.
Samedi, contre le champion en titre lyonnais, l´OM devra franchir un premier cap pour se donner ses premières certitudes.
Envoyé spécial à Albertville, Laurent Oreggia
OM 1-4 Montpellier (1-1)
Mardi 2 juillet 2002
Stade Olympique d´Albertville
2 500 spectateurs environ
Arbitre : M. Castro
Buts : Bakayoko (27e) pour l´OM ; Silvestre (16e, sp), Doumeng (47e), Mezzague (59e), et Ecker (csc, 62e) pour Montpellier
Avertissements : Aucun
OM (1ère mi-temps) : Grégorini- Meïté, Ecker, Tuzzio- Perez (cap), Delfim, Dos Santos - Belmadi, Chapuis- Sakho, Bakayoko
OM (2e mi-temps) : Grégorini- Perez (puis Meïté, 70e), Hemdani, Ecker (puis Perez, 70e)- Grégori, Skoro, Abardonado, Reina- Dahou (puis Delfim, 82e), Deschamps, Gafour