Source: léquipe.fr
Lundi après-midi, quelques heures après avoir fait examiner son genou droit par le professeur Jaeger, Robert Pires était formel . « Il ne m´a donné aucun espoir » de participer à la Coupe du monde [relire son interview]. Une poignée d´heures plus tard, le centre technique de Clairefontaine bruissait de rumeurs d´un possible « miracle », autour des « 10\% de chances » qu´aurait Pires d´être finalement rétabli en juin prochain. Une condition : que la rupture, un moment diagnostiquée, n´était en fait qu´une lésion partielle, une « grave entorse » selon les termes de Jean-Marcel Ferret.
« La lésion existait peut-être déjà »
Il évoque aujourd´hui « un petit espoir » et explique, à propos de ce mystérieux ligament croisé antérieur : « La lésion au genou droit existait peut-être déjà avant l´accident de samedi. Il ne faut pas se précipiter et opérer immédiatement. Il faut laisser faire la nature. Il y a un petit espoir de rétablissement. On connaît des footballeurs qui jouent avec les croisés touchés. »
Depuis lundi, une différence d´approche apparaît entre Jean-Marcel Ferret et le professeur strasbourgeois Jean-Henri Jaeger. Le premier préfère opérer à froid, en attendant plusieurs semaines, le second à chaud, quelques jours après la blessure, «le plus vite possible » avait-il dit après son estimation. « Si on opère tout de suite, on perd tout, commente aujourd´hui le Docteur Ferret. Ce n´est rien d´attendre deux ou trois semaines. En médecine, il y a des avis différents. Tel que j´ai vu le genou, je ne me précipiterais pas. De toute façon, au final, c´est Robert qui décidera. »
« Il y a un point à faire dans trois semaines, à l´issue duquel on décidera. Soit c´est l´intervention, soit il y aura de l´espoir et on élaborera un programme de reprise, a poursuivi le médecin. Dans tous les cas, l´attente ne peut pas aggraver la situation. Même s´il ne faut pas exagérer, il y a une petite chance, il faut la jouer ».
De son côté, le sélectionneur Roger Lemerre a préféré ne pas « s´accrocher au miracle. Je ne mets pas en doute l´analyse. Mais l´IRM n´est pas totalement négative. Peut-être qu´on aura une bonne surprise dans une dizaine de jours. L´espoir fait vivre, aussi infime soit-il », a-t-il conclu