Serait-ce le vide stellaire ?
Ou la plus profonde des cavernes ?
Souvenir de demain, prescience d´hier ?
Je ne le sais, et mon âme est en berne.
Longtemps j´ai dû arpenter,
Des chemins obscurs, insondés.
Combien de temps ? Je l´ai oublié,
Je sais juste que je les ai trouvés.
Mon regard fixé vers l´infini,
Je n´ose autour de moi le promener :
Je le sens bien, ils sont ici.
Et je ne dois pas regarder.
" Ils sont les liens du monde."
Ces mots en moi résonnent,
Tel le tonnerre qui gronde.
Que m´arrive-t-il ? Je frissonne.
Crinière d´écume, reflets de nuit,
De la hotte primordiale jaillissant ?
Ou ressemblant aux êtres de pluie,
Comme dans les récits de l´ancien temps ?
D´une image à l´autre mon esprit saute,
Comme je voudrais les contempler !
Mais il est des sphères trop hautes
Qu´aucun mortel ne doit percer.
Hélas mes efforts sont vains.
La tentation gagne mon âme
Et mes yeux quittent le lointain.
Ma vanité entraîne le drame.
En un éclair je les ai admirés
Et à toute vitesse ils s´en sont allés :
Les Dieux cette terre ont délaissé.
Par ma curiosité ce monde j´ai condamné