La mer qui meurt dans le port
Me rappelle la chanson
Que tu chantais hier encore,
Aux soupirs des bandonéons.
Je t´ai attendu des heures
A l´ombre des arcades,
En écoutant les clameurs
Du match de foot dans le vieux stade.
Je t´ai cherché dans les rues,
Dans les cafés.
Même tes amis n´ont pas su
Me renseigner.
Des voisins t´ont vu partir
Avec deux hommes
Qui t´ont poussés sans rien dire
Dans une Ford Falcon.
Disparue, tu as disparue.
Disparue, tu as disparue
Au coin de ta rue.
Je t´ai jamais revue.