Le CNOSF tranche jeudi
Aulas : «on veut nous faire chuter d´entrée». (L´Eq)
C´est ce jeudi à 14 heures qu´est fixée l´audience de conciliation sur le différend qui oppose l´Olympique Lyonnais à la Ligue de football professionnel (LFP) sur la date de la première journée de L1. Au siège du Comité national olympique sportif français (CNOSF) à Paris, les deux parties (Marino Faccioli pour l´OL, Me Patricia Moyersoen pour la LFP) échangeront leurs arguments devant le conciliateur nommé pour cette affaire, Me Philippe Missika. L´OL a saisi le CNOSF à la suite du refus de la commission d´appel de la Ligue de reporter le match Nantes-Lyon.
Les positions de chacun sont bien connues. D´un côté, les Lyonnais s´estiment lésés par l´absence de neuf internationaux ayant disputé au moins les quarts de finale de la Coupe du monde (Coupet, Abidal, Govou, Malouda, Wiltord, Juninho, Fred, Cris et Tiago). Ces joueurs qui bénéficient de trois semaines de vacances ne reprendront l´entraînement que samedi, quelques jours seulement avant le déplacement de Lyon à Nantes le 4 août. Dénonçant une volonté de «faire chuter d´entrée» son club, Jean-Michel Aulas tient toujours à différer la date de ce match.
Par la voix de son avocate, la LFP plaidera pour le statut quo. La Ligue mettra en avant le fait que selon les réglements, «seules des circonstances exceptionnelles» peuvent modifier un calendrier a priori «immuable». Or, selon la LFP, «la participation de joueurs à une Coupe du monde n´est pas un événement exceptionnel». Dans cette affaire, le président du FC Nantes, Rudi Roussillon, a pris le parti de la Ligue en estimant à propos de Lyon que «quand on engage des internationaux, on sait à quoi on s´expose». L´avis de concialiation devrait être connu jeudi dans la soirée.
AULAS EN TOLE 