Ligue 2: A dix minutes près...
Si les Cristoliens ont éprouvé d´inexplicables difficultés en déplacement, ce qui ne s´explique pas non plus, c´est leur étrange fébrilité dans les derniers instants de rencontres apparemment maîtrisées. Tout au long de ces 38 journées, les hommes de Guy David ont ainsi laissé filer pas moins de 13 points dans les 10 dernières minutes de la partie.
Tour à tour, l´USCL a vu lui échapper son premier succès à l´extérieur sur la pelouse de Châteauroux lors de la 26ème journée ( 2-2, égalisation de Bertin à la 81ème), d´Angers quelques semaines plus tard ( 1-1, égalisation de Dussart à la 83ème minute) ou encore de Montpellier dans la foulée ( 3-3, égalisation de Bugnet à la 87ème). Ajoutez à cela, les défaites concédées au Mans ( 1-0, but de Matsui à la 88è) et à domicile face à Troyes ( 0-1, but d´Amzine à la 82ème) et ce sont pas moins de 8 points qui se sont envolés dans les dix dernières minutes, entre la 20ème et la 30ème journée de Ligue 2.
Cette fébrilité mêlée de malchance, les Cristoliens l´avaient déjà ressentie lors la 6ème journée de Ligue 2 face à Brest. Auteurs d´une bonne prestation, les hommes du Président Lopes se sont finalement inclinés, à la 90è minute, sur un but d´Auriac pour le moins litigieux ( 2-3). Un sentiment d´injustice renforcé, quelques semaines plus tard, par l´égalisation du Dijonnais Benon, dans les arrêts de jeu ( 1-1).
Les arrêts de jeu, c´est également le moment choisi par Deschamps ( Niort) pour voler une nouvelle fois à Créteil son premier succès en déplacement dans un match capital de la 34ème journée ( 2-2, égalisation de Niort à la 94è). Repris sur le fil, les Cristoliens décrocheront finalement leur première victoire à l´extérieur, deux journées plus tard, sur la pelouse de Clermont ( 0-1).
Tout vient donc à point à qui sait attendre, mais à Créteil, si les fins de matchs étaient venues un peu plus vite, les Cristoliens n´auraient jamais tremblé et auraient même pu, avec 13 points supplémentaires, pointer à la 4ème position de Ligue 2. Une saison se joue décidément à peu de choses…