Mais quelle surprise, des situations ridicules de qualité alors que je surgis tel un diable de mon recoin obscur de cette toile d´araignée numérique, et le tout pour mon comme pour le vôtre plus grand plaisir.
PowerJpd, j´apprécie ta description de la conséquence nuisible de l´habitude et de son ancrage dans la nature humaine, qui lui est incompatible et finit par disparaître, engloutie par la folie puis par le néant.
gigi et sebcopin, vous m´avez bien fait rire.
A mon tour, en piste.
Situation Ridicule n°67
Imaginez un individu risible et socialement stupide que l´on surnommera d´une manière aussi puérile qu´affectueuse "tête de con".
Il se trouve que tête de con s´est vu attribuer des charges de haute fonction, et que depuis il cherche à se hisser au niveau du plateau.
Il a beau sauter toutefois, le nain ne s´effacera pas au profit du géant.
Tête de con, donc, s´occupe d´un réfectoire.
Vous en êtes un occupant. Vous en êtes un résident. Vous buvez, grattez, coupez et mangez. Vous heurtez brièvement et accidentalement votre collègue. Vous jetez un morceau de pain vers une ovale peu amène. Vous jonglez enfin avec de l´eau et des bouteilles.
Méfiez-vous, car tête de con subit une force centrale dirigée vers le crime.
Et là surgit la phrase maintenant mythique.
"Je ne sais pas si tu l´as fait exprès, mais dans le doute, tu sors !"
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Un autre jour ordinaire dans une vie peu ordinaire. Le réfectoire s´illumine, la vie grandit, le chocolat se déverse, chavignolles.
Le condamné à l´air libre se dirige d´un pas résolu vers tête de con, et, d´un geste ferme, lui déverse sur le cuir chevelu fraîchement découvert le contenu de son gobelet.
Devant son air outré, il sort.
"Je ne sais pas si je l´ai fait exprès, mais dans le doute, je sors."
Et il ressort.