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Liste des sujets

Faire son roman... D'amour!

xslamx
xslamx
Niveau 7
23 juin 2006 à 21:42:29

http://www.unpeudamour.com/roman/

Faite donc le votre! En moin de 2 minutes!( ou plus)!

http://www.unpeudamour.com/roman/leroman.php

Voici le mien!

xslamx
xslamx
Niveau 7
23 juin 2006 à 21:43:57

Le voici... Le lien ne marche pas.

Fraise De La Banane
par Grosse Orange

Un oiseau survola Fruitoville avant de venir tournoyer au-dessus de la tête de Banande. Celui-ci sourit, sans trop savoir pourquoi, à une vieille dame qu´il croisait. Il leva la tête, rêveur, et observa les nuages... celui-ci ressemblait à une rose. Celui-là à un coeur... Sans trop savoir comment, il se retrouva devant la porte.

Il sortit ses clefs, fit tourner le verrou, et entra.
- Fraise, tu es là? Appela-t-il.
Un bruit de pas précipités se fit entendre. Peu après, elle apparut dans le couloir.
- Donne ton manteau, je vais te débarrasser, dit-elle.
- Tu es si Rouge, répondit simplement Banande.
- Tu viens? Fit gaiement Fraise.
Banande la suivit jusqu´au salon.
- Assieds-toi, fit Fraise.
Il se laissa tomber dans un fauteuil et poussa un soupir d´aise.
Il ferma les yeux, et bailla.
- Viens sur mes genoux, dit-il à Fraise. Je vais te raconter quelque chose.
Celle-ci obtempera, et fit comme si elle ne se doutait de rien. Mais elle savait exactement ce qui allait se passer. D´ailleurs, elle ne fut pas sitôt près de lui qu´il la serra dans ses bras et se mit à l´embrasser fougueusement. Peu après, elle le regarda et lança:
- Tu es tellement prévisible que tu en es touchant!
- Ah oui? Fit Banande. Ça, c´est ce que tu crois. Car j´ai la preuve du contraire.
- J´aimerais bien voir ça!
- Viens, je vais te le dire en secret... dit-il.
Mais Fraise, pas dupe, se jeta sur lui avant qu´il n´ait eu le temps de tenter quoi que ce soit, et l´embrassa à son tour.
Plusieurs minutes s´écoulèrent. Puis Fraise poussa un soupir qui résonna dans la pièce comme une brise sur l´océan. Banande en profita pour articuler, le coeur battant:
- Je t´aime.
Son amie le regarda.
- C´est vrai?
- Depuis toutes ces années que nous nous connaissons, tu es la seule personne que j´aie jamais aimée.
- Oh... c´est bien vrai?
- Oui, c´est vrai.
- Mon coeur... ce que tu me dis, c´est la chose la plus belle que jamais je n´ai entendue. Tu es aussi Jaune à l´intérieur qu´à l´extérieur.
Banande rougit. Il se sentait bien. Au loin, un Pêche criait. Tout près, son coeur battait. Là-bas le jour passait... ici, tout était arrêté.
- Tu sais... j´ai aimé, tout à l´heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n´en fallut pas plus à Fraise pour saisir le bras de Banande et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l´impression d´être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s´échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C´était beau, c´était puissant, comme un tableau de Melon, ou comme ´´Fruity´´ de Les Fruits. Tout rugissait autour d´eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d´une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Banande ferma les yeux et eut l´impression de manger en haut d´un Pommier. Et soudain tout s´arrêta.
- Je ressens les mêmes choses qu´à notre mariage, dit Fraise.
- C´est étrange, moi aussi! Sourit Banande.
Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout, de rien.
- Tu sais, c´est drôle, dit Fraise, car hier matin, Pomme a tenté de me séduire.
- Non, c´est vrai?
- Oui, et comme je lui disais que c´était toi, l´amour de ma vie, il m´a répondu que je perdais mon temps et que je serais bien plus heureuse avec lui.
- Ça ne m´étonne pas de lui, il a toujours essayé de gâcher ma vie privée.
- Heureusement je lui ai dit ceci: ´´Le jour où tu seras un tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras que mon Banande est plus Grand que n´importe qui. Et tu ne lui arrives pas à la cheville.´´

Dans un sourire, un souffle, un battement de cils, ils se dirent ´´je t´aime´´. Ce sourire brille encore au fin fond des étoiles... ce souffle chante encore dans les hautes couches de l´atmosphère... ce battement de cils scintille toujours quelque part. Ils s´aiment.

_pkp_
_pkp_
Niveau 10
23 juin 2006 à 23:22:44

L´amour Pour Toujour
par

Les cheminées fumantes enveloppaient Brest d´une brume artificielle, et firent tousser Jean François. Celui-ci se mit à chanter doucement, puis de plus en plus fort, mais cessa de peur d´être ridicule. Il leva la tête, rêveur, et observa les nuages... celui-ci ressemblait à une rose. Celui-là à un coeur... Plus vite qu´il ne l´aurait pensé, il se retrouva devant la porte.

Timidement, il frappa trois petits coups. Comme rien ne se passait, il allait insister lorsque la porte s´ouvrit sur Ginette. Elle était plus magnifique que jamais, et gratifia Jean François de ce sourire si magique dont elle avait le secret.
- Entre, lui dit-elle.
Jean François pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil. Puis il fixa Ginette. Celle-ci était debout près de lui. Lui tremblait d´émotion. Elle, ne disait rien. Il se leva, s´approcha d´elle.
- Ginette...
Elle détourna la tête.
- Ginette, répéta-t-il.
Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient, leurs lèvres se touchèrent.
- Euh... bredouilla Jean François.
Mais les mots ne venaient pas... alors Ginette passa sa main derrière la nuque de son ami, et l´embrassa. Cela dura une éternité. C´était la première fois qu´ils ressentaient une telle émotion, et ils ne s´arrêtaient plus.
Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux épuisés, leurs lèvres se quittèrent. Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en même temps que leurs émotions. Après avoir repris ses esprits, Jean François lança:
- Tu sais, je...
- Chut... fit Ginette.
- Je...
- Il n´y a pas de mots...
- Si...
- Non...
- Si... je t´aime, Ginette.
Celle-ci fut prise d´un sanglot:
- C´est vrai? Oh... moi... moi aussi mon amour!
- Depuis maintenant deux ans que nous nous sommes rencontrés, bien que j´aie eu d´autres aventures avant de te connaître, je t´aime cent fois plus que toutes les autres femmes réunies.
- Oh... c´est bien vrai?
- Oui, c´est vrai.
- Mon coeur... ce que tu me dis, c´est la chose la plus belle que jamais je n´ai entendue. Tu es aussi charmant à l´intérieur qu´à l´extérieur.
Jean François rougit. Il se sentait bien. Au loin, un lion criait. Tout près, son coeur battait. Là-bas le jour passait... ici, tout était arrêté.
- Tu sais... j´ai aimé, tout à l´heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n´en fallut pas plus à Ginette pour saisir le bras de Jean François et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l´impression d´être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s´échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C´était beau, c´était puissant, comme un tableau de Renoir, ou comme ´´Before I Forget´´ de Slipknot. Tout rugissait autour d´eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d´une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Jean François ferma les yeux et eut l´impression de manger en haut d´un pin parassol. Et soudain tout s´arrêta.
- Ginette...
- Oui?...
- Ginette... veux-tu m´épouser?...
- Oui... fit-elle doucement.
Ils restèrent ainsi toute la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Parfois, ils s´embrassaient. Parfois, ils parlaient.
- Ne me quitte jamais, disait Jean François.
- Je ne te quitterai jamais. Tu es bien trop grand pour que je te quitte, répondait Ginette. Tu es l´opposé de la bêtise, de la brutalité... tu vaux bien plus que ce rustre de Pierre. Je ne sais pas comment j´ai fait pour lui trouver du charme.
Et ils s´embrassaient. Puis ils s´embrassaient une nouvelle fois.

Puis ils se promirent de s´aimer éternellement, et l´éternité commença pour eux.

_pkp_
_pkp_
Niveau 10
23 juin 2006 à 23:23:20

lol

alexdako
alexdako
Niveau 10
23 juin 2006 à 23:45:22

Aimer Ou Ne Pas Aimer ?
par Alexandre Dakos

Un grondement sourd à peine rythmé par les pas de Beranger embrumait Haute-Chantilly-Sous-Marne. Celui-ci sourit, sans trop savoir pourquoi, à une vieille dame qu´il croisait. Il leva la tête, rêveur, et observa les nuages... celui-ci ressemblait à une rose. Celui-là à un coeur... Sans trop savoir comment, il se retrouva devant la porte.

Sans attendre, il sonna. Quelques secondes s´écoulèrent. Les tempes de Beranger battaient. Comme personne n´ouvrait, il sonna une nouvelle fois. Mais rien ne se passa. Il frappa, sonna, frappa, sonna encore et encore... puis il décida d´attendre.
Il attendit une heure. Puis deux. Au bout de trois heures, désespéré, il se leva, et après avoir sonné une dernière fois, tourna les talons et s´en alla. Mais à peine fut-il en route qu´un bruit de verrou attira son attention. Il fit volte-face, et aperçut Birgoudine sur le pas de la porte.
- Je... excuse-moi, dit-elle. Je suis désolée, je... je...
- Tu es si degustative, la coupa Beranger.
- Entre, ajouta Birgoudine.
Beranger pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil. Puis il fixa Birgoudine. Celle-ci était debout près de lui. Lui tremblait d´émotion. Elle, ne disait rien. Il se leva, s´approcha d´elle.
- Birgoudine...
Elle détourna la tête.
- Birgoudine, répéta-t-il.
Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient, leurs lèvres se touchèrent.
- Euh... bredouilla Beranger.
Mais les mots ne venaient pas... alors Birgoudine passa sa main derrière la nuque de son ami, et l´embrassa. Cela dura une éternité. C´était la première fois qu´ils ressentaient une telle émotion, et ils ne s´arrêtaient plus.
Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux épuisés, leurs lèvres se quittèrent. Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en même temps que leurs émotions. Après avoir repris ses esprits, Beranger lança:
- Tu sais, je...
- Chut... fit Birgoudine.
- Je...
- Il n´y a pas de mots...
- Si...
- Non...
- Si... je t´aime, Birgoudine.
Celle-ci fut prise d´un sanglot:
- C´est vrai? Oh... moi... moi aussi mon amour!
- Depuis seulement 24 heures que je t´ai vue, je n´ai jamais aimé une femme autant que toi. Car les autres étaient des femmes ordinaires.
- Voyons... tu vas me faire rougir, murmura Birgoudine.
- Pourquoi? S´écria-t-il. Tu es la personne la plus magnifiquement moche que je n´ai jamais connue! La plus magnifiquement moche de tout Haute-Chantilly-Sous-Marne! Les gens ne t´arrivent pas à la cheville.
- Mais et toi, tu es si pithoresque...
- Cela n´est rien à côté de toi. Lorsque je t´embrasse, j´ai l´impression que je m´envole. Quand je te quitte, j´ai l´impression que mon coeur se fait piétiner par un féroce anarchidée, ou transpercer par mille lances empoisonnées.
- Mais toi aussi, Beranger, tu as beaucoup de qualités...
- Tu sais... j´ai aimé, tout à l´heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n´en fallut pas plus à Birgoudine pour saisir le bras de Beranger et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l´impression d´être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s´échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C´était beau, c´était puissant, comme un tableau de Van Gogh, ou comme ´´Ouech Jump-113 Yo´´ de Gilbert Defontenoy. Tout rugissait autour d´eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d´une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Beranger ferma les yeux et eut l´impression de transparaitre en haut d´un rougier. Et soudain tout s´arrêta.
- Birgoudine...
- Oui?...
- Birgoudine... veux-tu m´épouser?...
- Oui... fit-elle doucement.
Toute la nuit, ils restèrent enlacés, à parler, ou à s´embrasser.
- Je t´ai déjà parlé de Jacques-Debuilt? Demanda Beranger.
- Non.
- Il m´a dit un jour que je ne pourrais jamais séduire qui que ce soit, même une folle.
- Il ne faut pas écouter ce genre d´idioties... comment pouvait-il te dire ça, à toi, qui es si... ephemere!
- Tu ne le connais pas. Sa bêtise dépasse l´entendement.
- Je veux bien te croire!

Ils s´embrassèrent pendant des heures. Des jours. Des années. Si d´aventure vous ne croyez plus à l´amour, sachez qu´en ce moment même ils s´embrassent quelque part

[brandonator]
[brandonator]
Niveau 10
01 juillet 2006 à 16:20:18

Caca Sur Ville
par Robert

Les cheminées fumantes enveloppaient Lillie d´une brume artificielle, et firent tousser Roger. Celui-ci marchait, de plus en plus vite, gagné par l´excitation... Il traversa le zoo, et bizarrement sourit au lion qui le regardait d´un oeil morne. Sans trop savoir comment, il se retrouva devant la porte.

Il sortit ses clefs, fit tourner le verrou, et entra.
- Gérard, tu es là? Appela-t-il.
Un bruit de pas précipités se fit entendre. Peu après, elle apparut dans le couloir.
- Donne ton manteau, je vais te débarrasser, dit-elle.
- Tu es si moche, laid, poilu, pue du cul, répondit simplement Roger.
- Tu viens? Fit gaiement Gérard.
Roger pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil.
Il ferma les yeux, et bailla.
- Viens sur mes genoux, dit-il à Gérard. Je vais te raconter quelque chose.
Celle-ci obtempera, et fit comme si elle ne se doutait de rien. Mais elle savait exactement ce qui allait se passer. D´ailleurs, elle ne fut pas sitôt près de lui qu´il la serra dans ses bras et se mit à l´embrasser fougueusement. Peu après, elle le regarda et lança:
- Tu es tellement prévisible que tu en es touchant!
- Ah oui? Fit Roger. Ça, c´est ce que tu crois. Car j´ai la preuve du contraire.
- J´aimerais bien voir ça!
- Viens, je vais te le dire en secret... dit-il.
Mais Gérard, pas dupe, se jeta sur lui avant qu´il n´ait eu le temps de tenter quoi que ce soit, et l´embrassa à son tour.
Une fois de plus, Roger prononça les trois mots magiques.
- Je t´aime.
Mais cette fois-ci, cela sonnait autrement. C´était plus beau. C´était plus fort.
- Sais-tu que cela fait trois ans déjà que nous nous sommes rencontrés? Et je n´ai jamais eu d´autre amour que le tiens.
- Oh... c´est bien vrai?
- Oui, c´est vrai.
- Mon coeur... ce que tu me dis, c´est la chose la plus belle que jamais je n´ai entendue. Tu es aussi pue du cul à l´intérieur qu´à l´extérieur.
Roger rougit. Il se sentait bien. Au loin, un taureau qui pue de la bite criait. Tout près, son coeur battait. Là-bas le jour passait... ici, tout était arrêté.
- Embrassons-nous encore... souffla Roger.
Ils s´embrassèrent donc. Au loin, on entendait ´´We Fuck The World´´ de George W. Bush. D´où cela venait-il? Quelle importance, du moment que c´était là. Bientôt, la musique, l´amour, les entraînèrent dans un tourbillon sans fin. Il n´y avait plus de plafond, plus de mur. Lillie était loin. Ils virent passer un Frêne du fond d´mon cul, au dessous d´eux. Puis deux. Maintenant, ils étaient sur la mer. Ils frissonnèrent... était-ce le vent qui s´était levé et qui faisait frémir un peu leur peau? Quelques nuages voilèrent le ciel. A mesure que les notes s´envolaient, la musique devenait de plus en plus belle, et le ciel de plus en plus gris. On se serait cru dans un tableau de Picamerde. Des larmes de joie dans la voix, la musique jouait. Quelques gouttelettes de pluie vinrent alors troubler cet océan, tels des pizzicatos que le vent sifflant emportait au loin avant de les renvoyer à la figure des amoureux. Après quelques instants les gouttes grossirent, s´écrasant lourdement sur la surface de l´eau. Gérard, que la folie saisissait, se voyait pourrir au milieu des éclairs... Plus la musique jouait plus le temps s´agitait, plus le ciel s´assombrissait, plus les vagues grandissaient, se brisant bientôt contre leurs pieds dans une explosion d´écume crépitante, poussées par des bourrasques assassines... leur baiser dansait sur cet air tourmenté, cet océan symphonique, cet opéra dramatique, les vagues étaient à présent immenses et la pluie tranchait le ciel plus sombre que la plus noire des nuits, c´était affreusement grand et terriblement beau, si beau que ça faisait mal, la musique hurlait sa douleur, de plus en plus fort, les notes tourbillonnaient, le vent devenait tornade, les vagues devenaient rouleaux, les amants tournoyaient, autour de leurs bouches, autour de leurs mains... et tout s´arrêta soudain.
- Gérard...
- Oui?...
- Gérard... veux-tu m´épouser?...
- Oui... fit-elle doucement.
Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout, de rien.
- Tu sais, c´est drôle, dit Gérard, car hier matin, Vincent Magdoom a tenté de me séduire.
- Non, c´est vrai?
- Oui, et comme je lui disais que c´était toi, l´amour de ma vie, il m´a répondu que je perdais mon temps et que je serais bien plus heureuse avec lui.
- Ça ne m´étonne pas de lui, il a toujours essayé de gâcher ma vie privée.
- Heureusement je lui ai dit ceci: ´´Le jour où tu seras un tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras que mon Roger est plus con que n´importe qui. Et tu ne lui arrives pas à la cheville.´´

Dans un sourire, un souffle, un battement de cils, ils se dirent ´´je t´aime´´. Ce sourire brille encore au fin fond des étoiles... ce souffle chante encore dans les hautes couches de l´atmosphère... ce battement de cils scintille toujours quelque part. Ils s´aiment.

jp24
jp24
Niveau 10
01 juillet 2006 à 17:55:44

Une Belle Histoire
par Moi

Les cheminées fumantes enveloppaient Gotham City d´une brume artificielle, et firent tousser Batman. Celui-ci sourit, sans trop savoir pourquoi, à une vieille dame qu´il croisait. Apercevant la photographie d´un palmier, il se prit à rêver à un voyage, un long et beau voyage... aux côtés de celle qu´il rejoignait. Après avoir longtemps marché, il arriva enfin devant la maison.

Il frappa énergiquement. Des pas se firent entendre, et une moche voix chanta:
- Qui est là?
- C´est Batman! Répondit celui-ci.
- Je ne connais aucun Batman! Dit la voix.
Il y eut un silence.
- C´est toi, Gertrude? Fit Batman.
La porte s´ouvrit soudain:
- Mais oui c´est moi, mon Batman! Je t´ai bien eu.
Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps:
- Entre, dit-elle.
Batman la suivit jusqu´au salon.
- Assieds-toi, fit Gertrude.
Il se laissa tomber dans un fauteuil et poussa un soupir d´aise. Un silence s´ensuivit. Puis Gertrude, qui le regardait, lança doucement:
- Alors? Tu ne m´embrasses pas?
Batman sourit.
- Je fais durer le plaisir, dit-il.
Puis il ajouta:
- Approche...
Gertrude s´exécuta, et Batman posa sur sa bouche un baiser silencieux. Puis un autre. Encore un.
- Je...
Mais elle n´eut pas le temps de finir sa phrase, ni même de la commencer, puisque Batman la gratifia cette fois d´un long et tendre baiser. Quand cela fut terminé, Gertrude sourit.
- C´est toi qui embrasses le mieux de tous mes amants, dit-elle.
- Petite dévergondée, rit Batman.
Une fois de plus, Batman prononça les trois mots magiques.
- Je t´aime.
Mais cette fois-ci, cela sonnait autrement. C´était plus beau. C´était plus fort.
- Cela fait déjà un mois... un mois que nous nous sommes vus... un mois que la foudre m´a frappé... et tu es la seule personne que j´aie jamais aimée.
- Il en est de même pour moi, mon chéri, déclara Gertrude. Personne ne pourra remplacer ton si chiant sourire. Tu es unique, grâce à plein de petites choses. Personne n´a ta démarche, Personne n´a tes cheveux. Personne n´imite aussi bien que toi le cri du kukrapok. Personne ne connait l´histoire de Gotham City aussi bien que toi. Personne à part toi ne m´a jamais dit que j´étais débile. Bref, personne à part toi ne mérite d´être dans mon coeur.
- Tu sais... j´ai aimé, tout à l´heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n´en fallut pas plus à Gertrude pour saisir le bras de Batman et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l´impression d´être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s´échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C´était beau, c´était puissant, comme un tableau de Picasso, ou comme ´´Je Veux Pisser !´ ´ de L´homme Aux 2 Vessie. Tout rugissait autour d´eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d´une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Batman ferma les yeux et eut l´impression de chier en haut d´un pèchtier. Et soudain tout s´arrêta.
- Marions-nous...
- Pourquoi n´est-ce pas déjà fait?
Ils rirent. Ils étaient heureux.
Ils restèrent ainsi toute la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Parfois, ils s´embrassaient. Parfois, ils parlaient.
- Ne me quitte jamais, disait Batman.
- Je ne te quitterai jamais. Tu es bien trop emmerdant pour que je te quitte, répondait Gertrude. Tu es l´opposé de la bêtise, de la brutalité... tu vaux bien plus que ce rustre de Mouloud. Je ne sais pas comment j´ai fait pour lui trouver du charme.
Et ils s´embrassaient. Puis ils s´embrassaient une nouvelle fois.

Ils s´embrassèrent pendant des heures. Des jours. Des années. Si d´aventure vous ne croyez plus à l´amour, sachez qu´en ce moment même ils s´embrassent quelque part.

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