Nos ministres (belges) et leur mémoire défaillante !
L’adage nous apprend qu’en politique, une semaine équivaut à une éternité. Les mauvaises langues ajouteront que l’on comprend mieux pourquoi, dans ce cas, certains de nos représentants ont la mémoire courte. Laurette Onkelinx, Olivier Maingain et Charles Michel viennent d’être victimes, au même moment, d’amnésies passagères.
Résumé d’une journée qui restera marquée dans les annales de la Chambre : la cheftaine de groupe du PS (Onkelinx), qui ouvre ses listes locales à l’extrême droite turque, et le président du FDF (Maingain), parti que les Américains comparaient autrefois aux rexistes, montent au créneau pour dénoncer un homme (Francken) –certes fautif et que nous ne défendons pas ici- qui a assisté à l’anniversaire du fondateur du VMO, un dénommé Bob Maes qui autrefois siégeait comme sénateur Volksunie à l’époque où ce parti, qui allait plus tard devenir… la NV-A, était dans la majorité avec… le PS et le FDF.
Et qui, aujourd’hui, dirige le gouvernement au cœur duquel Théo Francken est secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration ? Un certain Charles Michel qui jurait ses grands dieux que, jamais au grand jamais, il ne s’allierait avec la N-VA, ce parti flirtant avec l’extrême droite, ce même Charles Michel dont le père, aujourd’hui si fier de son rejeton, nous suppliait, les trémolos dans la voix, de ne plus nous rendre en Autriche après l’accession au pouvoir du parti de Jorg Haider. Nous doutons aujourd’hui que Louis Michel nous interdise de nous rendre à Lubbeek, terres de Francken ou à Wavre, bastion de son fils !