Tu l´avais aimée de la même façon, la première fois que tu l´avais lue... ![]()
il est bien mon poème non ![]()
Je l´ai déjà lue?
Quel manque de mémoire. ![]()
Mensonges. ![]()
Julie
Nous étions cinq, impatients sur le canapé
Qu´on nous apprenne en grands cris la nouvelle année.
Mais au-delà de la télé j´avais planné,
Puisque l´ivresse et ton regard m´avaient frappé.
Un parfum ou peut-être un instinct me guidait,
Mon regard titubant, lentement se tournait,
Et revenait. Escrocs que personne n´aidait,
Devant moi, la crainte et l´ennuie se pavanait.
Enfin minuit et sa tradition de baisers
Que j´attendais moi, car moi je t´attendais toi.
Et puis je me levais avec mon coeur lésé,
Et puis...au coeur...la chaleur de ton corps... puis... quoi...
Mes yeux posés sur toi, un monde bascula,
Vertiges colorés de la blanche innocence.
Je perds mes sens et retourne aux rêves d’enfance,
La douleur nocturne et mystérieuse hulula.
Des larmes acceptées de promesses niées
Rejouent, en courbes parées, les mots déclarés.
Et la vie préparée sous un ciel égaré,
Retrouve quelque bleu de ces gris oubliés.
Le temps file en douceur, nos corps à coeurs attendent
Le silence et l´intimité d´une nuit noire,
Aux cris étouffés. Et les muscles se détendent,
Les fauves affamés s´élancent sans espoir.
Le matin se lève sur deux corps mélangés,
Et deux coeurs séparés. Sur le dos des griffures,
Seuls souvenirs d´une nuit éphémère et pure.
Le lendemain, plus rien... Mais tout avait changé.
hummmm ce style de poésie ressemble beaucoup à celles de Zech
Hum...quelle perspicacités red, comme toujours ![]()
PRES DU CERISIER
Près du cerisier repose mon coeur
Entre deux racines , blotti dans la terre
Parti bien trop vite ; deux mois de bonheur
Se sont envolés comme un courant d'air
Le ciel est bien gris , et l'herbe est humide
Ce matin est froid , je me sens transi
Mon âme est en proie aus tourments du vide
La rose se fane à peine cueillie
C'était un vrai diable , Gengis Kan en roux
La terreur des merles et des souriceaux
Guetteur de pigeons au regard si doux
Mordillant mes mains de ses petits crocs
Un p'tit polisson tu étais souvent
Posant tes pattes là où il fallait pas
Grimpant sur mes jambes quelque soit l'instant
Mais te fesant tendre après tes exploits
Curieux de tout ce qui bouge ou qui sonne
Goûteur de senteurs et de nouveautés
D'images , de musique , tout autant qu'un homme
Savourant le calme d'un soir de juillet
Par un de ces soirs tu t'en es allé
Rejoindre Bastet et les farfadets
Je te rejoindrais au prochain été
Puisque tu reposes près du cerisier ...
MON ILE
Comme un bateau aveugle
Perdu dans la tourmente
J'ai déchiré mes voiles
En luttant face au vent
J'ai navigué au large
Sans haubans , sans amarres
Avec juste une étoile
M'indiquant le couchant
J'ai vogué par nuit noire
Sans lune et sans fanaux
Passant sur les écueils
Bondissant sur les flots
Bien des fois , bien des soirs
J'ai bien manqué sombrer
Au fin-fond des abysses
Sauvé par une fée
Malgré tout , le navire
Percé de toutes parts
Est arrivé un jour
Au bout de son voyage
Il a trouvé une anse
Sa course s'est arrêtée
Il s'est remis à flots
Enfin ! il a trouvé
Son île ...
Suite à la demande de certains forumeurs, je remonte ce topic destiné aux amateurs de belles phrases.
Et pour ne pas l'avoir déverouiller pour rien :
Salut à toi, Bretagne, ô pays que saint Yves,
Saint Corentin, saint Pol et Sainte Anne on Béni!
O pays des chansons et des âmes naïves!
O pays des clochers et des fronts de granit!
Salut à toi, Bretagne, ô pays des calvaires !
O pays des Pardons mystiques et joyeux,
Des durs ajoncs masquant les douées primevères,
Et des sourcils froncés sur la douceur des yeux!
Salut à toi, pays des menhirs gigantesques,
Des vieux druides levant vers Dieu leur front chenu,
Des lourds dolmens, couchés par des mains titanesques,
Comme des sphynx muets au seuil de l'Inconnu !
Salut à toi, pays des candides prières,
Ou l'ajonc desséché que l'on brûle, le soir,
Fumant droit vers le .ciel, au-dessus des chaumières,
Semble le pur encens d'un immense encensoir !
Salut à toi, pays des fontaines sacrées
Dont, seul, un vrai Breton comprend le double babil,
Dont les tendres chansons à peine murmurées
Nous hantent toujours sur les routes de l'exil !
Salut à toi, pays taillé comme un navire,
Dont Rennes est l'arrière et dont Brest est l'avant,
Vaisseau toujours battu qui jamais ne chavire,
Et que ne font trembler la houle ni le vent!
Salut à toi, pays des fines coiffes blanches,
Des femmes au front pur, au cœur fier, à l'œil bleu,
Dont le torse impeccable ondule sur les hanches,
Tel un bateau qui tangue et roule un tant soit peu !
Salut à toi, pays des rivières charmantes :
Isole, Iroise, Elle, Scorf au nom si câlin,
Odet capricieux, Vilaine aux eaux dormantes,
Rance dont on baigna le front de Du Guesclin !
0 pays des marins aux robustes épaules,
Laboureurs de la mer aux labours incessants,
Dont les socs éventreùrs ont, entre les deux pôles,
Creusé tous les sillons de tous les Océans !
Salut à toi, salut, terre sainte chérie !
A ton seul nom, je pleure et ris comme un dément!
Nul pays n'est aimé comme toi, ma Patrie ! .
Nulle mère adorée autant que toi... Maman!
BOTREL
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L'aube blanche dit à mon rêve
Eveille-toi, le soleil luit.
Mon âme écoute, et je soulève
Un peu mes paupières vers lui .
Un rayon de lumière touche
La pâle fleur de mes yeux bleus ;
Une flamme éveille ma bouche,
Un souffle éveille mes cheveux.
Et mon âme, comme une rose
Tremblante, lente, tout le jour.
S'éveille à la beauté des choses.
Comme mon cœur à leur amour
Il n'est rien qui ne m'émerveille !
Et je dis en mon rire d'or :
Je suis une enfant qui s'éveille
Jusqu'au moment où Dieu l'endort.
on rêve...
dans chaque pays dans chaque région
on rêve
de la Corse à la Bretagne
on rêve...
on rêve tous d'un monde meilleur
point de rime pour ce poême
juste ce mot pour vous dire que je vous aime
c'est de qui?
Ce n'est pas réellement de la poésie dans le sens le plus strict du terme, mais les paroles d'une chanson que j'apprécie beaucoup.
" La Demoiselle De Déshonneur "
Elle faisait le trottoir le long de l'église
Y a bien des curés qui prient dans la rue !
Elle avait vingt ans de loyaux services,
Vingt ans de grande vie et de petite vertu
Moi, en ce temps-là, j'allais à confesse
Tous les mercredis à cinq heures et quart
J'étais le dernier à parler de fesses
Et j'y pensais, c'était par hasard
Mademoiselle de déshonneur
Mon premier amour d'un quart d'heure
Ce mercredi-là, j'étais en avance
J'avais déserté le cours de français
Et j'allais m'refaire une bonne conscience
Lorsque j'entendis : "Tu viens mon biquet ?"
Un coup d'œil devant, un coup d'œil derrière,
J'étais l'seul biquet à cent lieues autour
Alors je suis v'nu, en f'sant ma prière,
J'voulais faire l'apôtre et j'ai fait l'amour
Mademoiselle de déshonneur
Mon premier amour d'un quart d'heure
Et c'est là, bêtement, dans cette chambre obscure,
Cette chambre sans joie, sans fleurs aux rideaux,
C'est là qu'j'ai reçu ma première blessure,
Laissé mon enfance au porte-manteau
On peut rêver mieux pour sa grande première,
De couchers d'soleil ou de champs d'muguet
Moi, je n'ai récolté que trois Notre-Père,
Deux minutes de remords, un zéro d'français.
Mademoiselle de déshonneur
Mon premier amour d'un quart d'heure
Ce n'est pas de moi, et peut être même trouverez vous que ce n'est pas de la poésie pure, mais j'aime bien ce petit texte et je veux vous le faire partager.
AVOIR et ÊTRE
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.
Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé, participe à ton présent pour que ton futur soit plus-que-parfait...
Je te revois ma France aux yeux de tourterelle
Je te revois ma mie tu es là aussi belle
Alors assez de verbe, de sabres et de parade
Car je suis déjà loin de cette mascarade
Je vous fais mes adieux mes parents mes enfants
Je suis encore à vous en ces derniers instants
Et si je monte au ciel ne m'abandonnez pas
Songez encore à moi quand je marchais au pas
Et que vous étiez fiers d'un fils de notre France
Qui n'a jamais dit mot de toute sa souffrance
Laissez moi reposer tranquille et sans peur
Et que mon souvenir reste enfoui dans vos cœurs
Amour Intense
Toi à la caresse si tendre
Aux mains de soie
Aux doigts de satin
Aux yeux de fer,
Où les ténèbres de la lune reflètent,
Aux yeux de diapre
Peu à peu transformés en rubis ardents;
Tes baisers soyeux embrasent en moi la lave de l'amour
Gardant chaque parcelle de ton corps,
Corps de dauphin, doux et fragile au toucher,
Et fait brûler en moi un volcan de désirs,
Transparents de pureté
Où la haine pour choisir
Fait place aux rires éternels.
Mais c'est ce qui fait de toi
Le plus beau de tous.
Car dès que tu es là
Même le plus beau des cygnes
Paraît terne face à toi.
La louve que je suis
N'a qu'en fait un petit chaton
A la place du coeur
Ce qui me rend vulnérable
Face à ta beauté pure.
Mais je pense être choisie
Par le plus beau des rois.
Tu seras mon Aphrodite
Mais rappelons que l'Amour
C'est comme les légendes,
Reste toujours, non pas gravé dans un livre
Mais gravé en moi.
Et même le plus terrible des démons
Ne pourra pas éteindre cette flamme
Alimentée par la chaleur de ton coeur
Et qui restera en moi, à jamais
Pour le meilleur et pour le pire...
- Candilène Arsac -