Après 40 ans de service, le Mirage F1 tire sa révérence
« Expérimenter, c’est imaginer », a écrit le philosophe Friedrich Nietzsche. Et dans les années 1950-60, les ingénieurs de l’aéronautique ne manquèrent pas d’imagination, si l’on en juge par le nombre de prototypes développés au cours de cette période. Chez Dassault Aviation, l’on s’intéressa par exemple au décollage et à l’atterrissage vertical, avec les appareils « Balzac » et Mirage III V, ou encore à l’étude des systèmes de vol à géométrie variable, avec le Mirage G.
Souvent, ces prototypes furent conçus à la demande de l’état-major de l’armée de l’Air. Parfois, ils furent financés sur fonds propres, comme celui du Mirage F1. À l’origine, il s’agissait de prendre en compte le souhait des aviateurs de disposer d’un avion pouvant évoluer à plus de Mach 2, capable de se poser sur des distances réduites, afin de ne pas dépendre des pistes longues, facilement repérables et donc vulnérables, le tout en bénéficiant d’un rayon d’action et d’une autonomie plus importante.
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