Salut, tlm !
En guise de "bonsoir", j´aimerai vous livrer une petite chanson de Gilles Servat, notre Grand Druide à nouzôtres, les Bretons.
Ce sont les incroyables bénéfices de Total, déclarés, ou plutôt déclamés sans retenue aucune par le boss à la téloche qui m´y ont refait penser :
ERIKA
Un pavillon de complaisance,
Un armateur digne de confiance,
Le bénéfice pour étendard.
Quelques esclaves pour équipage,
Une couche de rouille pour le blindage,
Et vingt deux mille tonnes de coaltar.
Erika, Erika, je n´irai plus chez ton affreteur par hasard.
Les hommes avaient fait un beau rêve,
Le siècle du progrès s´achève,
Et c´est plutôt sur un cauchemar,
Rien n´a beaucoup changé sur terre,
En cette fin de millénaire,
La merde humaine mise à part.
Erika, Erika, je n´irai plus chez ton affreteur par hasard.
Souillés les rivages de l´enfance,
Souillés les amours de vacances,
Souillé le sable des mémoires.
Salis le travail des presqu´îles,
Et la réputation des ìles,
Salie la lumière des Grands Phares.
Erika, Erika, je n´irai plus chez ton affreteur par hasard.
Sur leur ciré les bénévoles,
Ont écrit au noir ces paroles,
Ce naufrage n´était pas fatal.
Ce qu´on ramasse avec nos pelles,
Naviguait dans une vieille poubelle,
Pour faire bander le Capital.
Ce qu´on ramasse avec nos pelles,
Naviguait dans une vieille poubelle,
Pour épargner quelques dollars !
Erika, Erika, je n´irai plus chez ton affreteur par hasard.
Erika, Erika, je n´irai plus chez ton affreteur par hasard.