Un jardin, un parfum, et l´azur toujours,
les jasmins embaumaient mes journées de velours,
matin de l´insouciance, lorsque j´étais enfant,
les rires et les jeux occupaient tout mon temps.
C´est parmi l´herbe folle que je t´ai trouvée,
les ailes frémissantes et le coeur affolé,
une tâche vermeille sur ton plumage blanc,
j´ai pu voir la souffrance dans tes yeux suppliants.
Je t´ai cueillie comme une fleur, avec tendresse,
me rappelant ton chant, hier plein de promesses,
les aubes étaient alors si riches de couleurs,
pourquoi avoir fait naître cette infinie douleur...
Il a plu dans mes yeux quand j´ai creusé ta tombe,
ton coeur éteint et ton corps tiède, blanche colombe,
entre mes mains tremblantes, tu n´étais que douceur,
j´aurais voulu t´aimer encore, petite soeur.