D'ailleurs même les poètes le disent.
La ride, lentement, s'est posée sur ta joue,
Fin sillon qui, dit-on est le témoin de l'âge,
Pour moi, elle concourt à rendre bien plus doux
Les sourires nombreux qui égaient ton visage.
Elle s'est posée là, un peu comme une intruse,
Et tu l'accuses fort d'être laide à tes yeux;
Ne la refuse pas et donne-lui l'excuse
De t'apporter un plus: ce charme radieux.
Comme en un livre ouvert, elle inscrit doucement
Les amours de ta vie, ton bonheur ou ton drame,
Ne le regrette pas, car très fidèlement,
Elle dessinera l'empreinte de ton âme.
Peu à peu, tu verras, d'autres rides viendront,
Et tu découvriras que près de la vieillesse,
Tu ne les craindras plus, ces traces sur ton front
Car elles t'ouvriront les voies de la sagesse.
Je vous laisse pleurer les enfants maintenant
