La mer la nuit.
La mer ! Partout la mer ! Des flots, des flots encore.
L’oiseau fatigue en vain son inégal essor
Ici les flots, là-bas les ondes.
Toujours des flots sans fin par des flots repoussés
L’œil ne voit que des flots dans l’abîme entassés
Rouler sur des vagues profondes.
J’étais le vieux rôdeur sauvage de la mer
Une espèce de spectre au bord du gouffre amer
J’avais dans l’âpre hiver, dans le vent, dans le givre,
Dans l’orage, l’écume et l’ombre, écrit un livre
Dont l’ouragan, noir souffle aux ordres du banni
Tournait chaque feuillet.
Et voilà sur quoi je rode la nuit souvent, j'adore entendre le bruit de tempête nocturne 
http://www.youtube.com/watch?v=EO_BR-pnE24