"On y sera tous confronté un jour ou l'autre"
J'ai entendu ça aujourd'hui .
La peur, y avez-vous déjà été exposé ? La peur viscérale, celle qui est profonde et momentanée ?
Dans quelles circonstances ?
de se faire goller par des condé alors que tu as trois grammes en sois,çà c'est de la pure!
et en plus ils.........*je suis mort*
et les menottes c'est assez puissant!
pour te dire que tu es dans le sac! ![]()
Deux fois oui.
Au large de l'Ile de Groix, une mer déchainée, un début de tempête, une pluie diluvienne et le fait de te demander si tu vas pouvoir revenir au port.
Seul à bord et des efforts titanesques ne serait-ce que pour aller de bâbord à tribord.
Un bruit assourdissant, le vrombissement des vagues, une visibilité de 10m maximum.
Oui, j'ai eu peur, réellement peur deux fois.
La gorge serrée, des souvenirs qui te remontent en tête et t'auto-persuader que "quand c'est le moment, c'est le moment".
En gros partir sans regrets s'il le faut.
Il n'empêche que le lendemain, je repartais en mer, j'en suis amoureux.
La peur est humaine, le fait de ne pas avoir peur voudrait dire qu'on est fou ![]()
Moi j'ai une horrible peur de la mort, je stresse a l’idée que je vais mourir un jour
mais j'ai aussi peur de la peur elle même, peut-on l’appeler la "Phobie de la phobie"?
la mort est un etat permanent!
si tu à peur de la mort,tu as peur de la vie
Posts supprimés :
]Tobi[
L'auteur ne te demande de venir nous dire que tu n'as jamais connu la peur.
Le thème est "Racontez vos peurs", donc post hors-sujet
pasdit
On ne te demande pas de nous raconter ton dernier film d'horreur mais la vérité.
Tes histoires d’enlèvement, séquestration, violences sexuelles, etc ... relèvent indubitablement de ton "usine à fantasmes" donc hors-sujet aussi.
Pour ce genre de chose, ce'est un Psy qu’il faut consulter en IRL (et d'urgence).
Merci.
Éric, un homme à la mer, les images ont dus défiler chez Tabarly aussi .
Il a du avoir la peur, celle qui est proportionnellement plus intense par sa brièveté, celle qui te dis cette fois je suis bon, ça va faire mal .
Tout les jours.
Quand je pense à la fin.
Cessation d'activité du cerveau, plus rien, le néant.
Les pleurs des proches que tu ne verra même plus.
Et cet oubli qui s'installera en eux, malgré leur amour.
Ce sentiment, avant ce moment inéluctable ( et le plus tard possible ) de se dire : à quoi bon ?
c'est puissant caluc! ![]()
Caluc,
Quand je pense que Tabarly engueulait ses hommes d'équipage s'ils ne s'attachaient pas et lui ne le faisait pas.
Je suis tombé 2 fois à la mer mais, l'instinct de survie fait qu'on pense plus à sauver sa carcasse qu'au reste.
La seconde fois par contre j'ai pensé à la mort car physiquement je me fatiguais et j'avais conscience que si je ne remontais pas à bord assez vite, j'allais couler par épuisement.
la peur de ne plus etre,de ne plus savoir
la peur de voir le néant
la peur de connaitre la mort
la peur des question au dernier souffle
la peur de dire c'est la fin
Cdw, pas l'angoisse au quotidien, parle nous de ta peur, la peur, celle qui survient au moment le plus inattendu, celle qui te met le gout amer de la mort éventuellement proche dans la gorge .
C'est amusant d'ailleurs ce topic, ça me fait remonter des souvenirs.
Quand j'étais gamin, c'était la peur viscérale de m’endormir, de plonger dans le néant.
Je me forçais, je luttais pour ne pas fermer les yeux. ![]()
bon moi ma peur c'est de pas me réveiller demain!
bonne soiré les gens!
et que votre peur soit l'arme de votre victoire! ![]()
La dernière, Caluc ?
Cet été, y pas longtemps, sur l'autoroute.
T'es à 130 et le type devant toi, à 100 mètres, pile.
Tu vois les feux arrières s'allumer, et le temps que toi t'appuie sur le frein, il te vient pas mal de truc dans la tête... ![]()
Syken, à ton âge, j'avais une peur maladive de la mort. J'avais surtout peur pour mon corps ! En fait, j'avais peur d'être cliniquement mort mais d'être toujours conscient ! Depuis ce temps-là j'ai toujours demandé à mes proches de me faire injecter un truc qui ne pardonne pas quand je serai mort. J'ai trop entendu parler de trucs zarbs comme des squelettes retrouvés dans de drôles de positions et j'imagine l'horreur de se réveiller avec six pieds de bonne terre Bretonne sur le ventre.
Maintenant, le problème est réglé puisque je compte me faire incinérer. Je considère que deux heures d'incendie sont préférables à plusieurs semaines/mois, quand c'est pas des années, d'horreur absolue sous la terre.
Quoique se réveiller dans le four, c'est pas mal non plus.
, donc, la p'tite piquouze létale tient toujours.
Bon, maintenant que je t'ai bien fait flipper, sache que plus on vieillit et moins on a peur.
Ou plutôt, la peur se transforme. On appréhende toujours beaucoup, bien sûr, mais c'est pas pareil, on est plus philosophe.
Je pense que mes collègues du +35 confirmeront. On a toujours peur du moment où il faudra y passer, mais y'a plus de panique comme quand on est très jeune. Et toi, ça te fera la même chose.
Sinon, comme plein de gens, j'ai eu peur de mourir plusieurs fois dans ma vie. C'est normal, en 58 ans, on s'expose forcément, même en étant le plus prudent possible.
Une fois, j'avais une dizaine d'années et je me suis fait prendre dans une sorte de baïne, ces pièges marins assez fréquents sur la côte atlantique depuis le 17 jusqu'au 64, en voulant venir en aide à ma cousine, elle même en difficulté. C'est mon grand-père, se jetant à l'eau à son tour, qui nous a sorti de là en nous calmant et nous montrant qu'il ne faut pas résister et se laisser entrainer. Finalement, la mer te rejette quelques centaines de mètres plus loin. Les gens qui se noient dans cette situation, c'est souvent parce qu'ils paniquent de s'éloigner de la côte. J'ai quand même eu très très peur.
Une autre fois, en Angleterre, en 79 après un concert, une embrouille avec quelques membres des Satan's Slaves, un gang de motards. Nous, on était que cinq et j'ai vraiment cru ma dernière heure arrivée quand les types sont revenus avec une trentaine de leurs potes, armés jusqu'aux dents pendant qu'on rangeait le matos dans notre van.
Heureusement, le patron de la boîte faisait lui-même partie des Hell's locaux (ce qu'on ignorait) avait déjà alerté ses potes dont le QG se trouvait à deux kms et cinq minutes plus tard, on avait une cinquantaine de renforts ... Ils nous ont escortés pendant une trentaine de kms, mais j'ai pas honte de dire que j'ai eu la trouille de ma vie !
Depuis, j'y pense à chaque fois que j'entends le morceau de Genesis "The Battle of Epping Forest" ^^. Ce genre d'affrontements à l'époque n'était pas rare en Angleterre et laissait souvent du monde sur le carreau.
Une autre fois, il y a une quinzaine d'années, je roulais entre La Rochelle et Rochefort sous une pluie battante et j'ai connement voulu doubler un poids lourd sur la 2X2 voies. Il pleuvait tellement qu'on aurait dit qu'il faisait nuit.
Alors que je remontais lentement le camion, (j'y voyais de moins en moins à cause des projections de flotte des roues du camion je me suis rendu compte que ce n'était qu'une remorque et qu'il y en avait donc encore au moins autant à doubler !
Je voyais plus le rail de sécurité ni le camion quand j'ai levé le pied de l'accélérateur.
Quand j'ai vu à nouveau les feux du cul de la remorque, je me suis bien sagement rangé derrière et j'ai attendu que ça se passe, mais, putain, ce que j'ai eu peur !
J'arrête là, je crois n'avoir jamais pondu un tel pavé ! ![]()
Plusieurs fois j'étais certain que c'était la fin et j'avais fini par l'accepter.
Dont trois fois pendant un patrouille sans retour possible là ou ceux qui me connaissent savent...je n'en dirai fonc pas plus sur ces fois là.
Puis deux fois en plongée. Une dans un saloperie de carriére ou mon débutant à décidé de faire surface sans prévenir par nuit noire, j'ai vidé mon bloque en le cherchant dans la vase par -30 m j'ai perdu mon cap puis la raison...je suis remonté sans palier quand j'etais à court d'air, ce con était sur le bord...je n'ai plus jamais plongé avec lui.
La deuxiéme fois c'était lors d'un profond sur épave en mer du nord, je me suis fait prendre par un boute de chalut dérivant qui avait accroché l'épave. Mon matos etait pris dedans et impossible de me décrocher seul. Mon binome ne s'est rendu compte de rien et a continué à descendre sans moi. J'étais à -44 m et le temps max a cette profondeur est de 10 minutes descente comprise. Une palanquée est passée pres de moi mais ils n'ont pas compris que j'avais un probléme. Faut comprendre aussi que la visu est de 2 metres. Quand mon ordi a commencé à biper pour me signaler de remonter j'ai pris la décision folle de me déséquiper et de remonter sans mon matos. Le dérive en surface est de 200m minute et j'aurais rien pour me signaler, je m'attendais à me retrouver seul en pleine mer du nord au mois de novembre. J'ai prié comme jamais déjà pour crever la surface. Allez vous calmer avec ça pour vous préparer à une apnée de 5 minutes dans le courant en relanchant votre air pour éviter la surpression pulmonaire sans savoir ce qui reste encore à faire!!!!!
Quand j'ai decidé qu'il était temps d'y aller mon binome venait de me retrouver, il m'a attrapé par une jambe alors que je venais de me donner une impulsion. J'ai terminé en tutant sur son bi 2 fois 10 aprés avoir décroché mon matos du filet. Aujourd'hui encore il s'excuse pour son manque de vigilence. C'est la seule et unique plongée ou je n'étais pas chef de palanquée.
Je ne fais confiance qu'à une seule personne sous l'eau. Une des plus grandes trouilles de ma vie.
Il n'y a pas un jour où je ne sois pas confronté à la peur... de l'avenir, surtout de ce qu'il adviendra de ma petite flo, sera-t-elle suffisamment armée dans la vie, pourra-t-elle un jour devenir suffisamment autonome, instruite, heureuse de vivre ? Des gens me disent que je dois faire mon deuil, d'autres que je dois toujours garder espoir... Moi je suis partagé entre ces deux tendances...
J'ai toujours aimé nager sous la surface de l'eau, mais jamais je n'ai plongé profond, apnée etc. J'ai toujours été sûr qu'il y a moyen de se faire de belles frayeurs ! ![]()