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Une équipe de recherche de l’Université du Michigan vient de tester cette hypothèse en comparant 15 espèces de lézards méditerranéens. Les études ont été menées sur le terrain et en laboratoire, en Grèce et dans les îles de la Mer Egée, considérant plusieurs habitats et plusieurs « combinaison » de prédateurs. D’après les observations, l’autonomie caudale varie substantiellement entre les populations étudiées et les résultats, publiés ce mois-ci dans la revue Evolution (1), confirment bien que les prédateurs sont en cause. Mais, pas n’importe quelle sorte de chasseurs ! Parmi tous les serpents, les rapaces et des mammifères comme les renards qui se nourrissent de lézards, c’est la présence des vipères qui expliquent le mieux les différences observées.
Effectivement, les vipères, surtout à leur stade juvénile, s’attaquent très fréquemment aux lézards. D’après l’équipe de chercheurs, il était donc logique que la proie ait évolué en fonction du caractère de son principal ennemi, c’est-à-dire, son venin mortel. Et c’est bien là que perdre sa queue s’avère des plus compétitifs. Une rapide autonomie caudale va empêcher le venin de se diffuser dans les organes vitaux. Le lézard y laissera peut être un morceau mais pourra sauver sa peau.
