Avec un tout petit peu d´avance, je peux affirmer sans trop me tromper que nous sommes une nouvelle fois lundi, jour commémoratif légal (de par ma propre initiative).
Il est de bon ton, aujourd´hui, de prétendre éprouver des sensations fortes à la pratique de certains jeux débordant d´effets spéciaux tridimensionnels, laissant pantelant le spectateur et soi-disant générateurs de frissons d´abomination plus réalistes que s´il s´était agi d´un fait vraisemblable. Les jeunes (particulièrement) en raffolent (au point d´en devenir consommateurs asservis), eux qui n´ont d´autre perception de la sensation forte que la chair de poule par temps frais.
Et bien, laissez-moi vous dire qu´à l´inverse des situations ou le quêteur (de sensation) se retrouve acculé par des multitudes de monstres, dragons, goules, morts vivants et toute autre exécration propre à vous faire dresser les cheveux sur la tête, il est une position bien plus déplaisante dans certains jeux pratiquant l´angoisse comme d´autres s´adonnent au saut à l´élastique : je fais allusion à la disparition totale d´une présence quelconque (c´était tout bête, mais encore fallait-il y penser).
Zork Nemesis nous entraînait, autrefois, sur les sentiers obscurs de l´égarement et de l´oppression à chaque fois renouvelée ou le joueur n´avait que ses propres sursauts d´effrois comme tout indice palpable de son intime isolement. Croyez-moi, pour peu qu´il vous reste une once de fibre émotive (sans qu´il soit besoin d´avoir recours à des artifices pour la simuler), ce jeu sera toujours capable de vous entraîner dans les abysses de l´épouvante personnelle. Evidemment, une pointe d´imagination n´est certes pas à mépriser pour y arriver, mais je vous fais confiance en la matière (on se connaît, n´est-ce pas ?)
Oui, Mesdames, oui Messieurs ! Il fut un temps ou ces sensations provenaient de l´intérieur de notre propre imagination et où nous n´avions aucunement besoin, en permanence, d´effusions sanguinolentes (telles que l´on peut en rencontrer actuellement sur nos écrans plats) pour s´échafauder l´illusion de sensations proprement subliminales.
Bon, alors si cela vous dit, je viens justement de retirer la boîte de l´étagère pour en faire l´épure, tel un cabotin attelé son œuvre.
Je vous fais, comme à chaque fois, la grâce de ne pas passer par ma page d´accueil (quoique certains devraient tout de même…) en vous fournissant directement l´adresse de ce monument de l´incontournable, faisant lui-même partie d´une saga déjà mythique :
http://rimaimbeur.jexiste.be/Page_106.html
J´en ai encore quelques-uns du meilleur cru dans mes cartons, mais ce sera pour une prochaine fois. Ne soyez pas impatients.