(oh, maman, désolé ! )
Tu restes tjr ma meilleure amie, protectrice, ma mère.
Je t'aime, sans toi, toute ma vie est fade et je ne saurai plus quoi faire
Je vénére ma mère, élevée dans la tendresse maternelle,
Jamais la belle bijouterie, la voiture haute de gamme n'a épaulé
Enfant gâté que j'étais, pleunichard, fort inquiétant, bcp se fout de ma gueule
Exposé à la méchanceté des profs, et des camarades, tu restes tjr ma meilleure amie
Me voilà blessé par mon prof l'ahuri, et traumatisé dans le climat hostile de l'école
Toi, ma protectrice, gardant dans ton étreinte affectueuse, tu es ma fierté
Sur la chaussée éclairée par la réverbère à incandescence, roule mon vélo,
Dirigeant vers mon petit appart, une petite maison de jadis
Toi, tu te tiens à la porte de la maison, tu suis mon ombre rapétissant dans l'horizon,
Pourquoi tes regards affectueux rivés sur mon dos ?
Le père se pète la câble, tu étais très gênée et avais peur de lui, ivrogne
Menacée de poings et des injures, c'est la dignité de grande thérère,
Tu te recroquevillais comme une boule, essayant de calmer le buveur
Larmoyante, tu nous prenais, nos frères et moi, dans tes bras chauds et frémissants
Je t'aime, toi, tu es la fierté de ma famille, tu es mon trèsor, mon Soleil
Ne meurs pas avant que je perde ma vie, sans toi, la galaxie se refroidit
Moi, la Mercure, envolée dans la lointaine de l'univers et ne reverrai jamais le jour
Le jour doux baignant la terre stérilisée de l'affection maternelle
Ebranlé dans le train qui va de l'Angers à Nantes, voilà le petit ruisseau de Fregorie
Le paysage idyllique, caressé de soleil de midi m'accueille en arborant un sourire radieux
C'est notre grand-papa, maman, il nous connaît bien, nous veillant tout le temps dans le train
Combien de fois nous avons vu notre grand-papa sauvage ? Je voyage seul maintenant.
Que le temps me revienne ! Milliers de jours doux mis dans le passé, le temps infusé
Le charcutier désagréable, le serveur de petit café, le chef de gare, la bonne de mon camarade
L'infirmière de l'hôpital d'Angers, le bouquiniste, le coiffeur, commerçant de chaussures....
Tout se dissipe et la modernité a mangé notre vieux quartier.... Maudite la rénovation...!
Ma mère, pardonne-moi pour mes échecs à répétitions, j'ai gâché ma vie, mais gâché ta vie aussi !
Toi, galérant avec ta tarte aux pommes à la salle de cuisine, toi, fidèle à l'obligation de mère,
Toi, tu souhaitais ma réussite, mon bonheur, et moi, qui t'a trahit la confiance, désolé, désolé, maman
Ne meurs pas, je vais rattraper mes retards, je ferai de bons commerces et réussirai, maman, ne pars pas
Avant que je devienne ton fils honorable, moi, je veux être ton étoiles, ta lune, je resterai à vie à ton côté