Nouvelle fournée PS4 avec KILLZONE SHADOWFALL
Je reste étonné que l'on puisse qualifier un jeu de vitrine technologique sur le line-up de lancement lorsque celui-ci, un an après, n'est plus totalement une gifle graphique. Je l'ai pris car il était pas cher et car j'étais sensé m'en prendre plein les mirettes.
Bon, au moins je me suis pas ruiné... 
NON, graphiquement je ne suis pas bluffé. La faute principalement à un frame rate qui n'est pas capable de rester en 60fps constant. Résultat, j'ai l'impression d'un bon lifting d'un jeu qui serait sorti d'abord sur PS3. Ça commence bien les amis.
Le jeu passe son temps à être mi-figue mi-raisin. Ça se prend en main facilement, cela va de soi. Mais l'interface a du mal à convaincre. La faute à la présence permanente sur le réticule des informations relatives au drone volant qui vous suit :
Celui-ci peut servir d'attaquant, de tyrolienne, d'arme électromagnétique etc. On a donc toujours un logos blanc près du viseur. Détail qui m'a gonflé. De plus, ce drone aide trop le joueur.
On ne peut porter que deux armes là où il aurait été bien plus sympa de pouvoir en porter 2 de plus histoire de varier les plaisirs. Nous sommes là dans un jeu typé SF qui nous met ce réalisme des 2 armes à porter. A part de la lourdeur, je vois pas ce que ça apporte.
Heureusement, certaines armes ont deux modes de fonctionnement.
Pas cool les armes imprécises qui balancent beaucoup de balles alors qu'on évolue sur des cartes, pourtant très linéaires, assez grandes pour que le piou piou ne serve plus à rien au delà de 15 mètres.
J'ai adoré les documents audio à glaner ça et là. J'étais tellement ignorant de la PS4 que j'ignorais que la manette avait un haut parleur. On entend donc ces petits documents depuis sa manette, c'est con mais c'est frais et la première fois, ça m'a fait rire.
L'histoire est moyenne. La faute à un pitch ubuesque : "après avoir niqué la planète des méchants, ben on veut quand même bien de leur sales tronches en leur donnant la moitié de la planète des gentils
"
Franchement de qui se moque-t-on ? Le grand moment est celui du tout début du jeu où les méchants, sur la planète des gentils hein, se donnent le droit de tuer à foison tout les gentils qu'ils doivent normalement expulser de leur côté de la planète. Que de trucs de série Z comme ça durant le jeu... bref.
En revanche, c'est pas trop manichéen, un bon point.
Multi et co-op : pas testé.
En bref, on s'amuse gentiment mais cette licence, bien que truffée de bonne intention, ne sera jamais un halo killer. J'avais pourtant cru que cet étendard made in Sony allait distribuer les claques. Tant pis. Je préfère retourner sur METRO 2033 