Assassin's creed IV.
Bon, alors les choses sont claires dès le départ, on met de côté les conneries fantastico-mystiques de feu Desmond, perso encore moins charismatique que Pacman pour se retrouver avec une histoire présente grotesque certes, mais moins chiante. C'est pas interessant à suivre, tout comme avec Dédé mais au moins les dév' n'ont pas cherché à nous emmerder avec ça.
Le coeur du jeu c'est comme toujours dans l'animus qu'on le trouve et là, niveau immersion et univers qui dépote, les pirates c'est vraiment ce que j'adore. Enfin un vrai jeu du genre où le rhum, les femmes, les pillages et autres caractéristiques sont au centre du titre.
Bien sûr, on s'eloigne encore plus du premier titre avec ce quatrième épisode : alors que tuer un homme était un acte qui demandait réflexion, préparation, et qui avait un sens pour Altair, la saga a vite fait de l'assassinat une action banale, comme dans tout jeu. Il est évident qu'en incarnant un pirate, on allait devoir trancher, découper, entailler, empaler à tout va ces pauvres Anglais ou Espagnols qui ont pour seul tort de transporter des richesses convoitées.
Autant, l'histoire américaine m'avait quelque peu ennuyé, autant là, j'accroche pleinement. On retrouve grosso modo (non Fry, je ne parle pas de toi
) le même système de combat naval que dans le troisième épisode, en plus poussé tout de même, et une liberté de circulation jamais atteinte encore dans un AC. Un "vrai" open world, ou presque (certaines zones demeurent inaccessibles).
On peut maintenant, tipiak oblige, aborder un vaisseau endommagé pour se livrer au charcutage de masse.
Ajoutons à cela des nouveautés récupérées sur le dernier far cry, la confection d'objet notamment (comme Foum l'a mentionné) et toujours le dépeçage qu'Ubisoft avait exploité dans le précédent épisode ainsi que dans Far cry 3 aussi (fortement "inspiré" par RDR en fait).
On peut aussi se livrer à la chasse à la baleine, requin ou épaulard, offrant ainsi de la variété dans l'histoire ; prendre d'assaut des forts ; chercher des trésors grâce à des cartes (recoucou RDR !) ; trouver des fragments d'animus ; récupérer des objets mayas après avoir résolu une euh...énigme (!) pour je-ne-sais-encore quelle raison ; aider des assassins dans le but de se voir offrir des clés permettant d'acquérir une tenue de templier ; effectuer des missions d'assassinat ; effectuer des missions de combats navals (et non pas navaux hein) ; piller des entrepôts après avoir trouvé le garde qui possède la clé ; plonger pour fouiller des épaves englouties ; chopper des partitions histoire d'apprendre de nouveaux chants à son équipage (certaines chansons sont bien sympas d'ailleurs, bon elle reste en tête un moment parfois, ça peut aussi être lourd à la longue
) etc...
Graphiquement, c'est le plus beau AC. Certains décors sont juste splendides et le rendu visuel de l'eau est magnifique.
Niveau gameplay, là c'est un peu décevant quand même : dans des endroits étriqués comme le pont d'un bateau (sachant qu'une bonne partie du jeu se déroule là), difficile de se mouvoir avec précision quand ton perso s'accroche là où tu voulais juste frapper un ennemi. On peut aussi pester contre ces maudits requins qui t'attaquent quand tu nages au milieu d'une épave à la recherche de trésor.
Les phases dites "d'infiltration" sont moins pénibles qu'avant par contre. On n'est pas désynchronisé pour un rien même si c'est toujours un système à la con, ça reste plus permissif bien que très imparfait. En fait, le secret c'est de se faire à la bêtise artificielle ennemie. Leur connerie devient prévisible à force, suffit de réfléchir "différemment", penser autrement, ne pas oublier que ce n'est qu'un jv. 
Et encore une fois je rejoins Foum : c'est quoi cette idée de ne pouvoir se cacher que dans la végétation ??
Un jeu bien prenant donc, avec toujours autant de soin apporté par les dév' sur le côté immersif, la crédibilité historique, le background, les décors...
Ceci-dit, l'histoire templiers/assassins, pour ceux que ça interesse devient anecdotique. Pas sûr que ça soit une si mauvaise chose au final.
Bon allez, je largue les amarres.
Hissez la grande voile, matelots !
http://www.youtube.com/watch?v=q-O-78QLLWg