J'ai fini Prince of persia (2008)
Bon, finalement, ce "nouveau" prince a un caractère qui me plaît bien, déroutant au début mais il faut reconnaître qu'il y a quelques répliques plutôt bien senties.
Niveau gameplay, c'est juste super chiant : à trop prendre le joueur par la main, Ubisoft a rendu son jeu exaspérant. En effet, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que le perso fasse l'action souhaitée (comme dans Assassin's creed). Il est donc question de timing pour effectuer les sauts au bon moment et là, attention, car si on dévie de quelques centimètre du chemin prévu par les développeurs, notre comparse féminine vient nous sauver, même lorsque ce n'est pas nécessaire. Peu de liberté donc, même si on peut choisir l'ordre dans lequel effectuer les quatre niveaux du jeu.
Il est possible (euh, c'est même obligatoire en fait) d'acquérir des pouvoirs, qui serviront pour franchir certains endroits et par conséquent progresser dans le niveau. Pourquoi pas, si ces pouvoirs étaient intéressants à jouer. Dans les faits, il y a un pouvoir qui permet de courir sur les murs et trois autres similaires qui permettent de voler à travers les pièces.
Là aussi, le gameplay est pénible : on nous demande parfois d'anticiper (ok, pas de problème) mais aussi de prédire (et là, je n'ai pas de boule de cristal) les divers obstacles qui se dresseront devant vous. Bien sûr en cas d'echec, toute la séquence est à refaire et il faut prier pour que l'intuition concernant la position de l'obstacle suivant soit la bonne.
Côté combat, on est loin de ceux de la trilogie sur ps2 où l'on affrontait des hordes d'ennemis, au-dessus desquels on pouvait se prendre pour le roi des acrobates et occire nos ennemis avec style.
Ici, les combats sont en un contre un et cela offre de jolis moments. Plus techniques, demandant de maîtriser le contre, bien mis en scène, dynamiques, avec des actions contextuelles dosées comme il faut, c'est un bon point du jeu. Dommage que le peu d'ennemis (quatre boss que l'on combat quatre fois chacun) limitent celui-ci à de la plate-forme. Car c'est ce que l'on fera la plus grande partie du temps et malheureusement ces phases sont banales, peu inspirées...
Il y a bien quelques (ouais enfin deux ou trois) enigmes (c'est un bien grand mot) mais rien de bien transcendant non plus.
Au final, c'est donc une aventure plaisante, grâce à un joli enrobage graphique, une bande-son qui se tient et des répliques sympas entre les deux héros, mais qui devient lassante voire pénible lors de certaines phases, à cause d'un gameplay liberticide. Je retiendrai des combats plaisants à jouer et à regarder, mais j'oublierai l'histoire trop quelconque.
A noter au début le petit clin d'oeil à Farah, la princesse des sables du temps, qui m'a fait esquisser un petit sourire.