J'ai commencé Dishonored.
Après les excellentes critiques lues ça et là, je m'attendais à un très bon jeu. Après les premières minutes, je suis un peu resté sur ma faim.
En premier lieu, l'aspect graphique : les décors semblent parfois un peu trop vides, peu de personnalité. Il ne faut pas non plus s'attarder sur les textures (et attendre en vain qu'elles se chargent, elles sont au max !), franchement vilaines.
Concernant la bande-son, pas grand-chose à dire sur les voix (si ce n'est que j'ai une préférence pour les versions françaises (à part dans RDR où je n'ai pas ressenti ce besoin), dommage qu'il n'y en ait pas). On peut regretter que les musiques se limitent à quelques notes de piano jouées, par contre c'est un aspect sympa, elles se déclenchent en fonction du cours du jeu.
L'histoire : on incarne un garde du corps qui a mal gardé un corps, puisque l'impératrice qu'il devait protéger meurt sous ses yeux et sous ceux de sa fille, la dauphine. Cette dernière se fera, pour couronner le tout (ouais il y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester couché), enlevée par les assassins de sa moman. On se voit accusé du meurtre, alors qu'en fait on a juste mal fait son boulot. Tout ceci est un complot etc etc...je vais pas tout raconter non plus, de toute façon j'ai pas encore fini. J'ajouterai que la peste sévit dans la ville...
Bon, là, on se dit "bah il n'a pas l'air terrible ton jeu". Sauf qu'on n'a pas encore parlé du coeur du jeu : le gameplay. Aaaaaahhh ! Là, par contre c'est autre chose. Un joli mélange de Thief et de Bioshock.
On possède dans sa main droite une épée, dans la main gauche, on peut s'equiper d'une arme à feu, arbalète (et carreaux en tous genres), mais surtout de pouvoirs. Parmi ces pouvoirs, on peut ainsi se déplacer très rapidement, voir à travers les murs, ralentir le temps (et l'arrêter après amelioration), ou bien encore "posséder" (genre exorciste hein, c'est pas les sims) un animal (chien, rat...) ou un humain au niveau supérieur etc...Pratique pour s'echapper (ils courent vite les chiens) ou se faufiler (un rat c'est petit). Par contre, faut eviter de traîner autour des gardes qui ont pour habitude d'ecraser les rats.
La principale caractéristique de Dishonored est que l'on peut y jouer comme on en a envie. Bourrin pour les plus pressés (mais le jeu perd son interêt), et tuer tout le monde, ou se la jouer mode infiltration "à la thief". Et combiner les différents pouvoirs et armes (ainsi que les pièges) se révèle réellement plaisant, tant les possibilités offertes paraissent sans limites. On nous offre la liberté de finir les missions à notre guise aussi bien par le chemin à prendre (passer par la porte après avoir voler les clés, ou par les toits ou bien encore les egouts parfois) que dans la manière de tuer (ou pas d'ailleurs). Pirater ou détruire des systemes de securité peut aussi s'avérer très utile.
En progressant dans le jeu et en débloquant de nouveaux pouvoirs, on découvre de nouvelles manières de progresser.
La ville étant infestée par la peste, laisser un corps à proximité de rats, c'est leur offrir un bon repas gratos. Et plus on laisse de cadavres, plus on attire les rats qui sont très agressifs en groupe.
Bref, un jeu aux aspects "old-school" qui peut rebuter au premier abord, mais qui, si l'on sait passer outre la relative banalité visuelle et scénaristique à le mérite de proposer un gameplay bien éloigné des traditionnels "couloirs" dans lesquels on nous prend la main.
(damned, je voulais juste écrire trois lignes
)