Ok, fini Gears of war : E-Day.
Bon, dans mon précédent post, je parlais de ne pas avoir de séquences marquantes, il y a la scène de l'aérodrome qui est assez plaisante quand même. J'ai apprécié aussi lorsque les personnages découvrent pour la première fois des ennemis désormais familiers : Reavers, Tickers, Boomers, Corpsers, Brumak...
Je ne vais pas répéter ce que j'ai déjà dit, je vais expliquer pourquoi mon enthousiasme est vite retombé au fil des heures.
Déjà, ils nous ont remis des éléments de tower defense au beau milieu de la campagne, des chapitres au cours desquels on doit poser des barbelés, des mines, des tourelles, des leurres etc avant l'arrivée de vagues locustes. 
Passons sur cette idée que je trouve très mauvaise.
On sent que The Coalition a voulu jouer sur la fibre nostalgique des joueurs de la première trilogie. L'intention est louable, un retour aux sources, ok.
Sauf qu'ici, ça signifie retrouver des séquences déjà vues : tirer sur des Reavers sur un train de marchandise en mouvement (Gears 1), traverser un hôpital (Gears 2), traverser un hôtel de luxe (Gears 3), se retrouver sur un bateau qui tangue et devoir éviter des caisses (Gears 3), bref, un recyclage d'idées trop souvent présentes (je ne parlerai pas du fait qu'on passe une bonne partie du temps en pleine ville, comme dans le premier Gears notamment, car ça a du sens pour l'histoire) et très peu d'innovations en termes de décors.
Le boss final fait indéniablement penser à Raam, le boss du premier Gears...
Là où dans Gears of war 2, on avait des situations et des lieux très divers : hôpital, montagne, grottes souterraines, tunnels, intérieur d'un ver géant, centre de recherche, on est sur un derrick de forage, on pilote un char Centaure, on dirige une barge de transport locuste, on chevauche des Reavers, et même un Brumak !!! (bon, pour quelqu'un qui ne connaît pas la licence, ces points d'exclamation n'auront aucun effet) Chaque chapitre est identifiable. Sur ce point, E-Day ne fait pas le poids.
Ajoutons à cela les allers-retours, et des séquences sur un pont qui reviennent également plusieurs fois, on reste sur notre faim.
La saga reposait initialement sur le cliché des héros ultra-beaufs et bodybuildés qui jurent comme des charretiers entre chaque rafale, avec des blagues totalement idiotes.
Dans E-Day (et depuis que The Coalition a repris la licence), c'est très pauvre à ce niveau, il y a bien une histoire de k..ouille volante, mais la vanne est répétée trop souvent, et c'est la seule notable...
Lorsque Lucas (un des deux Gears qui accompagne Marcus et Dom) tente de dire une connerie, Mags (l'autre Gears qui nous accompagne) répond : "t'es sérieux là ?", et ce à plusieurs reprises. WTF ?
On va éviter de parler de Mags, c'est une femme 
Alors que dans les trois premiers Gears, il n'y a aucune femme soldat (dans le lore d'origine, les femmes intègrent les Gears lorsque la CGU, des annéés plus tard, manque d'effectifs), ici, elles sont bien présentes.
Evidemment, modernité oblige, Mags est homosexuelle. C'est suggéré, mais du coup ça n'apporte rien à l'histoire, si ce n'est que, après avoir féminisé la licence la plus testostéronée de Microsoft, ça donne l'impression de vouloir cocher des cases plutôt que d'assumer pleinement le côté bourrin et no-brain, style "film d'action des 80's" des premiers épisodes.
Ah, damned, j'ai parlé de Mags !
Au final, je suis mitigé. Oui, le jour de l'émergence est bien mis en scène, on découvre avec plaisir ces litres de sang déversés avec horreur les massacres et l'effroi des humains face à l'arrivée des locustes. Oui, c'est violent, oui, incarner de nouveau Marcus donne le sourire, oui découvrir davantage la relation entre Marcus et Dom est agréable, mais... bordel ! on a le sentiment que The Coalition s'est retrouvé le...derrière (
) entre deux chaises, entre désir de retrouver l'ADN de la série et besoin de modernité.