En fait j´en remet un, parce qu´après je ne serai plus là pendant de longs mois...je vous laisserai tranquilles, rassurez vous!!!
Il s´agit d´un texte de Khalil Gibran sur les enfants, que je trouve vraiment magnifique de justesse! Avis aux parents!!
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l´appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu´ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d´être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s´attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L´Archer vise la cible sur le chemin de l´Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l´Archer vise la joie.
Car de même qu´Il aime la flèche qui vole, Il aime également l´arc qui est stable.
Salut les gens
Dites juste pour rappeler que j´apprécierai assez que vous évitiez le blabla ici sauf si vous mettez une citation avec et aussi que je ne veux que des citations littéraires, donc pas d´acteurs et consorts ; )
La neige et la graine
La neige apporta le sommeil dans ses mains tranquilles
" l´oubli est doux, dit-elle, endors-toi."
Et la graine se mit à hurler :
" Ô neige étrange, je redoute ton étreinte ! "
Avant de cesser de pousser.
Mais quand le printemps vint exiger sa ration de verdure
Cette vie enfouie dut sortir à la lumière
Et elle suppliait le ciel aux ardents rayons
Alors la graine se rappela la nuit
Et remercia la neige.
( Thomas Burnett Swann)
tu pars facette ? ![]()
quel ras-bas joie ce vil ![]()
Cali, tu ne sais pas lire ?
Oueshing up!
" Dans nos sociétés en mouvement,les retards donnent quelque fois de l´avance."
J.P Sartrus.
vil.
j´aime beaucoup ton pic et pour le plaisir je mets des poèmes.
Les Chimères
Par Gérard de Nerval
El Desdichado
Je suis le ténébreux, - le veuf, - l´inconsolé,
Le prince d´Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie élancolie élancolie.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m´as consolé,
Rends Rends-moi le Pausilippe et la mer d´Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s´allie.
Suis Suis-je Amour ou Phébus ? ... Lusignan ou Biron ?
Mon fron front est rouge encor du baiser de la reine;
t J´ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...
Et j´ai deux fois vainqueur traversé l´Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d´Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Myrtho
Je suis le téné ténébreux, breux, - le veuf, - l´inconsolé,
Le prince d´Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie Mélancolie.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m´as consolé,
Rends Rends-moi le Pausilippe et la mer d´Italie d´Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s´allie.
Suis Suis-je Amour ou Phébus ? ... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine;
J´ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...
Et j´ai deux fois vainqueur traversé l´Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d´Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Horus
Le dieu Kneph en tremblant ébranlait l´univers :
Isis, la mère, alors se leva sur sa couche,
Fit un geste de haine à son époux farouche,
Et l´ardeur d´autrefois brilla dans ses yeux verts.
« Le voyez voyez-vous, dit dit-elle, il meurt, ce vieux pervers,
Tous les frimas du monde ont passé par sa bouche,
Attachez son pied tors, éteignez son oeil louche,
C´est le dieu des volcans et le roi des hivers !
« L´aigle a déjà passé, l´esprit nouveau m´appelle,
J´ai revêtu pour lui la robe de Cybèle...
C´est l´enfant bien bien-aimé d´Hermès et d´Osiris ! »
La déesse avait fui sur sa conque dorée,
La mer nous renvoyait son image adorée,
Et les cieux rayonnaient sous l´écharpe d´Iris.
Antéros
Tu demandes pourquoi j´ai tant de rage au coeur
Et sur un col flexible une tête indomptée;
C´est que je suis issu de la race d´Antée,
Je retourne les dards contre le dieu vainqueur.
Oui, je suis de ceux ceux-là qu´inspire le Vengeur,
Il m´a marqué le front de sa lèvre irritée,
Sous la pâleur d´Abel, hélas ! ensanglantée,
J´ai parfois de Caïn l´implacable rougeur !
Jéhovah ! le dernier, vaincu par ton génie,
Qui, du fond des enfers, criait : « O tyrannie ! »
C´est mon aïeul Bélus ou mon père Dagon...
Ils m´ont plongé trois fois dans les eaux du Cocyte,
Et, protégeant tout seul ma mère Amalécyte,
Je ressème à ses pieds les dents du vieux dragon.
Delfica
Le connais connais-tu, Dafné, cette ancienne romance,
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l´olivier, le myrte, ou les saules tremblants,
Cette chanson d´amour qui toujours recommence ? ...
Reconnais Reconnais-tu le Temple au péristyle immense,
Et les citrons amers où s´imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l´antique semence ? ...
Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours !
Le temps va ramener l´ordre des anciens jours;
La terre a tressailli d´un souffle prophétique...
Cependant la siby sibylle au visage latin
lle Est endormie encor sous l´arc de Constantin
- Et rien n´a dérangé le sévère portique.
Le Christ aux Oliviers
I
Quand le Seigneur, levant au ciel ses maigres bras,
Sous les arbres sacrés, comme font les poëtes,
Se fut longtemps pe perdu dans ses douleurs muettes,
rdu Et se jugea trahi par des amis ingrats,
Il se tourna vers ceux qui l´attendaient en bas
Rêvant d´être des rois, des sages, des prophètes...
Mais engourdis, perdus dans le sommeil des bêtes,
Et se prit à crier : « Non, Di Dieu n´existe pas ! »
eu Ils dormaient. « Mes amis, savez savez-vous la nouvelle ?
J´ai touché de mon front à la voûte éternelle;
Je suis sanglant, brisé, souffrant pour bien des jours !
« Frères, je vous trompais : Abîme ! abîme ! abîme !
Le dieu manque à l´autel où je suis la victime...
Dieu n´est pas ! Dieu n´est plus ! » Mais ils dormaient toujours ! . ..
II
Il reprit : « Tout est mort ! J´ai parcouru les mondes;
Et j´ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés,
Aussi loin que la vie, en ses veines fécondes,
Répand des sables d´or et des flots argentés :
Partout le sol désert côtoyé par des ondes,
Des tourbillons confus d´océans agités...
Un souffle vague émeut les sphères vagabondes,
Mais nul esprit n´existe en ces immensités.
En cherchant l´oeil de Dieu, je n´ai vu qu´une orbite
Vaste, noire et sans fond, d´où la nuit qui l´habite
Rayonne sur le monde et s´épaissit toujours;
Un arc arc-en en-ciel étrange entoure ce puits sombre,
Seuil de l´ancien chaos dont le néant est l´ombre,
Spirale engloutissant les Mon Mondes et les jours !
des III
« Immobile Destin, muette sentinelle,
Froide Nécessité ! ... Hasard qui, t´avançant
Parmi les mondes morts sous la neige éternelle,
Refroidis, par degrés, l´univers pâlissant,
« Sais Sais-tu ce que tu fais, puissance originelle,
De tes soleils éteints, l´un l´autre se froissant...
Es Es-tu sûr de transmettre une haleine immortelle,
Entre un monde qui meurt et l´autre renaissant ? ...
« O mon père ! est est-ce toi que je sens en moi moi-même ?
As As-tu pouvoir de vivre et de vaincre la mort ?
Aurais urais urais-tu succombé sous un dernier effort
« De cet ange des nuits que frappa l´anathème ? ...
Car je me sens tout seul à pleurer et souffrir,
Hélas ! et, si je meurs, c´en`t que tout va mourir ! »
IV
Nul n´entendait gémir l´éternelle victime,
Livrant au monde en vain tout son coeur épanché;
Mais prêt à défaillir et sans force penché,
Il appela le seul - éveillé dans Solyme :
« Judas ! lui cria cria-t-il, tu sais ce qu´on m´estime,
Hâte Hâte-toi de me vendre, et finis ce marché :
Je suis souffrant, ami ! sur la t terre couché...
erre Viens ! ô toi qui, du moins, as la force du crime ! »
Mais Judas s´en allait, mécontent et pensif,
Se trouvant mal payé, plein d´un remords si vif
Qu´il lisait ses noirceurs sur tous les murs écrites...
Enfin Pilate seul, qui veillait po pour César,
ur Sentant quelque pitié, se tourna par hasard :
« Allez chercher ce fou ! » dit dit-il aux satellites.
V
C´était bien lui, ce fou, cet insensé sublime...
Cet Icare oublié qui remontait les cieux,
Ce Phaéton perdu sous la foudre des dieux,
Ce bel Atys meurtri que Cybèle ranime !
L´augure interrogeait le flanc de la victime,
La terre s´enivrait de ce sang précieux...
L´univers étourdi penchait sur ses essieux,
Et l´Olympe un instant chancela vers l´abîme.
« Réponds ! criait César à Jupiter Ammon Ammon,
Quel est ce nouveau dieu qu´on impose à la terre ?
Et si ce n´est un dieu, c´est au moins un démon... »
Mais l´oracle invoqué pour jamais dut se taire;
Un seul pouvait au monde expliquer ce mystère ?
Celui qui donna l´âme aux enfants du limon.
Vers dorés
Homme, libre penseur ! te crois crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l´univers est absent.
Respecte dans la bête un esprit agissant
Chaque fleur es est une âme à la Nature éclose;
t Un mystère d´amour dans le métal repose;
« Tout est sensible ! » Et tout sur ton être est puissant.
Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t´épie :
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais pas servir à quel quelque usage impie !
que Souvent dans l´être obscur habite un Dieu caché;
Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s´accroît sous l´écorce des pierres !
Y en a qu´on pas tout compris . ...
Vil-e-Coyote
Posté le 18 juillet 2005 à 23:49:09 Avertir un administrateur à propos de ce message !
. . les livre
Si vous voulez mettre une phrase, un passage d´un auteur que vous aimez, c´est ici que ça se passe ; )
. . . je parle ici de phrase tirées des livres et des auteurs que l´on apprécie.
pour les poème entiers y a déjà un topic ! !
Là il me semble qu´il est demandé des extraits . .. ou des phrases . .. !
" On rencontre parfois, dans la vie, des individus à part, qui ne font pas comme les autres, et qui sont exceptionnels."
Maxime Chattam dans les remerciement de son livre " In tenebris" . ..
Bah un poème de temps en temps, ça ne fait pas de mal petite grenouille... tant que ça ne devient pas un topic exclusivement de poème ; )
" Il connaît l´univers et ne se connaît pas."
( Jean de La Fontaine)
" Encore des fous qui passent...
Ils vont on ne sait où...
Et nous suivrons leurs traces
S´ils sont plus fous que nous..."
( Maurice Maeterlinck)
" Aimer beaucoup, comme c´est aimer peu! On aime, rien de plus et rien de moins."
( Guy de Maupassant)
" C´est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde."
" Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c´est le seul moyen de prouver qu´on a une pensée libre et indépendante."
" Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu."
( Toutes de Boris Vian)
. .. les huitres ! !!
http://www.baycriscuisine.com/modules/bamagalerie3/galerie/aan.jpg
Désolée
je ne recommencerai plus . . .
[..]
A l´ombre des lauriers et des cerisiers roses
Les tourtereaux rêveurs qu´endort le lourd midi
Roucoulent leur amour aux corolles mi-closes.
Et le long des degrés de porphyre des cours
Tintent les cordes d´or des lentes mandolines
Sous les doigts indolents d´un choeur de troubadours.
Stuart MERRILL
Et un petit morceau choisi :
[..]
De l´amour qui me berce en ses vives ardeurs !
J´en connais tous les charmes ;
J´en ignore les larmes,
Et toujours en riant, je vais de fleurs en fleurs
[..]
Jules VERNE
un morceau de thriller qui m´a fait tourner en bourrique pendant près de 500 pages . ..
! !
" Caliban Dominus noster
In nobis vita
Quia caro in tenebris lucet
[...]
-- il est écrit: " Caliban est notre Seigneur, en nous est la vie, car la chair luit dans les ténèbres."
[...] il murmura en songeant aux paroles de la Bible :
-- Ils sont légion."
In Tenebris ( Maxime Chattam) . ..
! !
Une derniere pour la route ^^
" Ca, c´est la vraie vie, bonhomme. Pas de règles, pas de responsabilités et surtout pas de soucis ! "
Le roi lion . ... bah quoi ? ?
!
" L´animosité entre deux personnespeut naître d´un rien, il suffit parfois d´un coup d´oeil, ou d´une poignée de mains, tout est dit, la méfiance crépite, à moins que ce ne soit le contraire, on est conquis.
Qu´importe si elle est belle, spirituelle, irrésistible, rien n´y fait, cette personne nous déplait d´instint."
( Jonathan Carroll/Le pays du fou rire)
" L´automne passait, sans joie ni gloire, sur la ville. Il est possible qu´au-dehors des remparts il dorât les bois, feutrât les chemins creux de jonchées moelleuses et douces à la marche, qu´il soutirât l´hymne de la fécondité à la harpe des vergers et qu´il semât à généreuses poignées de mains les sains et robustes plaisirs, mais une fois dans la cité des hommes il se montrait avare de largesse et de sourire.
Les façades pleuraient, hantées d´immenses chagrins ; un bruit aigre d´eau courante emplissait les rues ; derrière chaque porte, chaque fenêtre, une main fantôme s´impatientait au gré des rafales.
Les arbres exilés sur les mails et les avenues n´étaient plus que des grêles tracées au fusain et les feuilles mortes acquéraient, au caprice du vent, un maléfique pouvoir de mains à gifles.
Les cheminées armoriées de Malpertuis crachaient de puissantes colonnes de fumée dans l´air gris, car dans toutes les chambres ronflaient de vastes feux de bûches et de charbon de terre."
( Jean Ray/Malepertuis)
« Un pont se dressait devant eux, au-dessus du marécage, et une silhouette vêtue de noir attendait au pied de l’arche. Elle portait les habits noirs d’un moine dominicain. Sa peau avait le brun profond du vieil ébène. C’était un homme de haute taille et il tenait un bâton aussi haut que lui.
- N’avancez pas, lança-t-il. Déclinez vos noms et qualités.
- Je suis Dame Porte, répondit Porte. Je suis la fille de Portico, de la Maison de l’arche.
- Je suis Chasseur. Je suis garde du corps.
- Richard Mayhew, fit Richard. Je suis trempé. »
( Neil Gaiman/Neverwhere)
« La jeune fille qui, il s’en aperçut, avait réussi à engloutir la plupart des fruits que Richard avait emportés avc lui, termina la banane et hésita. Puis elle esquissa un sourire et prononça un mot qui ressemblait beaucoup à Anesthésie.
- J’avais faim, expliqua t-elle.
- Ah oui. Et bien, moi aussi, j’ai faim.
Elle jeta vers les petits feux de l’autre côté de la salle. Puis elle reporta son attention vers Richard. Elle sourit à nouveau.
- Et le chat ? Vous aimez ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit Richard, j’aime beaucoup les chats.
Anésthésie parut soulagée.
- La cuisse ? demanda-t-elle. Ou les côtelettes ? »
( Neil Gaiman/Neverwhere)
" N´est pas mort ce qui à jamais dort et au lond des ères peut mourir même la mort."
( H.P. Lovecraft)
" La Mort faisait remarquer qu´elle utilisait encore la faux, a la maniere artisanale, alors que les Morts des autres mondes était déja passée a a moissoneuse batteuse"
( Terry Pratchett/Annales du Disque-Monde)
( Sous le coup d´un choc, c´est comme ça parfois : on se retrouve éjécté d´un rêve de vie douillette comme un pilote d´avion de combat, on est envahi par une overdose de réalité brutale, et l´esprit refuse de s´ajuster à la situation; on tombe en chute libre en espérant que tot ou tard le parachute s´ouvrira"
( Stephen King/Rage)
C´est spéciale comme genre, ce que fait Jean Ray, je crois que j´arriverais pas à lire un de ses livre en entier...
" ______Vous qui aimez...
__Vous qui aimez la mort, vous qui vous repaissezdu spectacle de la mort " esthèque", je vous hais. Le sang vous dégouline des babines, vous êtes hideux et con. Je vous hais.
__Je rêve d´être au beau milieu d´une de vos arènes, à plat ventre derrière une mitrailleuse lourde, et de crever bien à l´aise vos paillasses pleines de merde et de fantasmes cradingues, de faire gicler la pourriture et la trippaille... Et puis je me secoue, je me rappelle que je ne sais même pas sur quel machin appuyer pour faire cracher une mitrailleuse, et je me dis que vous rigoleriez vos rires dégueulasses de me voir là, à plat ventre comme un con, et me jetteriez vos épluchures de cacahouètes, et qu´on me traînerait par les pieds, la gueule dans le sable, et que vous gueleriez impatiemment " Toro! Toro! " ... Et bon, vous avez gagnez. Les cons gagnent toujours. Ils sont trop."
( François Cavanna - Coups de sang)
j´aurrais aimé mettre un autre auteur, mais dans ma faible culture littéraire, celui-ci est le meilleur...
" _____________Pureté_____________
___Mais, nom de dieu, cessez de nous parler de lessives, de savons, de rides, de crème à raser, de shampooings, de cors aux pieds, de papier-cul, de matelas, de margarine, de trouille de grossir, de trouille du Sida, de pneus antidérapants, de cotiser pour ne pas crever à l´asile des vieux... Cessez de nous jeter à la gueule nos petits problèmes emmerdants, de nous rappeler obsessionnellement ce qu´il fait si bon oublier, de temps en temps, par exemple le soir, quand nous essayons de nous délasser devant la télé.
___Que penseront de nous, de notre civilisation, les archéologues de l´avenir, si toutefois il y a un avenir et des archéologues dedans, de cette obsession de pureté : chiottes étincelantes, aisselles inodores, linge plus blanc que le blanc, eau pure de nos cellules, carrelages et parquets à se mirer dedans... et des colossales montagnes de déchets qui feront que la couche géologique correspondant au dernier quart du vingtième siècle occupera à elle seule une épaisseur plus grande que cellequ´occupent les trente millions d´années des roches de l´ère quaternaire?
___Notre civilisation : une jolie fille, pomponnée et maquillée, assise sur un tas de merde.
___Et sur un tas de cadavres : ceux des peuples crevant de faim et de misère, ceux des animaux assassinés, torturés, pour notre confort, pour notre gourmandise, pour nos caprices."
( François Cavanna - Coups de sang)
" Au chant des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l´enfer allumé dans ton coeur?"
Baudelaire ( Les fleurs du mal)