Euh...ben les miennes aussi alors ! ![]()
« Il se sentait alors de taille à tout faire, et à d´autres moments il était capable de tout oublier et de rêver avec un attendrissement et un élan nouveaux chez lui, d´écouter la pluie ou le vent, de contempler fixement une fleur ou le courant de la rivière : il ne comprenait rien et il sentait tout, emporté par un mouvement de sympathie, de curiosité, de volonté de comprendre, entraîné de son propre moi vers un autre, vers l´univers, le mystère et le sacrement, vers la beauté douloureuse du jeu du monde phénoménal. »
« Et s´il existait un savoir humain, un bien spirituel, une certitude, une supériorité de l´esprit sur le précarité des choses, qu´on pût obtenir et conserver, cela ressemblait aux étoiles, cela avait leur rayonnement froid et tranquille, leur réconfort frissonnant, leur air d´éternité un peu ironique. »
Hermann Hesse (Le jeu des perles de verre)
(...) Pour un homme conscient, il n´était aucun, aucun autre devoir de se chercher soi-même, de s´affirmer soi-même, de trouver en tâtonnant son propre chemin, quel qu´il fût. Cette révélation qui était le fruit de ma rupture avec Pistorius m´ébranla fortement. souvent, je m´étais plu à jouer avec les images de l´avenir. Souvent j´avais rêvé de rôles qui devaient m´être assignés, comme poète peut-être, ou comme prophète ou comme peintre. Tout cela en vain ! Pas plus qu´un autre, je n´étais ici-bas pour composer des poèmes ou pour prêcher, ou pour peindre. Tout cela était accessoire. La vraie mission de chaque homme était celle-ci : parvenir à soi-même. Qu´il finisse poète ou fou, prophète ou malfaiteur, ce n´étais pas son affaire ; oui, c´était en fin de compte dérisoire ; l´important, c´était de trouver sa propre destinée, non une destinée quelconque, et de la vivre entièrement. Tout le reste était demi-mesure, échappatoire, fuite dans le prototype de la masse et peur de son propre moi. L´idée nouvelle, terrible et sacrée, se présenta à mon esprit, tant de fois pressentie, peut-être souvent exprimée déjà, mais vécue seulement en ce moment même. J´étais un essai de la nature, un essai dans l´incertain, qui, peut-être, aboutirait à quelque chose de nouveau, peut-être à rien ; laisser se réaliser cet essai de sein de l´Inconscient, sentir en moi sa volonté, la faire entièrement mienne, c´était là ma seule, mon unique mission.
(...) Or, celui qui, véritablement, ne veut rien d´autre que sa destinée, n´a plus de semblables ; il reste seul, comme Jésus à Gethsémani, entouré seulement des espaces glacés de l´univers. Il y a eu des martyrs qui se sont fait crucifier volontiers, mais ils n´étaient pas des héros. Ils n´étaient pas délivrés. Ils voulaient quelque chose de cher et d´intime. Ils avaient un modèle ; ils avaient un idéal. Mais celui qui ne veut que sa destinée n´a plus ni modèle, ni idéal, ni rien de cher et de consolant autour de lui. Et ce serait ce chemin-là qu´il faudrait prendre. Des hommes comme vous et moi sont bien solitaires, mais ils possèdent le compensation secrète d´être autres, de se rebeller, de vouloir l´impossible. A cela aussi il faut renoncer quand on veut parcourir son chemin jusqu´au bout. Il faut arriver à ne vouloir être ni un révolutionnaire, ni un exemple, ni un martyr. C´est inconcevable.
Oui, c´était inconcevable, mais on pouvait en rêver, on pouvait le pressentir. Parfois, dans mes heures de solitude, j´en avais l´avant-goût. Alors je regardais en moi et je voyais l´image de ma destinée. Je contemplais ses yeux fixes. Qu´ils fussent pleins de sagesse ou de folie, qu´ils exprimassent l´amour ou la perversité la plus profonde, peu importait. Il ne fallait rien choisir, rien vouloir. Il ne fallait vouloir que soi, que sa propre destinée. C´est en cela que Pistorius m´avait servi de guide sur une partie de mon chemin.
Ces jours-là, j´errais comme un aveugle. La tempête grondait en moi. Chacun de mes pas était danger. Devant moi, je ne voyais que l´obscurité de l´abîme où se perdaient tous les chemins. Et, en moi, je voyais l´image du guide qui ressemblait à Demian et dans les yeux duquel était inscrite ma destinée.
J´écrivis sur un morceau de papier : « Un guide vient de m´abandonner. Je suis dans les ténèbres complètes. Seul, je ne puis faire un pas. Viens à mon secours ! »
j´avais l´intention d´envoyer ces lignes à Demian, mais j´y renonçai. Chaque fois que je voulais le faire, cela m´apparaissait puéril et dénué de sens. Mais je savais la petite prière par coeur et souvent, je la prononçait mentalement. Elle m´accompagnait constamment. Je commençai à pressentir ce qu´est la prière.(...)
Herman Hess (Demian)
Arg, comme j´ai écorché son nom ! ![]()
Quelle est la pire chose que tu aies jamais faite ?
Cela, je ne te le dirais pas, mais je te dirais la pire chose qui me soit jamais arrivée... la chose la plus épouvantable...
(Peter Straub, Ghost Story)
En un mot, c´était la Belle Dame Sans Merci.
(Pareil)
Que l´importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée.
André Gide
Mais Fa, ça irait pas mieux dans le topic des citations ça? ![]()
oups, oui, tu as raison, je me suis trompée..désolée! ![]()
"J´ai hâte de tenir dans mes mains la jo
René Char
lle barque ne s´aventurerait. Ensuite, ressuciter dans le courant d´un vrai torrent où tes couleurs bouillonneraient".
"Tendrement l´horloge nous presse, mais ni toi ni moi ne savons tourner."
"Ce n´est pas simple de rester hissé sur la vague du courage quand on suit du regard quelque oiseau volant au déclin du jour."
"Je ris merveilleusement avec toi. Voilà la chance unique."
René Char
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Oups ! !!
Mais que se passe t il ? Mais qu´est ce qui se passe t il ? Mais que s´est il passé ?
"J´ai hâte de tenir dans mes mains la joie des tiennes. Quelque fois j´imagine qu´il serait bon de se noyer à la surface d´un étang où nulle barque ne s´aventurerait. Ensuite, ressuciter dans le courant d´un vrai torrent où tes couleurs bouillonneraient".
René Char
Et personne ne réagit...c´est du joli ! C´est comme ça que vous suivez ?
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J´avais suivi, mais je me suis juste dit que tu avais bu un coup de trop..
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OOooh, comment peux tu penser ça de moi, m´enfin Tony !
J´ai juste bu un apéro maison, quatre verres de vin, et un digestif...! ![]()
Pareil que JC. ![]()
Et je plouff dans mon lit.
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Pffff, et voilà comment naissent les rumeures...!
Bonne nuit Ganryuki !
Ne te noies pas...! ![]()
Ouais c´est donc si peu fa7
Le bon dodo alors Gan ![]()
Tony> Bah oui, comparé à d´habitude...! ![]()
COMME UN ARC-EN-CIEL
Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d´effort et de volonté,
mais réside là, tout près, dans la détente et l´abandon.
Ne t´inquiète pas, il n´y a rien à faire.
Tout ce qui s´élève dans l´esprit n´a aucune importance parce qu´il
n´a aucune réalité. Ne t´y attache pas. Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul, s´élever et retomber, sans rien
changer,et tout s´évanouit et commence à nouveau sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.
C´est comme un arc-en-ciel qu´on poursuit sans jamais le rattraper.
Parce qu´il n´existe pas, qu´il a toujours été là et t´accompagne à
chaque instant. Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou
mauvaises, elles sont comme des arcs-en-ciel. A vouloir saisir
l´insaisissable, on s´épuise en vain. Dès lors qu´on relâche cette
saisie, l´espace est là, ouvert, hospitalier et confortable. Alors,
profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus. Ne va pas
chercher dans la jungle inextricable l´éléphant qui est
tranquillement à la maison. Rien à faire. Rien à forcer. Rien à vouloir.
Et tout s´accomplit spontanément...
Lama Guendune Rinpotché
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Bon je remonte ce topic....
, dire que je croyais avoir trouvé l´idée de topic du siécle....
Alors voila un extrait que j´apprécie...
Extrait de "Mon dernier cheveu noir" de Jean-Louis Fournier. Pour plus d´infos --> Google.
"J´ai atteint la limite d´âge, et peut être mes propres limites.
J´ai quelques regrets.
Il y a beaucoup de choses que j´aurais aimé faire et que je ne ferai jamais.
Je ne dirigerai jamais l´orchestre philarmonique de Vienne.
Je ne serai jamais roi de Suède.
Je ne serai jamais dompteur de tigres.
Je ne piloterai jamais le Concorde.
Je ne ferai jamais l´Olympia (même en premiére partie).
Je ne serai jamais champion olympique.
Je ne traverserai jamais l´Atlantique à la rame.
Je ne serai jamais président des Etats-Unis.
Je ne marcherai jamais sur la Lune.
Je n´entrerai jamais à l´Académie française.
Je ne gagnerai jamais le tournoi de Roland Garros.
Je ne serai jamais le mari de Julia Roberts.
Je ne ferai jamais l´ascension de l´Everest.
Je n´enregistrerai jamais toutes les sonates de Scarlatti (cinq cent cinquante-cinq).
Je ne serai jamais pape.
Je ne peindrai jamais la Joconde.
Je ne ferai jamais le double saut périlleux.
Je ne danserai jamais Le Lac de cygnes au Bol-choï...
Finalement, je m´en fous."
Si ça c´est pas une perle.
Il y a plusieurs sens au mot perle...
Il y les perles qu´on enfile...
, les perles rares et les perles, au sens péjoratif ,c´est à dire les bourdes en écriture.
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"Il paraît qu´il est impossible d´observer son propre visage de profil à l´aide d´un seul miroir. J´ai quand même bien envie d´essayer...En tournant très rapidement le cou comme ça..Fwiip..! Fwiip...!
Je devrais certainement réussir à entrepercevoir quelque chose, ne serait ce qu´une réminiscence visuelle !
Fwiip..!Fwiip...! Kraaacc ! Hnng...!"
One piece - Oda
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