Vendredi dernier, je suis sorti de mon bureau, le vent immédiatement a failli m´emporter. Le ciel était étrange, des nuages blancs et cotonneux côtoyaient des masses filandreuses et grises à travers lesquelles le soleil se frayait encore un chemin généreux.Une bouffée de joie m´a envahie, c´était un bon jour pour voler, j´ai donc de suite ouvert mon grand parapluie noir. Ca a fait " floutch" ( oui floutch), suvi de brouuff quand le vent s´est engouffré et je me suis retrouvée au-dessus des immeubles. Juli elle n´a pas besoin de vent pour se déplacer dans le ciel. Bien sûr je regardais les toits des immeubles et les rues en bas et je pensais à Julie. Elle et moi on a beaucoup de choses en commun et on s´entend très bien . Elle adore le thé, moi pas, je préfère le café : " oh ! Dear ! how can you drink this horribÔl truc ? " . J´ador les profiterolles et la glace à la vanille et pleins d´autres desserts, elle ne jure que par le pudding et des gelées roses bizarres : " hé Julie, comment tu fais ? ? ? " . A force de regarder les toits j´ai trouvé que ça manquait grandement de cheminées et de ramoneurs ( Chem Cheminée Chem Cheminée Chem Chem Tchéri ) . je me suis dis tiens, c´est vendredi soir, si j´allais en angleterre passer le week-end avec Julie ? J´ai attrapé mon portable ( difficilement, c´est dur à faire quand on tient un parapluie dans une main) :
-Hey ! hello ! tiou ma fay oune peurr ! jé né pas connaître biène encorrre les portabeuls ! "
En quelques mots nous avions convenu d´un rendez-vous, un week-end avec Julie!
Le Corbeau Mort 