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Aujourd'hui

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
24 mai 2009 à 11:29:23

Grippe : l'OMS fait état de 12 022 personnes contaminées dans 43 pays
LEMONDE.FR | 24.05.09

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 12 022 personnes dans 43 pays et a fait 86 morts, selon le dernier bilan publié samedi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS a prévenu vendredi que les statistiques devenaient "moins pertinentes" car certains des pays les plus touchés, dont les Etats-Unis, ont renoncé à comptabiliser la totalité des contaminations.

En 24 heures, 854 nouveaux cas de grippe porcine ont été officiellement répertoriés, le nombre des morts restant inchangé. La quasi totalité des nouveaux cas ont été recensés aux Etats-Unis (+ 788 cas). La maladie a également progressé de manière notable au Japon (+ 27) et en Espagne (+ 13). Un premier malade a été diagnostiqué à Taïwan.

Le précédent bilan de l'OMS faisait état vendredi de 11 168 personnes dans 42 pays.

:d) Le virus ne sera vraiment "dangereux" qu'à la fin de l'automne... quand les températures seront idéales à son développement. D'ici là, il nous reste à trouver un vaccin.....

abannir2
abannir2
Niveau 9
24 mai 2009 à 11:47:13

le paludisme tue entre 1 et 3 millions de personnes par an, mais tout le monde s'en fout : bah ouais, ce sont dans les pays pauvres, alors rien à foutre

en revanche, une petite grippe qui fait une quinzaine de morts dans les pays "développés" et tout de suite, c'est une épidémie...

ça m'énerve !

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
24 mai 2009 à 13:33:19

Attends de voir l'hiver prochain... dans les pays en voie de développement justement.

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
24 mai 2009 à 21:39:10

L'armée israélienne empêche la tenue du festival palestinien de littérature
LEMONDE.FR | 24.05.09 | 17h54

La police israélienne a fait fermer le Théâtre national palestinien à Jérusalem-Est, samedi 23 mai, pour empêcher la tenue du Festival palestinien de littérature, rapportent le Guardian et le Palestine Telegraph.

Ce festival, qui devait durer tout le week-end, accueille des auteurs internationaux et palestiniens, dont Henning Mankell, Michael Palin et Ahdaf Soueif. Quelques minutes avant l'ouverture de l'évènement culturel, la police a fait fermer le théâtre, estimant qu'il s'agissait d'une manifestation à caractère politique, liée à l'Autorité palestinienne, rapporte le Guardian. Le festival est financé par l'Unesco et la Grande-Bretagne, notamment.

Le Festival a ensuite été accueilli dans les jardins du Centre culturel français de Jérusalem. La romancière égyptienne Ahdaf Soueif, présidente du festival, a fait part de sa colère (voir vidéo ci-dessous). Elle assuré que le mot d'ordre du festival devait rester le même : "Mettre la puissance de la culture face à la culture de puissance", citant l'intellectuel palestinien Edward Said.

Selon l'agence de presse palestinienne Ma'an, le consul de France à Jérusalem a condamnée cette interdiction.

:sarcastic:

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
25 mai 2009 à 23:12:23

Je tiens à m'excuser, tant auprès des modérateurs que des forumeurs, de la longueur de l'article qui suit et qui paraitra demain dans les kiosques.
Face au paradigme de l'injustice que suscite cet emprisonnement arbitraire et de la richesse intellectuelle de l'entretien, j'ai pensé (à juste titre?) que ce "morceau choisi" de presse avait toute sa place ici.

Merci de votre compréhension.

Ganryu. :hap:

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
25 mai 2009 à 23:13:27

Julien Coupat : "La prolongation de ma détention est une petite vengeance"

LE MONDE | 25.05.09

Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).

Comment vivez-vous votre détention ?

:d) Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

:d) Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?

:d) Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de "mouvance anarcho-autonome" et d'"ultragauche"?

:d) Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.

Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.

Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.

A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.

La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?

:d) Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
25 mai 2009 à 23:14:27

Que signifie pour vous le mot terrorisme?

:d) Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.

Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.

L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.

Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.

Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…

:d) "Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (Hegel).

Pourquoi Tarnac?

:d) Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.

Vous définissez-vous comme un intellectuel? Un philosophe ?

:d) La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?

:d) Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?

C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.

De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.

Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.

J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.

Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
25 mai 2009 à 23:14:38

Vous lisez "Surveiller et punir" de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?

:d) La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.

Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.

Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.

Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.

Comment analysez-vous ce qui vous arrive?

:d) Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.

Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur.

La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.

La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.

Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
Article paru dans l'édition du 26.05.09

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
26 mai 2009 à 22:51:03

"Les grèves d'un jour tous les deux mois ne servent à rien"
LEMONDE.FR | 26.05.09

"Roulée dans la farine par le gouvernement et les syndicats"
par Isabelle Altaraz

Je ne me suis pas mobilisée ce jour, car je ne pense pas qu'une manifestation mensuelle ou trimestrielle ait du poids. J'ai même le sentiment que cela ne sert qu'à canaliser la colère (ce qui arrange plutôt le gouvernement) et que cela ne répond pas du tout à la détresse qui monte.
Surtout que les concertations qui suivent sont toutes en mi-teinte et je commence à avoir l'impression d'être roulée dans la farine par le gouvernement et les syndicats. J'attends que l'on passe à la vitesse supérieure.

"Ras-le-bol des journées unitaires ponctuelles !"
par François Spinner

Je n'ai pas fait grève aujourd'hui par ras-le-bol des journées unitaires ponctuelles et pour dire aux "grandes" centrales : arrêtez de nous mener en bateau. Après les mobilisations de janvier et mars 2009, la grève reconductible aurait pesé très fortement sur le gouvernement. Le secteur public pouvait probablement entraîner le secteur privé. Les revendications sur le pouvoir d'achat, l'emploi et la sauvegarde des services publics étaient et restent populaires.

Les idées portées par le syndicalisme des SUD et de la CNT ne sont pas majoritaires en termes organisationnels et médiatiques mais beaucoup de salariés et de précaires sont prêts – pour peu que ce message soit porté par la CGT et autres – à des luttes dures du type LKP (Guadeloupe).

"Une journée pour obtenir quoi ?"
par Christophe C.

Je suis syndiqué CGT dans le secteur des bureaux d'études. Je suis pour la grève, j'ai suivi les précédents mouvements. Je n'ai pas voulu me mobiliser mardi car j'aurais pu perdre, en plus de mon salaire, des heures pour avoir un jour de RTT de plus, pour me reposer de mon stress quotidien. Et pour avoir quoi au final ? Des directions syndicales qui demandent "des négociations" ? Le tout avec des "mobilisations diverses et originales" ! Mais de qui se moque-t-on ?

Je me mobiliserai seulement quand la grève générale illimitée sera proclamée. Là au moins j'aurais l'impression d'être utile et non pas manipulé par nos direction syndicales, qui collaborent de plus en plus avec un patronat implacable.

"Il fallait se mobiliser avant !"
par Eric Lerin

Malheureusement, c'était il y a quelques années qu'il fallait faire pression pour augmenter les salaires, lorsqu'il y avait de l'argent. De même pour l'Etat : c'était à ce moment-là qu'il devait assainir ses comptes et faire des réserves. Maintenant qu'on est dans la crise, l'argent n'est plus là... Manifestations et grèves ne changeront rien à l'affaire.

"Solidaire... mais pas gréviste"
par Emmanuel Doin

Salarié du privé, dans une entreprise non soumise aux effets de la crise, avec une majorité de cadres, je suis solidaire des grévistes. J'ai été gréviste le 19 mars, mais pas aujourd'hui. Je soutiens le mouvement, car pour les cadres, l'ambiance dans les entreprises est de plus en plus détestable : objectifs inatteignables, pressions sur les plus fragiles, licenciements déguisés sous forme de propositions de départ négocié, parcellisation des tâches, dépressions...

Le syndrome Renault Technocentre nous atteint à notre tour. La lassitude gagne même les responsables de service. Mais pas d'action collective. Juste un désengagement des collègues face à un management et une organisation dont ils ne comprennent plus le sens.

Ça bougerait s'il y avait une grève générale, du type 1995. Mais il n'est pas encore temps. La direction lâche du lest sur les primes pour éviter les revendications. On verra à la rentrée si la colère diffuse et la lassitude se transforment en action.

"Une grève ça se prépare !"
par A. Nostian

L'usage du droit de grève est pour moi quelque chose de fondamental. Faire grève, c'est exercer le seul contre-pouvoir que l'on puisse avoir, en tant que salarié, face au pouvoir patronal. Si on l'utilise, cela doit être pour gagner concrètement. Les syndicats majoritaires utilisent le droit de grève pour sortir leur drapeau, et faire du spectacle. Une grève, ça se prépare, ça se construit, et cela doit durer jusqu'à ce que les salariés gagnent !!!

Les grèves d'un jour tous les deux mois ne servent à rien, à part à compter les manifestants, et les badges syndicaux.
Faisons grève, oui, mais rarement et sûrement. Ne nous arrêtons pas de travailler un jour tous les deux mois, mais une semaine à la suite, en menaçant de continuer si l'on obtient pas satisfaction.

:d) réactions de trottoir, en attendant la réaction de la rue.

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
26 mai 2009 à 23:23:53

L'ex-PDG de Valeo justifie ses indemnités de départ
LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.09

L'ex-PDG de l'équipementier automobile Valeo, Thierry Morin, a justifié mardi 26 mai son indemnité de départ très contestée de 3,2 millions d'euros et a rejeté les accusations d'enregistrements clandestins dirigées contre lui, dans des interviews à LCI et au Figaro.

"Je ne trouve pas illogique, après vingt années passées dans une entreprise que je quitte contre mon gré, de partir avec deux années de salaire", affirme-t-il dans un entretien à paraître mercredi dans Le Figaro. "C'est le conseil d'administration, en toute connaissance (...) qui a décidé à l'unanimité de me donner cette indemnité et qui, depuis, cherche un moyen de s'en dédire", avait-il déclaré mardi sur LCI.

En plein débat sur les parachutes dorés, le versement de l'indemnité avait déclenché un tollé jusqu'à être critiqué par des membres du gouvernement. Le conseil d'administration de Valeo a pour sa part saisi la justice au sujet d'enregistrements clandestins de certaines de ses réunions.

M. Morin assure que l'enregistrement des réunions du conseil était une procédure normale et connue de tous. Il estime que cette affaire et celle de sa prime sont liées : "Ils ont trouvé cet enregistrement comme un moyen de s'en dédire en disant 'ce sont des écoutes secrètes'", a-t-il dit. "c'est une affaire de cornecul", a-t-il affirmé.

M. Morin a été remercié le 20 mars par le conseil d'administration de Valeo pour "divergences stratégiques". La prime de départ a été versée le 23 mars. Il s'exprimait pour la première fois publiquement sur cette affaire.

:d) 3,2 millions d'euros... soit 260 années de smic...

Quelqu'un, il n'y a pas si longtemps, avait menacé de légiférer contre les parachutes dorés...
Promesses vite oubliées...
L'électorat ne servant plus d'épouse...
Au moins, jusqu'en 2012...

gandara
gandara
Niveau 10
28 mai 2009 à 14:28:22

Inédit: les Français de l'étranger cobayes du vote sur Internet
"
Le décret (n° 2009-525 du 11 mai 2009) publié le 12 mai 2009 instaure pour la première fois en France le vote électronique pour les Français de l'étranger. Il est passé largement inaperçu.
"
http://www.marianne2.fr/Inedit-les-Francais-de-l-etranger-cobayes-du-vote-sur-Internet_a179950.html?preaction=nl&id=2938816&idnl=25691&

:rire: :rire:
alors d'un coté, internet n'est pas fiable, plein de méchants pirates, de pédophiles et de terroristes dixit hadopi, et d'un autre coté, internet est assez sécurisé pour y faire des votes démocratiques et secrets :rire:

étrangement, moi, je dirais l'inverse :o))

y'a pas à dire, les décideurs sont vraiment des cons :rire:

gandara
gandara
Niveau 10
29 mai 2009 à 08:18:54

Marcel Béliveau est mort le 28 mai 2009 à Montréal à l'âge de 69 ans des suites d'un cancer

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
29 mai 2009 à 18:22:34

Oui, le parrain du festival québécois "Juste pour Rire", le plus grand évènement comique francophone, n'est plus. :snif:

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
30 mai 2009 à 19:34:43

Un château valant... 1450 ans de smic !!!

Le château de la famille de Carla Bruni, l'épouse d'origine italienne du président français Nicolas Sarkozy, situé dans les environs de Turin (nord), a été vendu pour 17,5 millions d'euros au prince et homme d'affaires saoudien Al-Walid, a annoncé samedi le quotidien La Stampa.

Le château de Castagneto Po avait été acquis en 1952 par le père de Carla Bruni, Alberto Bruni Tedeschi, héritier d'une riche famille d'industriels, qui y a réalisé d'importants travaux de restructuration.

Le prince Al-Walid, qui figure au 22e rang des personnes les plus riches du monde selon le classement Forbes, est devenu pour 17,5 millions d'euros le nouveau propriétaire du château d'une superficie de 1.500 mètres carrés et comprenant 40 pièces, entouré d'un parc aux arbres séculaires.

Les meubles du château avaient déjà été vendus aux enchères à Londres pour plus de 10 millions d'euros.

Le château était la propriété d'une société composée à parts égales de Carla Bruni, de sa mère et de sa soeur, l'actrice et réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi. "On en avait fini avec Castagneto Po, plus personne n'y allait", avait expliqué Marisa Bruni Tedeschi, la mère de Carla, selon des propos rapportés en février par La Stampa, journal turinois appartenant au groupe automobile Fiat.

Source : AFP

:d) 17,5 millions d'euros :d) 1450 ans de smic...
:sarcastic:

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
31 mai 2009 à 14:02:04

Un enfant de 8 ans auditionné par les gendarmes après une bagarre
LEMONDE.FR avec AFP | 31.05.09

Une affaire "qui n'aurait même pas dû sortir de l'école" et être "réglée entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point". Le constat du père d'un enfant de 8 ans, entendu par les gendarmes pour une simple bagarre de cour de récréation, est sans appel. L'audition du jeune garçon à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise), samedi 30 mai, faisait suite au dépôt d'une plainte de la mère d'un autre enfant ayant reçu des coups, expliquent les autorités, confirmant une information du Parisien.

L'audition du jeune garçon, accompagné par son père, a duré une vingtaine de minutes. Il a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe qui "cherchait à [le] manipuler", avant d'avouer qu'ils s'étaient depuis réconciliés. La gendarmerie souligne que la procédure est normale compte tenu qu'une plainte a été déposée. De son côté, le père regrette une procédure "démesurée", rapporte Le Parisien.

Dimanche, le leader du MoDem, François Bayrou a dénoncé le "climat" propice "à un certain nombre de dérives" qui existe en France. Il a accusé l'UMP "d'appuyer sur le bouton sécurité, dont ils croient que les gens sont assez oublieux, pour faire repartir la machine à donner des bulletins de vote", ajoutant qu'il avait "peine à croire que les fonctionnaires de police soient responsables de cela". "On ne se comporte pas face à un enfant de cet âge comme face à un délinquant adolescent ou adulte", a-t-il cependant déclaré. Le 19 mai, deux enfants âgés de six et dix ans avaient été interpellés à la sortie de leur école à Floirac (Gironde) après un dépôt de plainte.

:d) Elle est belle la politique de notre Présipédant.

Demain, nous serons conviés à dénoncer nos voisins par de courageuses lettres anonymes... Ah, au temps pour moi, c'est déjà le cas. :(

gandara
gandara
Niveau 10
01 juin 2009 à 12:08:06

Personnes âgées: 700 millions évaporés

Le président de l'ADPA (Association des directeurs au service des personnes âgées) Pascal Champvert a affirmé lundi que "700 millions d'euros" rapportés par la journée de Solidarité "se sont totalement évaporés".

:d) "Une partie des crédits qui sont issus du jour férié supprimé vont à d'autres fins que ce à quoi ils étaient destinés au départ :g) (ha bon ? étonnant :sarcastic: ). On s'est rendu compte au fil des années que cet argent du jour férié a permis de faire faire des économies à l'Etat et à la Sécurité sociale, donc à boucher leur déficit", a-t-il déploré sur France Info.

Dénonçant "deux types de détournement", M. Champvert a expliqué qu'"il y a 500 millions qui ont permis de construire de nouveaux établissements alors qu'ils auraient du permettre d'augmenter le nombre de personnels (...) et, beaucoup plus grave, il y a 700 millions d'euros qui se sont totalement évaporés, qui sont partis pour financer ce qui existait déjà".

"Il y a encore pire: au cours de cette année 2009, l'Etat a décidé de diminuer les moyens dans 90% des établissements et des services à domicile", a ajouté le président de l'ADPA. "On est dans une politique de gestion de la pénurie et purement financière, alors que les enjeux c'est d'augmenter le nombre de professionnels pour rattraper le retard français".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/06/01/01011-20090601FILWWW00245-personnes-agees-700-millions-evapores.php

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
01 juin 2009 à 12:27:43

Mouarf, avec le nombre de chômeurs augmentant au fil des mois, la journée de solidarité rapportera de moins en moins. :o))

Notre Présipédant n'aura, dès lors, qu'à créer un nouvel impôt.
La taille ou la corvée... on verra.

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
04 juin 2009 à 22:42:14

Pays-Bas : l'extrême droite obtient 14,8% des voix aux européennes
AFP 04.06.09 | 21h07

Le Parti pour la liberté (PVV) du député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders a obtenu jeudi 14,8% des voix aux élections européennes aux Pays-Bas et va faire son entrée au parlement européen, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes.

Le PVV devrait occuper quatre sièges au parlement de Strasbourg, selon les résultats du sondage réalisé par l'institut Synovate pour la télévision néerlandaise NOS et l'agence de presse ANP, publié à la fermeture des bureaux de vote à 19H00 GMT.

Le taux de participation était d'environ 40%, selon Synovate.

Le parti chrétien-démocrate CDA du Premier ministre Jan Peter Balkenende a obtenu 20,3% des voix et son allié au gouvernement le parti travailliste PvdA 13,4% des voix.

Geert Wilders, 45 ans, qui occupe la dixième place de la liste du PVV, a déjà fait savoir qu'il renoncerait à son siège de député européen au cas où il serait élu par vote préférentiel.

Les Pays-Bas étaient, avec le Royaume-Uni, le premier pays à voter jeudi pour les élections européennes qui se tiendront jusqu'à dimanche dans les 27 pays de l'Union européenne.

:d) pas glop ! :(

Ganryu
Ganryu
Niveau 17
05 juin 2009 à 17:12:27

Convoquée par la police pour avoir traité Nadine Morano de "menteuse" sur Internet
LEMONDE.FR avec AFP | 05.06.09 | 14h39

Une Landaise de 49 ans a reçu fin mai une convocation de la police parisienne après avoir laissé un commentaire sur le site Internet Dailymotion qualifiant la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, de menteuse, a-t-on appris, vendredi 5 juin, auprès de l'intéressée.

Après avoir visionné une interview de i-Télé datant d'octobre 2007 et reprise par Dailymotion, dans laquelle Mme Morano s'explique sur son apparition à un meeting de Ségolène Royal, Dominique Broueilh avait laissé un commentaire indiquant simplement "Hou la menteuse".

Après un dépôt de plainte de Nadine Morano en février, cette habitante de Saint-Paul-les-Dax a eu la surprise de recevoir une convocation de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pour le 11 juin, a révélé vendredi le quotidien Sud Ouest.

"J'AI CRU À UNE BLAGUE"

"J'ai vu la vidéo, j'ai mis 'Hou la menteuse' parce que je faisais référence à la chanson de Dorothée, c'est tout. Ca aurait été un autre homme politique, ça aurait été pareil. En mettant 'la menteuse', je ne pense pas du tout que c'est une injure, ils se le disent entre eux, c'est un mot de tous les jours", a justifié cette mère au foyer. "J'ai écouté les informations ce matin. Hier soir, ils ont dit bien pire sur la plateau de France 2", a-t-elle relevé, faisant référence au vif échange jeudi entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou.

"J'ai reçu un appel d'un officier de police me disant que je suis convoquée dans les locaux de la BRDP. Je ne savais pas ce que c'était, j'ai cru à une blague", avoue-t-elle. Ne pouvant se déplacer à Paris, c'est finalement l'officier qui viendra au commissariat de Dax pour l'entendre. "Quand j'ai reçu la convocation, j'ai commencé à paniquer", a-t-elle raconté, se disant "carrément dépassée" même si elle ne regrette "pas du tout" son commentaire sur le net car "pour moi ce n'est pas une injure". "Je regarde des vidéos d'animaux, de chats, d'hommes politiques. Ça fait trois ans que j'ai Internet, j'ai fait huit commentaires et je fais toujours attention à ne pas mettre de commentaire pour blesser les uns et les autres", affirme-t-elle.

Depuis la publication de cette information, les internautes n'arrêtent pas de commenter la vidéo en question avec des messages de soutien à cette dame et des dizaines de "hou la menteuse!!".

:d) Ils "bossent" vraiment à la Police parisienne. :o))

gandara
gandara
Niveau 10
06 juin 2009 à 08:48:32

Tetris

Tetris est un jeu vidéo de puzzle conçu en 1984 par Alexei Pajitnov. Alliant simplicité, intelligence et adresse, il est l'un des jeux vidéo les plus populaires au monde. Ses versions sont innombrables, y compris en 3D, et cette multiplicité se décline sur tous les types d'ordinateurs.

On en a dit (ironiquement) que c'était peut-être la plus efficace des armes de guerre de l'URSS tant il avait fait perdre de temps et de productivité au bloc de l'ouest pendant les dernières heures de la guerre froide.

"Depuis sa création en juin 1985, 125 millions de produits Tetris, dont 35 millions de jeux rien que sur la Game Boy de Nintendo, ont été vendus dans le monde entier. Un des jeux les plus vendus de tous les temps, et le meilleur de ces 25 dernières années, selon le magazine Entertainment Weekly."

« Tetris répond parfaitement à la définition du meilleur en matière de jeu : une minute pour l'apprendre, une vie entière pour le maîtriser »
Bill Kunkel, journaliste

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