Free ne veut pas "d´un nouvel impôt sur Internet"
Free s´inquiète « d´un nouvel impôt sur Internet » que des députés de l´UMP et du PS souhaiteraient avaliser. Dans un communiqué daté du 24 janvier 2007, la filiale Internet du groupe Iliad alerte les internautes et les candidats à la présidentielle : « Un amendement signé de certains députés et soutenu par le gouvernement de Villepin a pour volonté de créer une nouvelle taxe (ndlr : destinée à financer la création audiovisuelle) qui risque in fine d´être payée par le consommateur alors même que la France a rattrapé son retard dans l´économie numérique ».
Second opérateur ADSL français avec 2,07 millions d´abonnés (septembre 2006), Free insiste : « Il faut savoir que les opérateurs télécoms contribuent déjà pour une part non négligeable de leur chiffre d´affaires au développement de la création audiovisuelle. A ce titre, Free a versé près de 12 millions d´euros en 2006. Le principe d´une contribution n´a rien d´illégitime dès lors qu´il s´accompagne de sérieuses contreparties dans l´intérêt du consommateur. A ce stade, il n´en est rien. Les opérateurs restent en effet confrontés à de grandes difficultés en matière d´accès aux contenus : cinéma, information, sport mais également Haute Définition alors que le parc de décodeurs capables de délivrer dès aujourd´hui des contenus HD chez les opérateurs télécoms est à ce jour supérieur à celui des décodeurs HD par satellite ou par câble ».
Free, qui déclare découvrir l´existence de cet amendement, regrette que « le Parlement envisage de voter une taxe ailleurs que dans une loi de finances au risque de l´inconstitutionnalité », note qu´une telle taxe aggraverait « une politique qui a fait la preuve de son inefficacité. La France est derrière l´Allemagne, le Royaume-Uni, l´Italie et l´Espagne, en nombre de fictions produites par an ainsi qu´en investissement dans la fiction rapporté au PIB par tête ». Avant d´ajouter que les opérateurs seront dans l´obligation de répercuter ce nouvel impôt sur les abonnés ou sur les chaînes et les éditeurs.
Le FAI conclut : « Les producteurs de cinéma et d´audiovisuel, à travers cette nouvelle taxe et avec le soutien du ministère de la culture, construisent une dépendance financière à l´égard de l´industrie des télécommunications (...) Dans l´intérêt des consommateurs et pour la poursuite du développement de l´économique numérique en France, Free appelle les députés à ne pas voter cet amendement ».