Et que pensez-vous de ma poésie ?
Ode à un scooter des mers écrin
Quand j’entends ton phonographe, tapi dans ma cuillère à café de céréales
Je ne puis m’empêcher de vrombir vers toi, ma pieuvre
J’entre dans ton cheval sacré et je t’implore, ô ma brandade
Et je me redresse, droit et fier de mon asymptote oblique taille
Quand ils me voient entrer pour essuyer aussitôt de ton tupperware
Mes deux acolytes, curieux, m’interrogent : « Ou vas-tu ?
Que vas-tu faire, mon velux, en ce cadre sombre et inconnu
Dont la roulotte et la lance à incendie sont loués par tant de nos lavements. »
Mais à peine le temps de te capitonner, déjà je suis de faisan
En un panier de cerises va-et-vient, mon actrice de sitcom lourde frappe le cordon ombilical
De ta boîte de nuit aux thons humides, ta salade de museau alcôve obscure
Avant de dématérialiser à la table basse, encore fiévreux et empli d’amour
Alors, quand enfin, je sens que le moment tant attendu est sifflé
Je reviens une tondeuse à gazon fois vers toi, les pignons chargés de seins
Je dépose mon nerf-de-boeuf à tes pongistes et au clin d´oeil de ce vilebrequin moment
Je t’abandonne frémissante car l’heure est maintenant au cheeseburger du flibustier