lisez ça c trop bien
Dans ce domaine d’étude, nous avons trois sources importantes d’influence au niveau théorique et empirique :
-Les travaux de Muzafer Sherif qui portent sur l’effet autocinétique ( 1936), et qui permettent d’étudier l’influence du groupe sur la formation des normes et des attitudes. Ces travaux montrent que dans les situations où il n’y a pas de norme bien établie et où il y a une incertitude concernant ses propres opinions, évaluations, manières de réagir, on se tourne vers autrui pour réagir.
- Les travaux de Leon Festinger ( 1954) qui est le premier à avoir introduit en psychologie la notion de comparaison sociale. Festinger s’intéresse à l’influence des processus de comparaison sociale dans la formation des opinions mais aussi dans l’évaluation de nos aptitude personnelles. Les postulats de base de cette théorie sont :
. Nous avons besoin de nous évaluer.
. En l’absence de standards physiques directs, nous nous évaluons en nous comparant aux autres.
. Nous préférons nous comparer à des individus relativement semblables à nous.
On voit apparaître deux notions : la comparaison ascendante, et la comparaison descendante. La Comparaison ascendante c’est se comparer avec quelqu´un qui nous semble meilleur que nous ( But : s´améliorer). La Comparaison descendante c’est se comparer à quelqu´un qui nous est inférieur ( But : remonter son estime de soi).
- Les travaux de Stanley Schachter :
. Sur l’affiliation sociale ? Si on est dans une situation dans laquelle on éprouve de l’incertitude et simultanément une menace, cherche-t-on à se rapprocher d’autrui ? De quel type d’autrui va-t-on chercher à se rapprocher ? Et ce rapprochement d’autrui a-t-il une fonction positive sur la régulation des émotions ?
. Sur l’interprétation des émotions ? Ces travaux montrent que si l’on ressent une activation interne, et que l’on n’a pas les moyens pour interpréter cette situation, alors c’est la référence à autrui qui va déterminer notre propre interprétation de nos émotions mais aussi les comportements qui vont s’en suivre. On se sert des autres pour comprendre ce qui nous arrive.
La comparaison sociale intervient aussi dans la psychologie des médias ; l’influence des médias fait l’objet de jugements optimistes pour soi et pessimistes pour autrui. Ainsi, on s’estimera plus sensible qu’autrui à une campagne d’intérêt public ( ex : pour la prévention routière), mais on s’estimera plus imperméable qu’autrui aux images de violence fournies par la télévision.