Pire qu’au cinéma, quoi que l’on dise,
que l’on fasse,
il y a comme de malveillantes caméras,
Le regard des autres que l’on sent sans cesse posé sur soi,
Guettant le moindre faux pas,
Délimitant à chaque instant la liberté de mouvement,
mais Lui ne s’en soucie pas,
en Lui l’adulte n’a pas tué l’enfant !
Parce qu’à haute voix, il rit, rêve, espère,
Ca le rend tellement agaçant aux yeux de ces frères de misère,
Pour qui l’existence est un enfer.
L’espoir pour eux, tout ça, c’est terminé,
On est déterminés à être des rats des villes,
et on s’y sent heureux comme des poissons dans l’huile…
La fête est finie, il faut penser à payer,
Boucler la boucle et surtout la boucler,
Proscrire le sourire du visage, le rêve, en faire son deuil…
Là-dessus, notre Héros est un chewing-gum sur le fauteuil.
Ni conformé, ni complexé, ni constipé, il s’autorise odieusement à être scandaleusement heureux, car le bonheur ne tombe pas encore sous le coup de la loi, et si les autres sont la pluie, il est le beau temps permanent
Et pour autant qu’il sache, il sourira sans relâche si l’envie l’en prend, car il se moque éperdument du jugement des gens, oui il se moque éperdument du jugement des gens…

Et ça n´est évident pas de moi
© Kwal