Maria Monk de Sylvie Ouellette
New York, 1834. Dans un hospice protestant se présente un soir une jeune femme. Arrivant de Montréal, Maria Monk cherche nourriture et réconfort. Sur l´invitation des bonnes gens qui l´hébergent, elle raconte alors son histoire, de son enfance à sa fuite de l´Hôtel-Dieu, où, durant son noviciat et après sa prise de voile, elle aurait été victime d´abus. Les hospitalières de ce couvent auraient soumis régulièrement les jeunes religieuses aux fantaisies sexuelles des prêtres du séminaire. Publié tout d´abord dans "l´American Protestant Vindicator", le récit de Maria Monk souleva passions et interrogations, jusqu´à ce que l´archevêché accepte l´inspection du couvent de l´Hôtel-Dieu de Montréal, en présence de personnalités au-dessus de tout soupçon.
Faisant la lumière sur le scandale qui a secoué la société new-yorkaise de l´époque, ce roman évoque les combats larvés entre catholiques et protestants et la misère sociale qui afflige une partie de la population du Bas-Canada, particulièrement les femmes.