Si tu crois à la survie, de l´âme, c´est clair que tu as trouvé l´intérêt de vivre! J´aurai très envie d´y croire aussi! Mais je me dis que de toute façon s´il y a un Dieu il y a avec lui des gens " heureux" pour l´éternité, et que le but que je cherche à atteindre est déjà atteint. Même si je n´y ai pas ma place, je suis content que d´autres y soient et çà me suffit. Pour moi les émotions ont plus de valeur que les vies individuelles. Donc je peux m´affranchir de l´hypothèse qu´un Dieu bon existe ( le pb est résolu!) et explorer les autres voies possibles. Je pense qu´il faut élargir le contexte.
Je fais comme un " pari de Pascal à l´envers", car j´aboutis au fait qu´il n´y a rien à perdre à ne pas vouloir croire en Dieu, si on pense que la vie va disparaître:
- S´il existe, tant mieux, il est bon, et même si je ne crois pas en lui, il me jugera sur l´ensemble de mes actes commes tous les autres hommes, et comme à part ne pas croire ( et puis auquel faut-il croire en plus?) j´agis selon des principes moraux, je devrai quand même être sauvé ( et même si je ne le suis pas c´est pas grave!).
- S´il n´existe pas et que j´y ai cru, je me serai trompé d´intérêt, et toute ma vie disparaît.
- S´il n´existe pas et que je n´y ai pas cru, alors le néant gagne si je n´ai ( et personne n´a) tenté de chercher un éventuel intérêt à la vie en général, ma vie n´a servi à rien.
Donc pour résumer:
-a Si on croit et que Dieu existe: pas de problème, la vie et les émotions sont belles et éternelles
-b Si on croit et qu´il n´existe pas: on s´est fourvoyé dans l´illusion et la vie, les émotions disparaissent à jamais.
----> 1 très positif et 1 très négatif
-c Si on ne croit pas ( où si on décide d´y croire juste avant notre mort) et qu´on a suivi toute notre vie certains principes, et qu´il existe: les chances d´aller au " paradis" sont grandes.
-d Si on ne croit pas et qu´il n´existe pas: le bilan dépend de nos actions, si on arrive à trouver, ou si on permet à d´autres plus tard de trouver un intérêt un éventuel intérêt. De grandes chances qu´il n´y ai pas d´intérêt, et un toute petite qu´il y en ait un
----> 1 positif et 1 quasi très négatif OU très improbablement positif.
Pour les deux cas ( croire/ne pas croire) on arrive à égalité.
Le positif du c + le positif du d = le positif du a
Le négatif du c + le négatif du d = le négatif du b
Mais l´avantage de ne pas croire, c´est qu´il y a du positif dans tous les cas ( que Dieu existe ou pas), donc on prend moins de risque. Alors que si on croit, on sait que c´est un quitte ou double, le positif n´est que si Dieu existe.
Bon vous allez râler de cette démonstration " mathématique" et vous aurez entièrement raison, mais c´est juste pour amener le paragraphe précédent me paraît quand même digne d´être approfondi.