M´est d´avis que par mort " ineluctable", Nicholson entendait par là qu´elle était inévitable.
Bien sur, je n´en suis pas sur.
Bonsoir !
Bon je suis largué donc je repars...
Sympa la convers avec Nicho et sa webcam hier soir !
Sinon que pensez-vous de l´idée que si les animaux avaient une conscience, ça ferait longtemps qu´ils se seraient ligué pour détruire l´humanité ?
D´abord nous sommes des animaux.
Ensuite avec leur conscience fabriqueraient-ils comme nous les notions de bien et de mal ( qui pouvaient très bien exister avant que l´homme ne les conçoivent)? Si oui il y aurait ensuite forcément plusieurs avis, tout comme chez les hommes, il y aurait les extrémistes prêt à erradiquer les humains, les partisans d´un rapprochement, voir d´autres qui pourraient nous considérer comme des Dieux ( CF les fourmis tome 2 de Werber...)
answer>>
c´es bien cela.
Eagle>> D´accord avec toi. Sauf peut être sur un point : " En profiter pour soi ne sert à rien puisqu´on retourne au néant"
Je dirais qu´il faut en profiter pour soit également. Là où ca ne sert à rien c´est à une plus gde échelle ( cf. post au dessus). Mais à notre échelle, je suis plutot d´avis d´en profiter.
Mystere>> Chut... Tu es un privilégié!
Tu vas faire des jaloux^^ ![]()
jade: 2 ans seulement
18 ans c´est dans 2 semaines ![]()
mais merci quand même ![]()
Eagle>A peu, près d´accord avec toi,; c´est marrant moi ça me rappelle un bouquin(ou plutôt une saga) de Dan Simmons, m´enfin...
Je voudrai juste dire que la mort c´est la cessation de toute vie, ce qui sous entend la mort de la vie spirituelle également...
( la mort de la vie...désolé
)
Ok, voilou mon p´tit jeu; alors le but est de mettre à l´épreuve votre maîtrise de la discrimination des inférences et des observations.
( en d´autres terme, comment vous pouvez percevoir ce qu´un tiers dit, à vous ou à quelqu´un d´autre)
Alors voilà, d´abord je vous précise un peu ce que j´entend par inférences et observation.
Les observations résultent de la perception personnelle. Pour observer quelque chose, on doit voir, entendre, sentir, goûter. Les inférences sont des décisions sur les significations de nos observations.
Ces idées sont indispensables à notre fonctionnement, mais quand on confond inférences et observations cela pose problème.
Bon, mais je suis venu pour un petit jeu, alors allons-y...
Alors je vais vous filer un petit texte(un dialogue, en fait.), lisez le attentivement et considerez que tout y est vrai. Le texte est de temps en temps délibérement vague.
( Dans cette histoire, ( J) représente une phrase dite par José, ( H) par Henri et ( C) par Claude)
José se leva quand la sonnerie du téléphone retentit. Il décrocha:
( J) Allo ?
( H) Salut José !
( J) Salut Henri ! Justement, il fallait que je t´appelle.
( H) C´était pour te confirmer mon arrivée à Paris, demain.
( J) Parfait. A quelle heure ?
( H) Je serai gare Montparnasse à 11h30.
( J) Très bien, j´y serai.
( H) Claude sera-t-il là aussi ?
( J) Non, il a un rendez-vous avec un client et ne pourra pas se libérer. Il doit passer me voir d´une minute à l´autre.
( H) OK. Transmets-lui mes amitiés.
( J) Oui, mais de toutes façons, il faut que nous nous réunissions pour perfectionner notre support de séminaire.
( H) D´accord. Essaie de voir si nous pouvons déjeuner tous ensemble après-demain.
( J) Je lui poserai la question. Salut et à la prochaine.
( H) Salut !
Quelques secondes après avoir raccroché, la sonnerie de la porte d´entrée retentit. C´était Claude.
( J) Bonjour ! Entre.
( C) Excuse-moi, je suis un peu en retard.
( J) Je viens d´avoir Henri au téléphone: je le rencontre demain. Il m´a demandé si tu pourrais venir déjeuner avec nous après-demain.
( C) Sans problème. J´y serai.
( J) Super ! Je le préviens tout de suite.
( C) Bon ! Voici les documents que tu m´avais demandés. Il faut que j´y aille. Ciao !
( J) Bye ! A demain.
Claude sort, prend l´ascenseur et s´éloigne du bâtiment.
Voilà, quand vous avez lu, et que vous êtes près pour la suite, faîtes moi signe.
Tcho
Ca sent la question foireuse à plein nez ca!
Mais bon, je suis prêt! ![]()
bon eh bien allons-y, ce sera surement intéressant ![]()
je suis prêt également
A notre échelle?
Mais c´est justement ce qui est terrible, car c´est l´échelle de l´autruche qui se cache la tête dans le sable pour ne pas voir le danger ( un fauve par exemple).
A son échelle, le danger n´existe plus. Pourtant l´attitude est ridicule ( et peut-être légèrement comique) car elle n´éloigne absolument pas le danger.
Au final le fauve va la dévorer, même si elle ne veut plus en tenir compte, faire comme s´il n´était pas là.
Donc tous les intérêts à notre échelle ne sont ni plus ni moins que de faux intérêt ( pour soi en tout cas), car on est condamné à redevenir du néant. Au final, il n´y aura aucune différence entre quelqu´un qui aura profité de la vie pour soi et quelqu´un qui ne l´aura pas fait. Le problème c´est que tant qu´on est en vie, profiter de la vie pour soi paraît valable, et même plus valable que de ne pas le faire. On réagi face à la mort comme l´autruche, en se disant peu importe que je meure, tant que je vis autant en profiter. Mais ce faisant on vit dans l´illusion que la mort ne sera pas vraiment là, comme les stoïciens ( je crois) ne craignent pas la mort en se disant que de toute manière quand elle arrivera ils ne seront plus et point barre! Si celà arrive à un seul être vivant conscient, ce n´est pas bien grave, on peut adopter pour soi l´attitude stoïcienne; mais si celà arrive à tous les êtres vivants concients? C´est le néant qui gagne. Si on est convaincu que la vie à une " valeur", alors on veut forcément qu´il reste au moins après nous un être vivant capable de l´apprécier. Il reste alors une seule chose à faire, tenter de trouver le moyen de vaincre le néant, qui semble nous attendre tous, pour qu´un jour profiter de la vie pour soi puisse effectivement être valable, que quelqu´un puisse le faire. Et pour celà, il faut obligatoirement que la vie soit pérenne.
je crois justement que nous ne sommes pas une autruche dont le 95% du corps est à l´air
nous sommes plutot des vers de terre
le contexte, on est entièrement dedans. et la mort constitue un autre contexte. La mort biologique est la frontière entre ces deux contextes, ils se touchent à cette tangeante, sans jamais se traverser, on peut donc vivre indépendamment du contexte de la mort.
Quoique pas totalement car un jour on passera dans ce contexte de la mort et on peut s´inquiéter de cet inconnu, mais je persiste à croire que ce n´est pas le maillon central. Le contexte de la mort n´est qu´une point de comparaison pour ce qui nous importe vraiment: la valeur de notre contexte en lui même! le rôle qu´on y occupe, comment on peut l´influencer, tous les soucis existenciels
et ces deux contextes on peut leur donner un nom: philosophie anthropologique et métaphysique ( corrigez le premier si il faut, je sais jamais comment ça s´écrit)
les deux sont importants mais je pense qu´on donne plus d´importance au premier.
En fait on a jamais vu une autruche se planter la tête dans le sable, c´est juste une rumeur...
merci de cette précision
^^
En effet mystere
^^
eagle>> " Donc tous les intérêts à notre échelle ne sont ni plus ni moins que de faux intérêt ( pour soi en tout cas), car on est condamné à redevenir du néant. Au final, il n´y aura aucune différence entre quelqu´un qui aura profité de la vie pour soi et quelqu´un qui ne l´aura pas fait."
Certes, . .. au final... Et alors ? L´important me semble plus de vivre l´instant présent que le faire tt en sachant que tt redeviendra néant.
Et même... Sachant cela, qu´importe ?
L´important est que l´Homme qui a voulu profiter de la vie qui lui a été offerte en a profité tt le temps dont il lui a été imparti. C´est tout ce que je dis.
Ni plus, ni moins.
" On réagi face à la mort comme l´autruche, en se disant peu importe que je meure, tant que je vis autant en profiter."
SI j´étais autruche, ce n´est pas en enfourant ma tête ds le sable que je profitrerais le plus de la vie...
En ce concerne la suite de ton paragraphe : Je ne vais pas modifier ma facon de vivre en sachant que tt redeviendra néant. Même si j´en ai conscience. Pourquoi ? Parce que on ne pourra rien y faire.
Je pense donc qu´on ferait mieux de vivre comme des être insouciants... histoire de mieux en profiter durant le temps qu´il nous reste à le faire. ![]()
Je suis prêt Mijh
Pour la personne en question RIEN ne redeviendra jamais du néant! Une personne vie sa vie, en profite, s´éclate, et quand elle meurt elle ne s´en rends pas compte, puisque la mort est la fin de toute sensation. Les seuls gens pour qui ça fait mal ça attriste c´est les autres, la personne morte elle s´en fout pas mal étant morte...
Pour le post précédent, ce sont les épicuriens, pas les stoïciens...
Mais en étant conscient de la valeur de la vie - en étant conscient que c´est formidable d´être conscient - çà vous fait vraiment à tous ni chaud ni froid de dire " de toute façon je crois bien que le néant va gagner et je préfère ne rien y changer"?
Cette réaction c´est quand on est pas convaincu que la vie à une valeur quelconque, ou même pire, quand on pense que la vie ne sert strictement à rien.
Si c´est effectivement le néant qui gagne " à la fin", alors toutes les façons de conduire sa vie sont égales, puisqu´elles sont entièrement effacées au final, c´est exactement comme si rien n´avait jamais existé. Dire que le néant gagne revient à nier l´existence, à nier sa propre nature d´être vivant et conscient.
Je ne comprends pas qu´on ne puisse pas être tout simplement révolté par l´idée que le néant gagne à la fin, et vouloir laisser faire. C´est du suicide pur et simple, et qui ne conscerne pas seulement soi, mais la vie toute entière!
Ne vouloir rien faire c´est faire l´autruche ( Nicholson l´autruche décide bien de profiter du peu d´instant à vivre qui lui reste en effaçant de sa conscience le danger. Elle peut alors penser à des tas de choses agréables avant de se faire croquer...)
La seule façon de trouver un intérêt à la vie ( s´il existe) c´est bien de trouver le moyen de vaincre le néant. Celà paraît peut-être irréalisable, mais c´est la seule manière de donner du sens à la vie. Cette possibilité, même infime, c´est tout ce qui reste donc on doit l´explorer, même si on pense que c´est mission quasi impossible.
Après tout, il paraît déjà assez incroyable que nous existions et soyons doués de conscience ( surtout si on est athée pur et dur), alors pourquoi l´évolution s´arrêterait avec l´homme?
Le néant ça n´existe que pour les autres. Pour le soi ça n´existe pas, ça appartient pas à l´ensemble " soi" pour parler mathématiquement.
Quelle est la contradiction entre la conscience et l´athéisme????
" l´autruche décide bien de profiter du peu d´instant à vivre qui lui reste en effaçant de sa conscience le danger. Elle peut alors penser à des tas de choses agréables avant de se faire croquer...)"
A mon humble et propre avis, si l´autruche se cache ( soit disant) la tête ds le sable, c´est pour le pas voir le danger en face par peur, et j´ai envie de dire ca s´arrète là.
Personne ds de telles conditions est capables à cet instant ( s´il tient à la vie) de penser à qqchose d´agréable... ![]()
" Après tout, il paraît déjà assez incroyable que nous existions et soyons doués de conscience ( surtout si on est athée pur et dur), alors pourquoi l´évolution s´arrêterait avec l´homme?"
Non ca ne sa´rrète pas à l´homme, bien entendu. L´évolution est par définition en perpétuelle continuité.
" La seule façon de trouver un intérêt à la vie ( s´il existe) c´est bien de trouver le moyen de vaincre le néant."
Hypothèse : On ne peut pas vaincre le néant, petits êtres que nous sommes.
Question : Notre n´a t-elle plus d´intérêt ? . .. TT est relatif...
L´autruche c´est une métaphore ( tu fais vraiment exprès de ne pas l´avoir compris ou c´est juste pour me faire poser la question ; ) )
Et puis pourquoi bande t´on les yeux du condamné au peloton d´exécution? Pour qu´il ai moins peur? Moi je pense que c´est pour lui permettre de s´isoler ( même s´il entend les ordres, il peut toujours se dire " c´est pas sur moi qu´on va tirer"). Il peut penser à des tas de choses autre qu´à la mort qui arrive.
Si on ne peut pas vaincre le néant, alors oui notre vie n´a aucun intérêt. Tous les intérêts qui m´on pourrait trouver ne seraient dans ce cas qu´illusion d´intérêt. Le jour où le néant gagne, c´est comme s´il y avait toujours eu le néant, sans épisode intermédiaire de vie.
Les intérêts que l´on peut trouver disparaîtront automatiquement avec la disparition de la vie consciente.
Les intérêts " à notre échelle" sont tous des illlusions d´intérêt si le néant gagne. On croit qu´ils sont valables pendant tout le temps que dure la vie, mais ils disparaîssent avec la mort, avec la fin de la conscience d´exister.
Prenons Jacques Villeret. Il a eu des centres d´intérêts dans sa vie. Mais maintenant qu´il est mort, qu´il n´est plus rien, à quoi çà lui a servi d´avoir des centres d´intérêts? Comme je l´ai déjà dit, dans ce cas ( néant qui gagne)toutes les façons de vivre se valent. Que ce soit Villeret, ou ma grand-mère, ou les romains du temps de César, c´est pareil, toutes les vies sont annulées ( enfin le seront le jour ou il n´y aura plus d´être vivant conscient pour le constater). Donc qu´on ai profité de la vie pour soi ou pas revient strictement au même. Si on est certain que le néant gagne, alors on peut se suicider, ou décider de profiter de la vie, ou de vivre en ascète, ou de prendre une arme et de tuer la première personne qui passe dans la rue, ou de jouer à pile ou face chaque élément de notre vie...toutes ces manières reviennent au même, il n´y a pas de meilleure ou de pire façon de vivre. On peut croire qu´il y a des différences tant que la vie est là, et donc que c´est mieux de profiter par exemple, mais ce n´est qu´illusion car à la fin tout est effacé.
Si on estime que la vie à une certaine beauté, une valeur, alors on ne peut que refuser la victoire du néant. Et c´est seulement dans le cas ou le néant ne gagne pas que les différentes manières de vivre sont effectivement inégales.
Wrong disc. ( Pour patienter)