D’abord le nez, sans vergogne, est pris d’assaut
Narines violées par de capiteuses odeurs
De l’appendice les effluves freinent les ardeurs
Parfums subtils et forts, arômes paradoxaux
Après les effluences vient le jeu des papilles
Deux doigts écartent délicatement les pétales
La langue en douceur titille le point cardinal
Qui vit s’initier au plaisir tant de jeunes filles
Tous les sens enfin prennent part à ce festival
Claquements mouillés, bruits humides, gémissements
Mains agrippant tout dans un élan animal
La vision se brouille, la face cherche aveuglément
Une plaine en friche surplombant un gouffre abyssal
Son corps tout entier tremble, ultime frémissement