Puisque je suis là, j´en profite pour poster vos oeuvres, en attendant mes commentaires. (Notez qu´il ne manque que mon texte et celui de Tisand´, ils arriveront plus tard) :
Il pleut sur Tokyo.
Par la fenêtre de la cuisine, on peut apercevoir les passants sortir en trombe de la gare de Shibuya.
Les gouttes de pluie se mettent à glisser sur le carreau, brouillant ma vue,
autant que le font parfois mes larmes.
Il pleut sur Tokyo.
Je reste assis là à préparer le souper. Tu es toujours là, devant moi, silencieuse comme le vent. Quoique ton arthrose te fait grincer parfois ma chère…
La vapeur de la cuisson s’engouffre mal dans la hotte, brouillant ma vue,
autant que le font souvent mes larmes.
Il pleut sur Tokyo.
Nous vivons ensemble depuis tant d’années. Et jamais nous ne nous sommes embrassés, ni touchés, quoique frôlés… Je n’en peux plus de cette angoisse, je n’en peux plus de cette attente…
Dans ce silence de souffrance, je me mets à siffler, ma tête tourne, brouillant ma vue,
autant que le font toujours mes larmes.
Je n’entends plus, je ne vois plus, je ne suis plus…
Dis Verona, je t’aime…
Dis mon amour, près de toi je ne puis être…
Moi, pauvre Wok condamné à épouser une gazinière…
Ganryu.
Certaines histoires d’amour sont tellement célèbres qu’elles enflamment l’imaginaire. D’autres restent méconnues. Pourtant, qui peut dire quelle histoire est plus importante qu’une autre.
Là, dans cet endroit souvent agité, deux personnages s’aiment et se désirent sans pouvoir se toucher. Ils ne peuvent que fugacement se regarder. Aujourd’hui, une chance leur est donnée de pouvoir exprimer leurs sentiments.
Observons les silencieusement…
« Enfin, me voilà seule et immobile. Je me tiens bien droite, espérant que tu me remarques. Chaque jour, j’espère ta venue qui se fait si rare, et souvent, trop souvent, tu es accompagné.
Je me fais silencieuse, t’observant en silence. Je me fais lumineuse, priant en silence. Et quand je trouve le courage de te parler, on me saisit et je ne peux que m’éloigner.
Mais aujourd’hui, tout est calme. Même les oiseaux se sont tus. Et dans cette bulle d’éternité, j’ai décidé qu’enfin, mon cœur allait s’exprimer.
Tu es là, sifflant comme à l’habitude. Ta large carrure se découpant fièrement à travers la fenêtre. Je me tourne vers toi et tu te mets à siffler. Ô Dieu, serait il possible que toi aussi, tu m’aies remarqué. Je m’incline vers toi et tu siffles de plus en plus fort ! Je sens monter en moi une vague d’amour, puissante et implacable. Elle me donne le courage d’enfin te crier mon nom !
Je m’appelle Verona ! Je t’aime !
Je l’ai fait. Une grande fatigue mêlée de peur me gagne. M’as-tu entendu ? Vas-tu me répondre ou bien vais-je retourner dans ma solitude, incertaine et tourmentée ?
Mais voilà que j’entends des bruits. Ce moment de grâce est terminé. La vie va reprendre son cours et je n’aurais peut être plus jamais l’occasion de te parler. Mais je pourrai toujours, au gré des circonstances, t’observer et t’aimer de loin.
Mon nom est Verona, je suis une poignée de porte.
Lina.
« Mon cher prince Charmant,
Je commence à en avoir marre de t´attendre depuis des lustres ! Hier, à l´apéro, j’ai encore parlé de toi, et on m´a dit : « Il ne viendra jamais, il n´existe pas... »
et on s’est foutu de moi...
…encore une fois...
...une fois...
…Il était une fois... deux fois... trois fois...
- 1, 2, 3… Nous irons au bois... 4, 5, 6…
J’avais 7 ans, je ne voulais pas dormir 100 ans parce que je ne faisais plus la sieste, et en plus j’aimais pas attendre !
Je serai donc la première princesse qui partirait à ta conquête !
Un vieux rideau me transforma pour de vrai, et je sortis de la maison pleine d´espoir...
- Un... deux... trois pas !
- Chat !
- Ouvrez les p’tits poix !
Je jetai aussitôt mon dévolu sur le petit voisin dont les joues rouges ne laissaient aucun doute sur sa bravoure.
-Restait à trouver quelque chose de terrible afin qu´il me sauve... ça tombait bien puisque les fêtes de la Saint Jean approchant, les terribles hannetons (les gros moches qui font plein de bruit et se fourrent dans les cheveux) étaient de la partie. Ce fut bien le seul jour de ma vie où je bénis la nature d´avoir créé ces horribles bestioles.
Je poussai donc le cri d´épouvante requis pour attirer ton attention, le même que celui de ma cousine Pauline lorsque mon frère tenta de voir si elle... enfin bref... un cri terrible : « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
.......
- Rien !! !????
Mon voisin Rémi continua de suivre son père sur le tracteur dont le bruit du moteur eut raison de mes vocalises. Je décidais sur le champ de balancer un caillou à cette andouille, bien que ce fut peu romantique.
- Hé !! Non de dl´à !! !!
L’efficacité du caillou fût immédiate et j´expliquai à ce valeureux petit paysan : « On dirait que je suis une princesse très peureuse et très belle, et que tu devrais me sauver des terribles insectes. »
Il me prit par la main, je fondis de bonheur et le suivis sans résistance derrière le garage qui pour l´occasion fit office de château.
Mais ce qu´il me proposa au creux de l´oreille (le patois vendéen est intraduisible...) n´eut rien de charmant … la gifle qu´il reçut lui valut une joue plus rouge que l´autre et je courus me réfugier dans les jupes de ma mère.
Refuge absolument délicieux puisque dans ces moments, elle me lisait toujours une histoire...
Mais c´est là qu´elle me confia que tu étais en train de t´amouracher d´une certaine Cendrillon, une complète gourde qui n’avait rien trouvé de mieux que de se la péter avec une citrouille. Pffff !! !
Le coeur brisé, je décidai de t´oublier pour toujours !! !!
T´oublier pour toujours... Facile à dire, puisque quelques années plus tard je découvris à nouveau tes frasques en allumant la télé : tu t´accoquinais avec une pauvre fille qui chantait : « amour, amour je t´aime tant... »
Je te dis pas la meuf : elle schlinguait à 3 kilomètres, habitait une cabane pourrie, plus grunge que ça, pas possible !
J´essayais donc bêtement du haut de mes 13 ans d’utiliser un look à ton goût : un jean déchiré aux genoux, et un pull si large et si long qu´il avait l´avantage de combattre les monstrueuses mains baladeuses de mes camarades de classe.
Ce fut dans la cour du collège que je te revis, blondinet à souhait, tu venais de casser la figure à Rémi qui malgré la gifle reçue en primaire, tentait de me soulever le pull.
Là, plus de doutes, c´était bien toi : Blond, beau, le " à mort les profs" écrit au marqueur sur ton jean indiquait que tu n´avais peur de rien, et, pour parfaire le personnage : Tu voulais devenir pompier.
J´allais donc être sauvée des eaux, du feu, des évanouissements, d´états d´âme et même de Melle Cripeau, notre Prof de Travaux manuels.
Mon premier baiser...il aurait été plus doux si cette saleté de sorcière Orthodontie ne nous avait pas tourné au ridicule : Nos appareils dentaires restèrent accrochés...
Heureusement que l´amour est plus fort que les moqueries ! Tu me prenais par la main, tu me faisais faire des balades à mobylette, piquais du chocolat à la cantine rien que pour moi, et je ne pus résister quand tu m´emmenas chez toi en l´absence de tes parents pour que je t´aide à ton entraînement de pompier.
Hélas, un sortilège te fis perdre la tête et tu me proposas tout autre chose que la définition stricte et officielle du terme "pompier". Tu me préféras en 1 semaine la grande saucisse de Claudie qui elle ne cherchait pas à être sauvée du loup.
Je partis effondrée, rougissante, et désemparée...
La « une » continuait à me renvoyer ton image. Je commençais à idolâtrer un "Prince" et repassait ses "Kiss" en boucle.
J´avais grandi et nous changions d’époque. Fallait-il que tu sois bête pour avoir aimé toutes ces filles plus tartes les une que les autres !? -Parce qu´un jour, faudra quand même que tu m´expliques :
- Cendrillon : à part le fait qu´elle seule chausse du 30… Elle a quoi ?
- La belle au bois dormant : alors là, jamais vu plus débile: "Salut j´me
réveille ; Y c´est passé quoi ? -Ben rien minette on a le net, la télé, va donc
te recoucher^^ »
- Peau d´âne : je t´en ai déjà parlé, je suppose que c´était ta période "sauvons les pauvres gens",
-Mais la perle des grosses pommes, c’est bien Blanche Neige !! Arf ! Alors là.. Pas possible de faire pire ! Faire la bouffe pour 7 mecs, là faut vraiment être atteinte ! Et je te dis pas les engins ! Encore, ils seraient cool, mais non !! ! Pas du tout !! ! T’en a un qui râle tout le temps, l´autre qui dort au lieu de taffer, un gros degueu qui éternue dans la soupe, un qu’est content tout le temps mais on sait pas pourquoi, un autre qui rougit dès qu´on lui parle… Et le pire, c´est celui qui se la pète "intello" devant le plus sympa de la bande : Simplet.
En somme (que je ne ferais pas cent ans bien que je me sois remise depuis lors à la sieste) :
Mon prince,
Délivres-toi des ces envoûteuses, tu n´as pas été heureux avec elles, je n´ai pas été heureuse non plus. Tu n´es jamais venu me chercher. Jamais je ne t´ai trouvé ailleurs que dans mes rêves.
Notre amour peut-il vraiment exister ?
Ont-ils raison, ceux qui me disent que tu ne viendras jamais ?
Dois-je les croire ?
Existes-tu toi, mon prince ?
Je t´imagine chaque jour, chaque nuit... me faisant faire le tour du monde, me faisant rire aux éclats, péter à table lors d´une soirée mondaine, emmenant mon corps jusqu’au 7ème ciel (même le 2ème suffirait, puisque je n´en connais qu´un). Que tu devines chacun de mes désirs, mes fantasmes, mes douleurs, que tu réalises mes rêves les plus inavoués, que tu saches faire les profiteroles au chocolat et plein de surprises que je ne dirai pas si je veux qu’elles le restent.
Un jour mon prince viendra... 1… 2… 3…
Snoophie ».
« Snoophie,
Ma Princesse,
Tu vois, ton message m´est finalement parvenu par delà les voiles euchroniques qui séparent ton univers du Monde Merveilleux.
Comme quoi, on a toujours tort de ne pas vouloir y croire... Note que malheureusement, dans la plupart des cas où j´ai été "sollicité", je suis arrivé trop tard (je n´ai pourtant jamais beaucoup aimé les femmes style "sac à os"). Bref...
La quête de l´homme parfait, combien de fois ai-je entendu cela au cours de ma (longue) existence... Amour absolu, amour idéal, amour parfait… amour impossible, trois fois hélas.
Je ne te raconterai pas ma vie, elle s´étale de long en large dans les romans pour enfants sages, les contes à lire à l´ombre de la lune, les petites histoires qui se terminent toutes de la même façon, suivant la formule désormais consacrée :
"Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d´enfants."
Mensonges ! Oui, j´ose à présent le crier haut et fort.
Ces contes de fées ne sont rien d´autres que de la mystification, une énorme mascarade dont je suis la première victime et dont toutes les autres lésées sont les petites filles qui deviennent plus tard femmes et qui, au fil du temps qui passe, sont toujours plus désappointées de voir que l´Homme ressemble plus au primate du temps des cavernes qu´à un Prince Charmant.
Car si mes soi disants charmantes compagnes me donnèrent finalement très peu d´enfants, pour ce qui est du bonheur et de sa réalisation au jour le jour, on est loin, très loin du compte.
Au point où j´en suis venu à me demander si un jour, à l´instar d´une de mes ex, dont tu as parlé dans ta touchante missive, je finirai par trouver chaussure à mon pied ! En effet, comme tu le soulignes toi-même, jamais je n´ai été heureux avec aucune d´elles jusqu´à présent !
Ah oui, elles sont toujours merveilleuses, parfaites, d´une beauté à couper le souffle quand vous débarquez au pied de leur donjon, l´épée à la main, une rose entre les dents, sur votre fidèle destrier.
A peine un cheveu défait dans leur mise en pli impeccable - pour donner l´illusion peut-être qu´elles sont en danger -, une robe dont le corsage laisse deviner des formes enivrantes, des yeux de biche, une bouche en coeur... elles se jettent à votre cou (ou alors elles dorment mais ça c´est une autre histoire, parfois je me demande si on n´aurait pas dû me baptiser "réveil-matin" plutôt que "prince-charmant").
Mais une fois le mot "fin" apparu sur l´écran, ces princesses "merveilleuses" se transforment toutes sans exception (et sans l´aide d´une quelconque marraine ou fée de son état) en rombières infectes ! Et des "tu as oublié de relever la planche des waters", et des "tais-toi, y a la starac’ qui commence" et des "tu fais trop de bruit en mangeant" et j´en passe et des meilleures...
C´est là que ta petite lettre m´a interpellé. Je me suis dit : "enfin, une femme qui me demande de péter à table et en plus devant tout un parterre de beau-monde." Et c´est là que j´ai compris ce qu´au fond, je recherche chez toute femme et que je n´ai, malheureusement, pas encore trouvé à ce jour...
Prince charmant, je suis et donc par définition, je n´ai aucun défaut. Je suis donc plus qu´un idéal, je suis la perfection incarnée.
Pourtant, aucune femme rencontrée jusqu´à présent ne s´est montrée parfaite à mes propres yeux. Et je vais te faire un aveu, je m´en fous : la perfection, c´est la chose la plus emmerdante qui soit ! Par contre, aucune, je dis bien aucune, ne disposait de la seule qualité que j´espérais le plus lui voir attribuer : l´indulgence.
Car chacune de ces femmes, princesses ou souillons, chacune recherchait en moi cette ultime perfection et me reprochait le moindre écart. Or, que ne donnerais-je pas ? tous mes royaumes, tous les trésors de la terre et tout l´amour du monde pour une femme qui accepterait enfin que j´ai DES DEFAUTS ! Mieux encore, que ces petits travers la fassent rire aux éclats et qu´elle ne m´en aime qu’encore plus fort...
Crois-tu que je devrais continuer de rêver, tendre princesse Snoophie ? Penses-tu qu´un jour, je puisse tomber sur cette perle rare ?
En toutes hypothèses, je demeure
Ton bien dévoué,
Prince Charmant »
Val.
Minuit. La pluie a cessé depuis que la Lune a succèdé au Soleil épuisé ; le ciel, purgé de ses nuages , retrouve la limpidité d’une source vierge. Les étoiles l´illuminent de pureté, couronnant la ville d´un diadème spectral. Une fine buée s´échappe de ma bouche, décembre s´installe, et son cortège de givre paralyse peu à peu mes doigts.
Cependant, c´est sur ce balcon que ton absence me dévaste avec le plus d´intensité. N´est-ce pas te rendre présente que d´éprouver cette souffrance et lui donner ton nom, Kya ?
Je t´aime ô sorcière. Je le sais depuis si longtemps, Tu l´as compris depuis peu, et aujourd´hui les murs de glace protégeant ton coeur, fondent sous l´ardeur de mes assauts.
Ivresse de l´espoir, enfin !
Une tempête de projets, des nuages de rêves naissent de ta promesse encore muette.
Mon corps vibre de désir depuis des ans contenu, mon esprit esquisse notre avenir, mes mains veulent te couvrir de présents. Je veux être Gaspard, Melchior et Balthazar , déposer à tes pieds les richesses de ce monde, ô mon ange.
Demain, j´irai pour toi conquérir la Terre, je rassemblerai d´invincibles légions, dévasterai tout ce qui ne porte pas ton nom, et planterai à ton image ce jardin divin dont l´ Eden lui-même n´était qu´une grossière ébauche. Ta bannière flottant sur ce nouveau royaume, alors je soumettrai les océans, affronterai Poséidon dans les profondes fosses de l´Atlantique, ferai de ce vieux dieu ton cocher, de Pégase, les foulées dociles de ton attelage. Nulle distance ne pourra plus freiner notre amour.
Je vaincrai, car nulle mort ne peut m´atteindre. Mon coeur bat dans tes mains, ô Parque adorée, tu en es la maîtresse exclusive, libre de trancher le fil de ma destinée pour ton plaisir.
Doute ! Qu´en est-il du tien ?
Le temps ! Je dois t´en préserver.
Dieu nous a conçu mortels ? Vieux fou ! Voici l´ ère où Eve et Adam reviennent réclamer l´immortalité ! Gronde ta fureur ! Agonise ton courroux, jette sur moi ton armée d´anges ! Implore ton frère maudit de lancer ses armadas de Démons ! Brûle-moi de ta foudre, engloutis notre monde sous une multitude de déluges ou promets-moi les tourments infinis de tous les cercles de l´ Enfer, jamais tu ne m´arrêteras ! Car, je l´aime, le comprends-tu ? Ce combat parricide me rend invincible: mon âme ne t´appartient plus puisqu´ Elle la cache en son sein. Ainsi ton règne immortel est sien désormais.
Le bonheur absolu ! Ma reine écarlate, couronnée des empires célestes et terrestres, brandissant Sceptre et Lys de ses bras d’albâtre. Intemporelle, à jamais belle comme au premier jour.
Une larme. Vite gelée par le vent glacé qui balaie la terrasse.
Bien sûr, je rêvais. Aussi ardemment que je puisse désirer cette perfection, jamais je ne pourrai te l´offrir. Et je me refuse à te promettre moins. Tu es l´inespéré parachèvement de mes fantasmes ultimes. Comment t´honorer sans faillir ? Comment ne pas te salir en te demandant de t´énamourer d´un homme aussi vil ?
Trouver dans tes mots un écho à mon amour fût déjà un bonheur trop grand, mais il me condamne à affronter la réalité.
Nous ne pourrons jamais...
Jamais ?
Ce balcon... un pas de plus et notre amour ne connaîtra jamais de fin.
Kya, mon feu follet des neiges, je t´offre mon corps, mon âme, mes derniers mots, je nous emporte vers l´infini.
DE.
Ôkeanós, titanesque représentant de vitalité, de vigueur et de volupté. Je vagabonde à tes côtés depuis quelques temps déjà et je ne puis m´empêcher, malgré ta suprématie, de te haïr de plus en plus chaque minute qui passe. Tu m´apparais comme étant l´absurde entrave m´empêchant de rejoindre à jamais les promesses offertes par l´homme qui occupe toutes mes pensées. Ne pourrais-tu pas à cet instant m´emporter loin de ce rivage gris et froid pour que je puisse enfin me blottir contre cette douce utopie ? Non bien sûr, je m´enfièvre inutilement. L´océan est sauvage et indomptable, il ne s´abaissera jamais à réaliser les tendres désirs d´une simple mortelle. Je vous maudis ! Ouranos et Gaia d´avoir fait de ce lieu une simple distraction à votre descendance.
J´ai froid, la neige s´accumule depuis que je suis partie, mais ma mélancolie est si profonde que je ne remarque ni la beauté du spectacle des flocons valsant au-dessus de ma tête ni l´astre de la nuit nous observant de son oeil assidu. Je ne pense qu´à mon amant. Ma rêverie nous fait voyager à travers le monde, un archipel paradisiaque, un temple mystérieux, une forêt hostile ou une gondole douteuse près des rivages d´une belle ville endormie.
Mon coeur frémissant nous compose de petites histoires , ce genre de souvenir qui reste gravés à jamais dans les mémoires de ceux qui ont pu capter toute l´ivresse des parcelles de bonheur qui émanaient de ces instants précieux. J´aimerais tant que tout ce qui m´entoure ne soit en réalité qu´un simple songe sur le point de s´achever. Je m´éveillerais alors amoureusement emmaillotée de tes bras protecteurs et n´oserais sans doute remuer la moindre partie de mon corps pour prolonger ce moment, ne serait-ce que pour quelques minutes . Ensuite, lorsque nous nous serions salués d´un simple regard alangui , nous pourrions simplement demeurer ainsi, tendrement enlacés, à caresser l´espoir que cet épisode ne cesse de se répéter, jour après jour. Et le soir venu nos passions s´enchevêtreraient pour danser les méandres voluptueux de l´amour, où nous pourrions à loisir user a bon escient de tout le temps qui nous est alloué. La notion de ce dernier n´aurait d´ailleurs plus de raison d´être puisque je serais avec toi, comblée.
Les bourrasques de vent glacial me fouettant sèchement le visage annoncent le blizzard qui approche. Moi, seule, déséquilibrée au milieu de cette nature déchaînée, je m´ effondre. Bien plus vive est la tempête rageant en moi, je vacille entre la raison et la folie. Pourquoi le destin a t-il voulu m´affubler de cette cruelle fatalité ? Moi qui croyais en lui jusqu´au plus profond de mon âme. Je me sens si faible, impuissante, le froid m´ a complètement envahie. La scène du réveil repasse encore et encore dans ma tête, la douleur devient insupportable. Mes yeux se brouillent, je pleure. Ils se lèvent vers le ciel, supplique de désespoir. Quand soudain, je le vois, le signe, celui que je n´espérais plus. Parmi les nuages et la neige, l´apparition d´un fragile halo bleuté, ceint du scintillement des étoiles et, perçant son coeur, une étoile filante. Minuit ? Une intense chaleur me submerge et une série d´images se bouscule en moi, des guerriers valeureux, un jardin magnifique, une bannière portant ... mon nom ?
Kya.
J´adore l´oeuvre Ganryu-Lina. Légère, drôle, émouvante sans être triste, courte mais complète.
Bravo à vous deux
Kya, t´es la meilleure ![]()
Je t´... non, rien. Pas ici ![]()
Rouges sont les nuits à l’avenir effacé,
Et brimés les mains du destin annoncé.
C’est le cœur qui pleure les écrits dépassés,
Du passé, en fin de larmes, renoncé.
Oranges étaient les fleurs de notre candeur,
Et plaisantes les douceurs de notre ardeur.
Déjà se dessinait l’ombre de nos malheurs,
A la lueur de la pureté de nos cœurs.
Jaunes furent les éclats de notre succès,
Et réunis les miettes de notre espoir.
Pourtant parut la vanité de nos déboires,
Quand survivait l’excellence de nos excès.
Verts seront les fruits des printemps assassinés,
Et pillés les étoiles des âmes bien nées.
Alors pleureront en cascades nos aînés,
Et en chute d’eau votre jeunesse fanée.
Bleues ont été les jours, au présent, animés,
Et chaleureuses les caresses des amants.
Car deux ont été main dans la main à s’aimer,
Sous les regards frémissants des anciens romans.
Indigos avaient été les vieux encriers,
Et gravés dans les eaux les écumes rêvées.
Tant avait divagué les esprits déliés,
Par l’amour envolés, et la mort enlevés.
Violette eut alors coulé notre jeunesse,
Parfumant délicatement nos faiblesses.
Enfin nous eûmes laissé dans notre sillage,
Des chevaux indomptables, les divins ravages.
Tel l’arc-en-ciel né de l’averse, l’illusion
Du plus grand des astres aura touché nos destins,
D’une image étincelante. Toujours plus loin,
Et plus belles, les sept futures déceptions.
Mais de notre histoire, par ces couleurs, hantée,
Que tous disent qu’au moins ils auront tout tenté.
Zech.
Jadis, j’avais rêvé de bleus sentiers,
Où chanteraient les marins enivrés,
De poussières enchantées sous nos pieds,
D’une robe satin enchevêtrée,
Fils argentés de nos doigts égarés.
Chuchotaient mes pas, sifflait tes rondes,
En ces blanches nuits. Loin, bien loin du monde,
Des bateaux aux phares urbains amarrés.
Mais les larmes sont l’unique chemin,
Que nous ne foulerons main dans la main.
Les anges se sont tus, Saints du ciel
Aux cris amers, putains viles et envieuses,
Langues cocufiées emplies de fiel,
Aux robes grises des maisons pieuses.
Mais qui pourra jamais voler l’instant ?
Ni les aveugles emportements des foules,
Ni les brusques gestes des âmes saoules,
Car un jour, toujours conjugua le temps.
Tohru.
A toi,
Le jour se lève ce matin, sous un ciel gris, sous la pluie…
Je n’ai pas dormi cette nuit, comme la précédente, comme la prochaine je suppose.
J’essaie de comprendre, j’essaie de me raisonner, mais cela m’est impossible, ma passion devance ma raison…
Je pense à ton sourire radieux, celui qui me fait oublier toutes mes peines, celui qui me fait me sentir belle.
Tes bras qui m’enlacent quand mon âme pleure, ton épaule qui m’accueille quand mes sanglots me dévorent.
Ta chaleur me revient en mémoire, et je m’imagine alors, près de toi, je voudrais tellement m’embarquer vers ailleurs, à tes cotés…Partager ces moments doux et tendres qui ne nous sont pas réservés, poser mes lèvres sur les tiennes, partager ta couche.
Je souffre, et tu ne le vois pas, car tu ne le sais pas. Je m’endors tous les soirs, les yeux humides, je n’arrive plus à penser à autre chose, tu m’obsède, et j’ai mal.
Je suis transpercée par la douleur, dès que je pense à mon amour pour toi. Je suis comme l’écrivain qui ne peut plus rédiger, comme le chanteur qui perd sa voix… Je ne suis plus rien…
Le chemin devant moi se fait tortueux, mais je n’ai plus la force de le parcourir, car la lumière s’éteint peu à peu, et plus rien ne m’attire, plus rien ne m’aide à avancer…
Pourquoi ? Pourquoi es tu différent ? Je sais, tu n’es pas comme les autres, et tu me considéreras toujours comme ta sœur, comme ta meilleure amie.
Je sais, tu aimes les garçons, et jamais je ne pourrai te satisfaire.
Ton corps ne vibrera jamais au contact du mien. Tes poils ne se hérisseront jamais si mes lèvres se posent sur les tiennes, si je te chuchote des mots doux avec ma voix la plus suave…
Jamais, nos corps ne se mêleront, jamais tu n’en ressentiras l’envie, car je ne suis qu’une femme.
La vie est trop cruelle. Je suis une femme, qui aime un homme qui aime les hommes.
Si un jour tu ouvres les yeux, si ce jour là, tu vois que je suis là pour toi, alors viens, viens près de moi.
Je sais, je ne suis pas réaliste, mais c’est plus fort que moi, car mon amitié n’en n’est pas une.
Je t’aime, en vain, car je ne suis pas un homme…Mais il fallait que tu le saches.
Je t’aime.
Tisandrine.
Ma douce et tendre Sandrine,
Je ne sais comment amorcer cette missive, tant ta lettre provoqua en moi un tourbillon d´émotions. Jamais je n´oublierais les frissons qui m´ont parcourus à sa lecture. Rentrant d´une dure journée de labeur, je me faisais un plaisir de lire ta correspondance - pensant trouver là une anecdote voire une confession qui aurait renforcé l´admiration que je porte à ton égard. Je m´installe donc auprès des flammes dansantes de la cheminée, quel décor somptueux : Un doux vent faisait valser les feuilles au dehors, faisant écho aux chants que provoquaient mes rideaux bercés par ses flots. Le ciel était clarsemé d´étoiles, avec par endroits des bannières flamboyantes, qui mêlaient leur lumière à celle de la lune afin d´éclairer ce monde lugubre. Une double corne d´astartée qui n´a su me confier sa clairvoyance, à défaut d´illuminer mon âme.
M´installant confortablement, j´entreprend la lecture de ta lettre, buvant chacune de tes paroles, comme à l´accoutumée. Comme à l´accoutumée ... ? Non. Je lis, je relis, tente de relier la reliure mais je ne comprend pas Mes yeux perlent, obstruant ma vue. Je les essuie, et reprend ma lecture. Encore une fois. La maladresse avec laquelle je m´exprime est assez représentative de la confusion qui s´épris de moi à ce moment précis.
Sandrine. Ma soeur, ma mère, mon amie, ma femme ... ? Mon reflet, dévorée par les flammes d´Eros ? Et j´en serais le coupable ? Maudite soit l´impuissance de ma plume - aujourd´hui malade - maudite plume qui me fuit ne laissant fuire que quelques perles d´encre au lieu de me confier sa virtuosité ! Mon Dieu, Sandrine ... Je t´a ... Mais, qu´est-ce qui m´arrive ? Oh ma ... que ... Je dois reprendre un rythme de respiration normal. Excuse-moi Sandrine, je m´en vais imbiber mes lèvres d´eau. Sandrine, tu n´ignores sans doute pas la profonde mais très singulière affection que je ressens à ton égard. Dès notre première rencontre, dès le premier sourire, mon âme brûla de feux qu´elle n´avait jamais connus; mais ces feux ne sont pas ceux de la passion ... Ou, enfin ...
Oh Sylphe de mon coeur, Naïade de mes sens, Nymphe de mes songes et muse de ma vie, es-tu .. pourrais-tu être celle qui brodera d´airain ma destinée en la reliant à la tienne ? Ce même tissu qu´utilisèrent les visionnaires des temps anciens pour sceller les sorts de Tristant, d´Iseult, de Romeo et Juliette, de Charlotte ... et Werther ?
Oh, mon âme n´est que chaos, ma vie est une brûme épaisse que j´ai toujours traversé aveuglément, laissant filer à chaque pas une partie de mon être, nourissant ainsi ma peine. Les flammes qui me consument à ta vue sont pour mon esprit un amer tourment car j´ai la conviction croissante que je ne pourrais jamais définir leur caractère insolite, ni régulariser leur intensité errante. Ils sont pourtant là, mais tellement absents, comme si un spectre invisible empêchait mon esprit d´accéder à cette caverne reculée qui contient toutes les réponses à ces questions troublantes.
Oh Sandrine ... Je t´en prie, je me met à genoux et t´implore de ne pas lire l´atrocité des lignes qui vont suivre ... ! Ce n´est pas moi Sandrine, ce sont mes sens, mon corps qui s´expriment, ce sont eux, les autres, ces paroles ne sont pas miennes ! Seigneur, de nouveau un instant de répit ! Ma belle, la passion que j´éprouve à ton égard n´a jamais titillé ma sensualité, ces lèvres qui s´effleuraient, ces mains qui se frôlaient... Rien ! Mon Dieu, quel noeud de paroles abjectes ! Oh Sandrine, oui j´aime les hommes ! Eux seuls parviennent à faire vibrer mon âme et à dévorer mon corps ! Eux seuls provoquent en moi cette terrible envie de s´accrocher de toutes ses forces à l´objet de nos désirs les plus intimes, les plus refoulés !
Sur mon âme, je ne sais comment tu es parvenue à te frayer un chemin vers celle-ci .. Peut-être était-ce cette sybilline beauté, qui est pour les yeux une ivresse ... ou est-ce ces lèvres, véritables fontaines cristallines où ma bouche aime à s´abreuver ... Ou bien cette silhouette qui se pâme gracieusement sous l´ardeur des climats ! Oh tous ces phénomènes et bien d´autres encore ont tour à tour fécondés mon âme, ainsi la pénétrante et subjuguante éloquence de ta douce voix musicale a fait son chemin dans le tunnel obscur de mon coeur d´une manière si patiente, si régulière, si furtive, que je n´y ai pris garde... Pauvre de nous !
Mais je me lis, je me reprend et me rend compte que je m´égare ! Là n´est pas le thème ! Maintenant, pendant que j´écris, il me revient, comme une lueur, le but de cette lettre. Maudites règles, maudite raison ! Je suis un homme qui aime les hommes. Je le sais, je le suis. Je le crois. On me le dit. La valse des feuilles continue, les flammes de ma cheminée se nourissent encore, seule ma tristesse atteint des cîmes jusque là inconnues à tout homme. Je reste là, assis, contemplant ce parchemin entaché de larmes ... Illisible, même pour mon esprit. Incapable d´aimer. Interdit d´aimer. De t´aimer. Jamais je ne glisserai mes doigts dans cette chevelure dorée, lustrée, luxuriante, chevelure d´hyacinthe dirait Homère. Jamais je ne mêlerai mes larmes à ces yeux dont je ne trouve pas de modèle dans la plus lointaine antiquité. Des yeux qui semblent cachés en leur sein tous les mystères relatifs à l´humanité. Des yeux mieux fendus que les plus beaux yeux de gazelle de la tribu de la vallée de Nourjahad dont parle le poète. Des yeux plus lumineux que les étoiles jumelles de Ledos, oh que j´aime ces paisibles moments où tes sourires me rappellent la beauté de la fabuleuse houri des turcs !
Oh même les laves émanant des volcans les plus funestes ne sont en rien comparables à mes larmes, pluie eternelle qui s´abbat sur moi sans pour autant effacer la peine qui me tue jour après jour ... Oh Sandrine, pardonne-moi ! Un seul mot de pardon que je t´offre, enfermé dans un globe de sincérité indestructible ! Sandrine, ils ne veulent pas. Notre amour est impossible. Ils ont fait de moi un être qui ne doit pas t´aimer ! Ces marionnettistes de Satan ont provoqués notre malheur, te plongeant dans un abîme de tristesse sans fond, où ma chute poursuivra la tienne à jamais. Pardon Sandrine, pardon !
Je ne tiens plus. Je ne veux plus lutter. Ces âmes perverses qui nous observent et nous dirigent sur l´échiquier de la vie ont eu raison de moi. De nous. Aucun mot n´excusera ma lacheté. Aucune parole n´exprimera assez la haine que je ressens vis à vis du monde entier. Aucune ôde ne s´approchera jamais assez de l´amour que je te porte. Spectre j´étais, fantôme je deviens. Je m´en vais errer là où la destiné m´accueillera. Bâtir un autel au fond de ma detresse, où je me sacrifierai pour rejoindre dans la mort le Séraphin que tu as été.
Answer.
Des textes lus, mes préfères sont vraiment ceux du couple snoophie/Val, avec une mention spéciale à snoophie.
Enplus elle m´a étonné^^
* Posté le 22 décembre 2006 à 08:51:41 avertir modérateur
* Y a un gros talc toujours en première page à effacer : salon de thé de chais pas quoi... Ne me remercie pô !
et après il va dire partout que je suis un méchant sans foi ni loi
Vieux ripoux ![]()
Dis, ça te prend souvement le dédoublement de personnalité ?
Souvement oui. Samedi ludique.
RAEC je présume ? Always the same old song.
[ A quoi ça sert ?
Que tu sois là...
A quoi ça sert ?
Ces quatre mots-là...
Raec. ]
Tu présumes bien.
Lakess-----> Pourquoi ne pas parler de tes dédoublements de personnalité sur une chaise longue ?
mes textes préférés pour le couple : Ganryu/Lina
mais le texte qui m´a le plus touché est celui de Tisand, même si j´ai bien aimé aussi celui de Snoophie pour ce qu´il évoque.
Bravo à chacun des participants vos textes sont tous des régals!
Je suppose qu´il faut oublier l´idée d´un quelconque avis donné par les juges?
^^
Je crois qu´un jour je pourrais m´y mettre.
Enfin en guise d´apéritif je peux toujours donner les appréciations succinctes de quelques textes (susceptible de changer par la suite quand je décortiquerais un peu plus, si jamais je le fais, en solo c´est toujours moins productif étant donné que l´autre juge m´a lâché)
Gan : Un peu vide, mais avec une belle mise en scène. Le côté tragique qui augmente avec le temps (les larmes) et la chute sont plutôt bien utilisées.
Lina : Un peu moins vide et la chute est bien plus marquée ici. Le côté tragique est cette fois mis en valeur par la narration
=> Des bons textes sans aucune prétention si on leur enlevait à chacun leur chute, mais qui par leur présence crée un décalage assez intéressant.
Snoophie : Mon préféré ^^ Le décalage est présent dès la première ligne, mais restant entièrement dans le sujet. J´ai adoré de la première à la dernière ligne.
Val : Moins bon que celui de Snoophie mais quand même excellent, une réponse au texte de Snoophie menée de façon exemplaire. Là par contre la surenchère est critiquable (le prince est charmant, donc ne doit pas soûler de parole la princesse, princesse qui par son tempérament d´enfant gâtée a elle le droit de le faire, car se croyant tout permis) et je sais pas si l´exagération d´humour (enfin d´ironie) rentre dans l´esprit du personnage, mais ça je passe outre, c´est pas grave.
Tu es surtout desservi par le texte de ta partenaire.
=> Donc un couple magnifique, je n´ai pas de critique pertinente à apporter. Peut-être que c´était une poésie sur le thème de l´amour impossible et non un échange épistolaire de conte pour enfant (même si je conviens que les contes pour enfant sont poétiques)
DE : Alors là, le texte est bon, je ne dis pas le contraire, mais.
Niveau maîtrise de la langue il est excellent, son style est bien utilisé, mais.
Mais voilà, en le lisant je suis mal à l´aise, comme si il y en avait de trop, une trop forte insistance de toute part puisque je n´arrive pas à la situer quelque part en particulier.
Kya : Même remarque même si c´est un peu moins prononcé ici
=> Le lyrisme gonflé aux hormones ne fait pas très bon effet, à trop vouloir amplifier le sentiment vous lui donnez un air faux. C´est la critique majeure du groupe. J´ai l´impression d´être face à un roman plus qu´autre chose.
Par contre au sein d´une épopée, il ferait bon effet. Et même remarque qu´aux deux précédents pour le sujet, on demandait une poésie, pas un récit épique.
Zech Tohru Tissand et Ans : Vous patienterez un peu plus pour avoir votre avis. Demain ou peut être dans la soirée.